« Se tenir debout, c’est plus qu’être en posi­tion verticale »

Se tenir debout en toute sécurité, participer activement – le système de verticalisation adapté à chaque phase de développement - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire de services indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse 2
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Source : Sun­rise Medi­cal – Leckey Squiggles+

Pour les per­sonnes à mobi­li­té réduite, se tenir debout peut donc être bien plus qu’une mesure thé­ra­peu­tique. Cela peut sou­te­nir le corps, faci­li­ter le quo­ti­dien et per­mettre de nou­velles formes de par­ti­ci­pa­tion. En même temps, se tenir debout n’est pas un objec­tif en soi. Cela doit cor­res­pondre à la per­sonne, à la situa­tion phy­sique et au quotidien. 

C’est pré­ci­sé­ment là que réside le défi. Tous les moyens auxi­liaires ne conviennent pas à toutes les per­sonnes. Toutes les fonc­tions de ver­ti­ca­li­sa­tion ne sont pas réel­le­ment uti­li­sées au quo­ti­dien. Et toutes les bonnes idées théo­riques ne fonc­tionnent pas ensuite entre la table de cui­sine, la salle de classe, le lieu de tra­vail, les trans­ferts, le manque d’es­pace et les jours où l’éner­gie fait tout sim­ple­ment défaut. 

Le corps a besoin de changement

D’un point de vue pro­fes­sion­nel, se tenir debout régu­liè­re­ment peut sou­te­nir dif­fé­rentes fonc­tions cor­po­relles. Cela com­prend la cir­cu­la­tion, la res­pi­ra­tion et la diges­tion. De plus, cela peut pré­ve­nir les contractures. 

Une contrac­ture désigne le rac­cour­cis­se­ment ou la rétrac­tion d’un tis­su, par exemple d’un muscle, d’un ten­don ou des liga­ments. Elle entraîne une limi­ta­tion du mou­ve­ment ou une posi­tion vicieuse for­cée dans les arti­cu­la­tions adja­centes. Les contrac­tures peuvent être réver­sibles ou irréversibles. 

Chez les enfants, une dimen­sion sup­plé­men­taire s’a­joute. Ils sont en pleine crois­sance. Leur corps se déve­loppe, leurs os et arti­cu­la­tions changent, leur per­cep­tion du monde est constam­ment réor­ga­ni­sée. Si un enfant ne peut pas se tenir debout de manière auto­nome, la ques­tion se pose donc rapi­de­ment de savoir com­ment sou­te­nir judi­cieu­se­ment la posi­tion ver­ti­cale. Il ne s’a­git pas de mettre en place un moyen auxi­liaire le plus rapi­de­ment pos­sible, mais de pen­ser aux pos­si­bi­li­tés de déve­lop­pe­ment en temps oppor­tun. Chez les jeunes enfants en par­ti­cu­lier, se tenir debout peut notam­ment être impor­tant pour le déve­lop­pe­ment de la hanche. Si la hanche n’est pas suf­fi­sam­ment sol­li­ci­tée ou gui­dée, des mal­for­ma­tions peuvent sur­ve­nir selon la situation.
De nom­breux parents abordent le pre­mier moyen auxi­liaire avec réserve. C’est com­pré­hen­sible. Un moyen auxi­liaire rend visible qu’un enfant a besoin de sou­tien. Le pas­sage de la pous­sette à un fau­teuil rou­lant, un ver­ti­ca­li­sa­teur ou un autre équi­pe­ment peut être émo­tion­nel­le­ment dif­fi­cile. Ils donnent cepen­dant aux enfants accès à des expé­riences, des mou­ve­ments et des situa­tions quo­ti­diennes qui pour­raient ne pas se pro­duire sans sou­tien. L’in­quié­tude qu’un moyen auxi­liaire puisse réduire la moti­va­tion à apprendre à mar­cher est com­pré­hen­sible. Dans la pra­tique, on constate cepen­dant fré­quem­ment que les enfants qui veulent mar­cher et qui ont les condi­tions phy­siques néces­saires ne perdent pas cet objec­tif sim­ple­ment parce qu’ils uti­lisent un moyen auxi­liaire. Un moyen auxi­liaire ne rem­place pas le déve­lop­pe­ment. Il peut plu­tôt aider à rendre pos­sibles des étapes de développement.
Néan­moins, la pru­dence est néces­saire. Se tenir debout ne doit jamais être for­cé. S’il existe déjà des contrac­tures ou si la résis­tance osseuse est limi­tée, une mau­vaise uti­li­sa­tion peut nuire. En par­ti­cu­lier chez les per­sonnes qui res­tent long­temps assises dans un fau­teuil rou­lant, les os peuvent être plus fra­giles. Tra­vailler avec force contre des résis­tances n’est donc pas une solu­tion. Se tenir debout relève de mains pro­fes­sion­nelles et doit être mis en place avec soin. 

Quand se tenir debout prend du sens au quotidien

Un moyen auxi­liaire seul ne fait pas encore de dif­fé­rence. Il peut être dans la pièce, être tech­ni­que­ment convain­cant, offrir de nom­breuses fonc­tions et pour­tant avoir peu d’ef­fet s’il est à peine uti­li­sé au quo­ti­dien. Se tenir debout ne devient vrai­ment utile que lorsque c’est pos­sible régu­liè­re­ment et que c’est asso­cié à une acti­vi­té utile. Ce point est par­ti­cu­liè­re­ment cen­tral chez les enfants. Aucun enfant n’aime se tenir debout sim­ple­ment parce que les adultes disent que c’est thé­ra­peu­ti­que­ment utile. Se tenir debout ne devrait donc pas être vécu comme un exer­cice obli­ga­toire. Les enfants veulent jouer, décou­vrir, par­ti­ci­per. Lorsque se tenir debout est asso­cié à une expé­rience posi­tive, l’at­ti­tude change. Peut-être qu’un enfant des­sine à table dans son ver­ti­ca­li­sa­teur, aide à mélan­ger la pâte, tra­vaille sur un petit éta­bli ou peint un miroir avec de la mousse à raser. De telles situa­tions simples, par­fois ludiques, peuvent aider à asso­cier posi­ti­ve­ment la sta­tion debout.
Dans le conseil, nous consta­tons régu­liè­re­ment que les parents ne recon­naissent pas tou­jours immé­dia­te­ment le lien entre l’u­ti­li­sa­tion d’un moyen auxi­liaire et le déve­lop­pe­ment phy­sique de leur enfant. Une aide à la ver­ti­ca­li­sa­tion ne doit pas com­pli­quer la vie de famille, mais sou­te­nir le déve­lop­pe­ment et le quo­ti­dien. Au début, il faut sou­vent de la patience. Les trans­ferts doivent être appris, les rou­tines ne se créent pas d’elles-mêmes, et tous les enfants ne trouvent pas immé­dia­te­ment agréable de se tenir debout. De petites séances régu­lières peuvent être plus pré­cieuses au quo­ti­dien qu’un plan ambi­tieux qui n’est plus réa­li­sable après peu de temps. 

Les adultes se tiennent debout différemment

Chez les adultes, l’ac­cent se déplace. La crois­sance et le déve­lop­pe­ment passent au second plan, au pro­fit de l’au­to­no­mie, de l’u­ti­li­té quo­ti­dienne et des acti­vi­tés concrètes. Une fonc­tion de ver­ti­ca­li­sa­tion inté­grée au fau­teuil rou­lant, par exemple, peut deve­nir inté­res­sante là où elle rem­plit une fonc­tion au quo­ti­dien : dans la cui­sine, lors des courses, en fai­sant la les­sive, au tra­vail ou dans les tâches à domi­cile. Si quel­qu’un peut pas­ser de la posi­tion assise à la posi­tion debout sans devoir d’a­bord être trans­fé­ré labo­rieu­se­ment dans un appa­reil sépa­ré, se tenir debout devient plus faci­le­ment acces­sible. Il n’est pas néces­saire de le pla­ni­fier comme une mesure iso­lée, mais cela peut être inté­gré dans une acti­vi­té. C’est pré­ci­sé­ment cela qui déter­mine sou­vent si une fonc­tion est uti­li­sée ou non.
Pour les per­sonnes ayant des mou­ve­ments invo­lon­taires des jambes, une planche de ver­ti­ca­li­sa­tion bien adap­tée peut avoir un effet sou­la­geant. Lorsque les jambes sont gui­dées de manière stable, cela peut appor­ter du calme et diri­ger l’at­ten­tion vers une acti­vi­té. L’ac­cent est donc mis sur ce que la posi­tion rend pos­sible. Toutes les per­sonnes n’u­ti­lisent pas une fonc­tion de ver­ti­ca­li­sa­tion pour les mêmes rai­sons. Pour l’une, c’est la com­pen­sa­tion sani­taire qui est au pre­mier plan. Pour l’autre, cela signi­fie pou­voir accom­plir une tâche sans aide.
On parle sou­vent dans ce contexte de ren­contre « d’é­gal à égal ». L’i­mage est forte, mais pas tout à fait simple. Une ren­contre équi­table ne naît pas uni­que­ment de la hau­teur du corps. Elle naît du res­pect, de l’at­ten­tion et de la volon­té de s’en­ga­ger mutuel­le­ment. D’un point de vue pro­fes­sion­nel, la ques­tion la plus impor­tante est géné­ra­le­ment de savoir ce qu’une per­sonne peut concrè­te­ment faire grâce à la fonc­tion de ver­ti­ca­li­sa­tion, ce qui n’é­tait pas pos­sible aupa­ra­vant ou seule­ment avec un soutien. 

Entre sou­hait, pos­si­bi­li­té et financement

Lors­qu’un moyen auxi­liaire est dis­cu­té, plu­sieurs niveaux se ren­contrent sou­vent. Il y a le sou­hait de plus d’au­to­no­mie ou de déve­lop­pe­ment. Il y a les consi­dé­ra­tions médi­cales et thé­ra­peu­tiques. Il y a l’en­vi­ron­ne­ment avec ses pos­si­bi­li­tés et ses limites. Et enfin la ques­tion du financement.
Chez les enfants et les ado­les­cents, se tenir debout est sou­vent éva­lué en lien avec le déve­lop­pe­ment, la thé­ra­pie ou les mesures médi­cales. Chez les adultes, cepen­dant, un finan­ce­ment par l’as­su­rance-inva­li­di­té n’est pos­sible que si la fonc­tion de ver­ti­ca­li­sa­tion est néces­saire pour l’ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle ou le domaine de tâches. Pour les per­sonnes concer­nées et leurs proches, ce n’est pas tou­jours facile à com­prendre, sur­tout parce que l’im­por­tance sani­taire de se tenir debout ne dis­pa­raît pas sim­ple­ment à l’âge de 20 ans.
C’est pré­ci­sé­ment pour cette rai­son qu’un conseil soi­gné est impor­tant. Tous les équi­pe­ments sou­hai­tés ne peuvent pas être finan­cés. En même temps, il existe sou­vent dif­fé­rentes voies qui peuvent être exa­mi­nées. Par­fois, des pos­si­bi­li­tés de finan­ce­ment alter­na­tives sont envi­sa­geables, par exemple via des fon­da­tions ou des orga­nismes de sou­tien. Il est impor­tant que les per­sonnes concer­nées et leurs proches soient infor­mées de manière trans­pa­rente et com­prennent quelles pos­si­bi­li­tés sont réalistes. 

La solu­tion adap­tée est rare­ment la plus spectaculaire

Dans l’é­qui­pe­ment en moyens auxi­liaires, la solu­tion tech­ni­que­ment la plus impres­sion­nante semble rapi­de­ment être la meilleure. Plus de fonc­tions, plus de pos­si­bi­li­tés, plus de mobi­li­té. Sou­vent, la meilleure solu­tion n’est pas la plus spec­ta­cu­laire, mais celle qui est uti­li­sée de manière fiable. Chez les enfants, un moyen auxi­liaire doit pou­voir suivre le déve­lop­pe­ment. Il devrait pou­voir être adap­té lorsque l’en­fant gran­dit ou que les capa­ci­tés changent. En même temps, il doit res­ter maniable en famille, à l’é­cole et en thé­ra­pie. Si l’ef­fort quo­ti­dien est trop impor­tant, même un très bon équi­pe­ment reste inutilisé.
Chez les adultes, d’autres ques­tions se posent : la fonc­tion de ver­ti­ca­li­sa­tion est-elle rapi­de­ment et sûre­ment uti­li­sable au quo­ti­dien ? Sou­­tient-elle des acti­vi­tés concrètes ? Est-elle pra­ti­cable dans l’en­vi­ron­ne­ment rési­den­tiel ou sur le lieu de tra­vail ? Apporte-t-elle une valeur ajou­tée fonc­tion­nelle ou reste-t-elle avant tout une pos­si­bi­li­té théo­rique ? L’é­va­lua­tion pro­fes­sion­nelle regarde donc au-delà du moyen auxi­liaire vers la situa­tion glo­bale. Les condi­tions phy­siques, la sécu­ri­té, la moti­va­tion, les trans­ferts, les condi­tions d’es­pace, l’en­vi­ron­ne­ment et l’u­ti­li­sa­tion à long terme vont de pair. Les pro­grès ou les chan­ge­ments doivent éga­le­ment être pris en compte. Un équi­pe­ment est durable lors­qu’il convient aujourd’­hui et peut encore être uti­li­sé judi­cieu­se­ment demain. 

Le rôle de la FSCMA

La FSCMA éva­lue les équi­pe­ments en moyens auxi­liaires de manière indé­pen­dante et neutre vis-à-vis des fabri­cants. L’ac­cent n’est pas mis sur un pro­duit par­ti­cu­lier, mais sur le besoin indi­vi­duel. Quels objec­tifs doivent être atteints ? Quelles sont les condi­tions phy­siques pré­sentes ? Où et com­ment le moyen auxi­liaire doit-il être uti­li­sé ? Et quelle solu­tion est réa­liste dans le quo­ti­dien concret ?
Cette vision indé­pen­dante est par­ti­cu­liè­re­ment impor­tante car se tenir debout ouvre de nom­breuses pos­si­bi­li­tés posi­tives, mais ne peut pas être éva­lué de manière géné­rale. Pour une per­sonne, une fonc­tion de ver­ti­ca­li­sa­tion dans le fau­teuil rou­lant peut être un pas déci­sif vers plus d’au­to­no­mie. Pour une autre, un simple ver­ti­ca­li­sa­teur dans le contexte thé­ra­peu­tique ou sco­laire est plus judi­cieux. Et par­fois, l’é­va­lua­tion montre éga­le­ment que d’autres condi­tions doivent d’a­bord être créées.
Au final, il ne s’a­git pas de per­mettre de se tenir debout à tout prix. Il s’a­git de se tenir debout de manière utile : en toute sécu­ri­té, régu­liè­re­ment, proche du quo­ti­dien et avec un béné­fice clair pour la per­sonne concer­née. Car se tenir debout, c’est plus qu’être en posi­tion ver­ti­cale. Cela peut signi­fier atteindre quelque chose soi-même, res­sen­tir son corps dif­fé­rem­ment ou, pour un moment, ne pas par­ti­ci­per au quo­ti­dien uni­que­ment en posi­tion assise. 

Se tenir debout en toute sécu­ri­té, par­ti­ci­per acti­ve­ment – le sys­tème de ver­ti­ca­li­sa­tion adap­té à chaque phase de développement

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De nom­breuses expé­riences cli­niques montrent qu’une thé­ra­pie de ver­ti­ca­li­sa­tion struc­tu­rée peut sou­te­nir la miné­ra­li­sa­tion osseuse, influen­cer posi­ti­ve­ment le déve­lop­pe­ment des hanches, pré­ve­nir les rétrac­tions mus­cu­laires et favo­ri­ser les fonc­tions res­pi­ra­toire, diges­tive et cir­cu­la­toire. De plus, la posi­tion debout ouvre aux enfants de nou­velles pers­pec­tives – au sens propre du terme : des ren­contres à hau­teur des yeux ren­forcent l’interaction avec la famille, les amis et l’environnement scolaire. 

Avec les sys­tèmes de ver­ti­ca­li­sa­tion Ella, Hori­zon, Squiggles+ et Mygo, Sun­rise Medi­cal pro­pose des solu­tions per­son­na­li­sées pour dif­fé­rents groupes d’âge, phases de déve­lop­pe­ment et objec­tifs thé­ra­peu­tiques. Ensemble, ils pour­suivent l’objectif d’offrir aux enfants les meilleures condi­tions pos­sibles pour leur déve­lop­pe­ment et leur participation. 

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Le poly­va­lent : Ella

Le ver­ti­ca­li­sa­teur Ella a été conçu comme une solu­tion poly­va­lente pour le quo­ti­dien thé­ra­peu­tique. Grâce à son concept inno­vant 4‑en‑1, il per­met dif­fé­rentes posi­tions de ver­ti­ca­li­sa­tion au sein d’un même sys­tème et s’adapte avec sou­plesse aux besoins de l’enfant. Sta­tion debout ven­trale, dor­sale, ver­ti­cale ou en abduc­tion – Ella sou­tient les objec­tifs thé­ra­peu­tiques les plus variés et évo­lue avec les exi­gences du quotidien. 

Il convient de sou­li­gner tout par­ti­cu­liè­re­ment la sim­pli­ci­té d’utilisation et les pos­si­bi­li­tés de réglage intui­tives. Les parents, les thé­ra­peutes ain­si que les per­sonnes accom­pa­gnantes béné­fi­cient d’une mani­pu­la­tion simple, qui faci­lite une uti­li­sa­tion régu­lière. Ella devient ain­si un véri­table modèle poly­va­lent pour un usage à domi­cile et en thérapie. 

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Favo­ri­ser pré­co­ce­ment avec Squiggles+

Sur­tout au cours des pre­mières années de vie, le sou­tien ciblé du déve­lop­pe­ment moteur revêt une grande impor­tance. Squiggles+ a été spé­cia­le­ment conçu pour la prise en charge pré­coce et sou­tient les enfants dans une phase de déve­lop­pe­ment sen­sible. Le sys­tème 3‑en‑1 per­met la sta­tion debout ven­trale, dor­sale et ver­ti­cale, et offre de nom­breuses pos­si­bi­li­tés de posi­tion­ne­ment individuel. 

La grande pré­ci­sion des réglages favo­rise un ali­gne­ment ana­to­mi­que­ment avan­ta­geux du corps et peut aider à contrer pré­co­ce­ment les mal­po­si­tions. Paral­lè­le­ment, la concep­tion bien pen­sée faci­lite les trans­ferts et favo­rise l’intégration de la thé­ra­pie de ver­ti­ca­li­sa­tion dans le quo­ti­dien familial. 

 

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Flexi­bi­li­té avec Horizon

Les enfants se déve­loppent indi­vi­duel­le­ment – et leurs besoins thé­ra­peu­tiques évo­luent en consé­quence. Hori­zon séduit par sa grande flexi­bi­li­té et per­met dif­fé­rentes posi­tions de ver­ti­ca­li­sa­tion au sein d’un seul sys­tème. Cette poly­va­lence per­met d’adapter les objec­tifs thé­ra­peu­tiques au fil du déve­lop­pe­ment, sans devoir modi­fier fon­da­men­ta­le­ment la prise en charge. 

La pos­si­bi­li­té d’adopter dif­fé­rentes posi­tions sou­tient la pro­mo­tion ciblée de l’activité mus­cu­laire, de la mise en charge et du contrôle pos­tu­ral. Hori­zon peut ain­si être uti­li­sé effi­ca­ce­ment aus­si bien en thé­ra­pie qu’au quotidien. 

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Évo­luer avec Mygo

Le sys­tème de ver­ti­ca­li­sa­tion Mygo a été conçu pour accom­pa­gner les enfants et les ado­les­cents sur le long terme. Sa concep­tion modu­laire per­met une prise en charge sur plu­sieurs années de déve­lop­pe­ment et s’adapte indi­vi­duel­le­ment à l’évolution des condi­tions physiques. 

De nom­breuses pos­si­bi­li­tés de réglage consti­tuent la base d’un posi­tion­ne­ment opti­mal et sou­tiennent l’activité, la com­mu­ni­ca­tion et la par­ti­ci­pa­tion sociale. À la mai­son, à l’école ou en milieu thé­ra­peu­tique – Mygo offre la flexi­bi­li­té néces­saire pour un quo­ti­dien actif. 

La sta­tion debout, clé d’une meilleure qua­li­té de vie

Une thé­ra­pie de ver­ti­ca­li­sa­tion régu­lière peut déployer de nom­breux effets posi­tifs : elle sou­tient le déve­lop­pe­ment osseux et des hanches, favo­rise l’étirement des muscles et des tis­sus mous, peut pré­ser­ver la mobi­li­té arti­cu­laire et amé­lio­rer la per­cep­tion de l’environnement. En même temps, elle contri­bue à per­mettre aux enfants davan­tage d’autonomie et de participation.

Avec Ella, Hori­zon, Squiggles+ et Mygo, Sun­rise Medi­cal pro­pose la solu­tion adap­tée à chaque phase de déve­lop­pe­ment. Car l’objectif d’une prise en charge moderne n’est pas seule­ment le posi­tion­ne­ment – mais la pos­si­bi­li­té de sou­te­nir acti­ve­ment le déve­lop­pe­ment et d’ouvrir de nou­velles pers­pec­tives aux enfants.

Infor­ma­tions complémentaires

Sun­rise Medi­cal AG
Erle­nau­weg 17
3110 Münsingen
031 958 38 38

www.sunrisemedical.ch

Note de la rédaction

Cette contri­bu­tion de mar­ché est une contri­bu­tion payante. Les conte­nus pro­viennent du four­nis­seur et servent à infor­mer sur un pro­duit ou une offre dans le domaine des aides tech­niques. La FSCMA iden­ti­fie ces contri­bu­tions de manière transparente. 

Auto­no­mie grâce à la robo­tique et aux moyens auxi­liaires numériques

Autonomie dank Robotik und digitalen Hilfsmitteln - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz
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Un bras robo­tique inno­vant offre de nou­velles liber­tés aux per­sonnes atteintes de tétra­plé­gie haute. Car dans un envi­ron­ne­ment de moyens auxi­liaires qui évo­lue rela­ti­ve­ment rapi­de­ment, la FSCMA cherche et trouve des solu­tions, stric­te­ment selon le slo­gan « Nous trou­vons des solu­tions », pour que ces moyens auxi­liaires puissent être four­nis dans le sys­tème exis­tant de moyens auxi­liaires en Suisse. 

Un moyen auxi­liaire révo­lu­tion­naire fait actuel­le­ment sen­sa­tion en Suisse – et sus­cite des dis­cus­sions juri­diques et en matière de droit des assu­rances sociales. Il s’agit d’un bras robo­tique qui peut être direc­te­ment fixé à un fau­teuil rou­lant élec­trique ou à une table. Grâce à sa tech­nique de pré­hen­sion à trois doigts et à sa com­mande sen­so­rielle, il per­met aux per­sonnes atteintes de tétra­plé­gie haute d’effectuer des acti­vi­tés qui sont une évi­dence pour beau­coup d’autres – comme man­ger, boire, se tou­cher le visage, se grat­ter la tête ou redres­ser ses lunettes. Ce bras robo­tique per­met aux per­sonnes gra­ve­ment para­ly­sées de faire un pas déci­sif vers l’autonomie et la par­ti­ci­pa­tion à la vie quo­ti­dienne. Les fonc­tions et les avan­tages sont clai­re­ment décrits dans le rap­port d’expérience avec Seve­rin Bischof. 

Tech­no­lo­gie avec perspective
La main robo­tique est équi­pée de cap­teurs qu’une per­sonne uti­li­sa­trice peut com­man­der elle-même. Elle est com­man­dée via le joys­tick déjà exis­tant du fau­teuil rou­lant élec­trique ou via des méthodes de sai­sie spé­ciales comme la com­mande par la langue, la com­mande par aspi­­ra­­tion-souffle, la com­mande ocu­laire, cépha­lique ou par le pied. Cela dépend des capa­ci­tés indi­vi­duelles de la per­sonne concer­née. La tech­no­lo­gie s’a­dapte ain­si de manière hau­te­ment per­son­na­li­sée aux besoins des uti­li­sa­trices et utilisateurs. 

La valeur ajou­tée est évi­dente : les per­sonnes atteintes de tétra­plé­gie com­plète ou haute ou de limi­ta­tions com­pa­rables comme la sclé­rose en plaques (SEP) ou la sclé­rose laté­rale amyo­tro­phique (SLA) ne dépendent plus en per­ma­nence de l’aide de tiers pour les gestes simples d’au­to­soins. Au lieu de cela, elles retrouvent une part d’au­to­no­mie – une vie auto­dé­ter­mi­née devient ain­si pour la pre­mière fois à por­tée de main. Qui­conque a vu une fois com­ment, lors d’un pre­mier essai d’un tel bras robo­tique, l’ex­pres­sion du visage des per­sonnes concer­nées, « pri­son­nières dans leur corps », se trans­forme éner­gi­que­ment en sou­rire et rayon­ne­ment, sait immé­dia­te­ment quelle dimen­sion s’ouvre pour les per­sonnes concer­nées grâce à ces moyens auxi­liaires. C’est pré­ci­sé­ment pour cette rai­son que la FSCMA tient à s’en­ga­ger pour apla­nir le che­min sou­vent dif­fi­cile jus­qu’au financement. 

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Un exos­que­lette, tel qu’il est uti­li­sé sur les chan­tiers, confère aux uti­li­sa­teurs une dose sup­plé­men­taire de force lorsque les bras se fatiguent, tout en sou­la­geant la nuque. (Pho­to : Festool) 

Défi juri­dique et cas de jurisprudence
Aus­si convain­cante que soit l’é­vo­lu­tion tech­nique, son par­cours à tra­vers les ins­tances du droit des assu­rances sociales a été et reste dif­fi­cile. Le bras robo­tique ne peut actuel­le­ment être attri­bué à aucune caté­go­rie de moyens auxi­liaires de l’or­don­nance du DFI concer­nant la remise de moyens auxi­liaires par l’as­su­rance-inva­li­di­té (OMAI). L’OMAI date d’une époque où de telles tech­no­lo­gies n’exis­taient tout sim­ple­ment pas encore. 

Le bras robo­tique ne rem­plit pas la défi­ni­tion d’un moyen auxi­liaire selon le Tri­bu­nal fédé­ral. La défi­ni­tion est décrite pré­ci­sé­ment dans plu­sieurs arrêts du Tri­bu­nal fédé­ral. En consé­quence, les offices AI ont d’a­bord refu­sé les pre­mières demandes de prise en charge des coûts. Le bras robo­tique ne peut pas être direc­te­ment attri­bué à une caté­go­rie de l’O­MAI, ce qui a conduit à des déci­sions de refus. 

L’in­ter­ven­tion d’un tri­bu­nal admi­nis­tra­tif a fait bou­ger les choses. Dans un cas concret, un deman­deur lour­de­ment para­ly­sé a por­té plainte contre le refus de l’of­fice AI can­to­nal et a obte­nu gain de cause. L’ar­gu­ment déci­sif pour le juge a été la struc­ture de coûts com­pa­rable d’une pro­thèse de bras myo­élec­trique : une pro­thèse qui rem­place le bras de l’é­paule jus­qu’aux doigts entraîne des coûts simi­laires. Même lors­qu’une per­sonne concer­née pos­sède par exemple encore une deuxième main fonc­tion­nelle. Dans de tels cas, l’of­fice AI prend en charge les coûts sans remettre en ques­tion l’a­dé­qua­tion. Contrai­re­ment au bras robo­tique, une telle pro­thèse est reliée au corps de la per­sonne concer­née et peut être clai­re­ment attri­buée à une caté­go­rie de moyens auxi­liaires de l’O­MAI (ch. 1.02 OMAI). 

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neo1 a été spé­cia­le­ment déve­lop­pé pour les per­sonnes ayant une fonc­tion limi­tée des bras et des mains. (Pho­to : Vincent Sys­tems GmbH) 

Sou­tien tech­nique spé­cia­li­sé par la FSCMA
L’é­va­lua­tion fon­dée de la FSCMA a contri­bué de manière essen­tielle au juge­ment posi­tif du tri­bu­nal. Elle a com­pa­ré les bras d’as­sis­tance robo­tiques avec les solu­tions pro­thé­tiques clas­siques et a démon­tré un rap­port coût-béné­­fice équi­li­bré. Il est ain­si appa­ru clai­re­ment que l’u­ti­li­té de la tech­no­lo­gie robo­tique dans la vie quo­ti­dienne pour les per­sonnes concer­nées va bien au-delà du pure­ment méca­nique – car elle per­met une vie autodéterminée. 

Nou­velle direc­tive et pra­tique future
Sur la base du juge­ment du tri­bu­nal can­to­nal, il est sug­gé­ré aux offices AI que les bras d’as­sis­tance robo­tiques peuvent être sub­su­més sous le chiffre des moyens auxi­liaires des pro­thèses de bras. Ain­si, il appar­tient désor­mais à l’ap­pré­cia­tion de l’of­fice AI concer­né de déci­der de la prise en charge des coûts sur la base de la pro­por­tion­na­li­té indi­vi­duelle – en tenant compte de la situa­tion de loge­ment, de la dépen­dance à la rente et du poten­tiel d’au­to­no­mie. Les can­tons peuvent déci­der dif­fé­rem­ment dans la Suisse fédéraliste. 

Un moyen auxi­liaire avec un effet de signal pour l’avenir
Le déve­lop­pe­ment du bras robo­tique pour les per­sonnes concer­nées marque un pro­grès signi­fi­ca­tif dans le domaine des tech­no­lo­gies d’as­sis­tance. Un ter­rain nou­veau est explo­ré tant sur le plan tech­nique que sur le plan du droit social. Le cas de juris­pru­dence désor­mais éta­bli ouvre la voie à une inté­gra­tion plus sys­té­ma­tique de cette inno­va­tion dans la four­ni­ture de moyens auxi­liaires. Il reste à espé­rer que la régle­men­ta­tion suive rapi­de­ment – et que le che­min vers une vie auto­dé­ter­mi­née soit apla­ni pour les per­sonnes ayant les limi­ta­tions les plus sévères, non seule­ment tech­ni­que­ment, mais aus­si juri­di­que­ment. La FSCMA espère voir de nom­breux visages rayon­nants lors des pro­chains pre­miers essais du nou­veau moyen auxiliaire. 

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L’orthèse myo­élec­trique de main Exo­mo­tion® hand one capte les signaux mus­cu­laires exis­tants et les conver­tit en mou­ve­ments de pré­hen­sion. (Pho­to : HKK Bio­nics GmbH) 

Inno­va­tions tech­no­lo­giques pour plus d’indépendance
Les moyens auxi­liaires tech­no­lo­giques ouvrent de nou­velles voies vers plus d’au­to­dé­ter­mi­na­tion aux per­sonnes ayant de graves limi­ta­tions phy­siques. Les sys­tèmes d’as­sis­tance à com­mande vocale, les exos­que­lettes modernes ou les com­mandes intel­li­gentes de fau­teuils rou­lants montrent com­ment les inno­va­tions numé­riques peuvent amé­lio­rer dura­ble­ment la qua­li­té de vie. 

La tech­no­lo­gie élec­tro­nique numé­rique a réa­li­sé des pro­grès remar­quables qui ouvrent de nou­velles voies vers plus d’au­to­no­mie et de qua­li­té de vie aux per­sonnes ayant de graves limi­ta­tions phy­siques. Des exos­que­lettes myo­élec­triques aux com­mandes intel­li­gentes de fau­teuils rou­lants en pas­sant par les véhi­cules par­tiel­le­ment auto­nomes – la gamme de tech­no­lo­gies d’as­sis­tance ne cesse de s’élargir. 

Dis­po­si­tifs à com­mande vocale
Grâce aux assis­tants vocaux cou­rants, comme Siri ou Alexa, divers appa­reils peuvent aujourd’­hui être com­man­dés par des com­mandes vocales. La lumière s’al­lume, le chauf­fage peut être com­man­dé, la camé­ra devant la porte d’en­trée montre qui se trouve devant la mai­son, et la porte élec­trique peut être com­man­dée par des com­mandes vocales. Grâce au smart­phone, même les per­sonnes atteintes de para­ly­sie très sévère peuvent pro­fi­ter de ces tech­no­lo­gies. La FSCMA sou­tient et conseille les per­sonnes inté­res­sées dans toute la Suisse direc­te­ment sur place, car de nom­breuses per­sonnes concer­nées ont besoin d’aide pour uti­li­ser de tels assistants. 

Exos­que­lettes : une nou­velle mobi­li­té grâce à la technologie
Un exos­que­lette est une struc­ture méca­nique por­tée à l’extérieur du corps qui sou­tient ou ren­force l’utilisateur. Par exemple, lors de tra­vaux phy­siques dans l’industrie ou sur les chan­tiers. L’idée est de sou­te­nir le corps avec un cor­set de sou­tien. Des entre­prises comme Hil­ti ou Fes­tool ont ouvert leur propre sec­teur d’activité pour les exos­que­lettes. Outre le contexte pro­fes­sion­nel, il existe éga­le­ment des exos­que­lettes pour la réédu­ca­tion et l’utilisation pri­vée au quo­ti­dien comme moyens auxi­liaires pour les per­sonnes en situa­tion de han­di­cap. Grâce à eux, les per­sonnes atteintes de para­ly­sie ou de fai­blesse mus­cu­laire retrouvent en par­tie des fonc­tions motrices per­dues. Ils aident par exemple à se lever, à mar­cher ou à sou­le­ver des objets. 

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Mune­vo Drive détecte les mou­ve­ments de la tête et les conver­tit en signaux de com­mande pour le fau­teuil rou­lant élec­trique. (Pho­to : Mune­vo GmbH) 

neo1 de Vincent Systems
neo1 est un exos­que­lette myo­élec­trique pour le membre supé­rieur qui peut être por­té sous les vête­ments. Il a été spé­cia­le­ment déve­lop­pé pour les per­sonnes ayant une fonc­tion limi­tée des bras et des mains, par exemple après des acci­dents vas­cu­laires céré­braux ou des lésions du plexus. En cap­tant les signaux mus­cu­laires, il per­met des mou­ve­ments ciblés et sou­tient ain­si la récu­pé­ra­tion des capa­ci­tés quotidiennes. 

Exo­mo­tion® hand one de HKK Bionics
L’Exo­mo­tion® hand one est une orthèse de main myo­élec­trique qui per­met aux per­sonnes atteintes de para­ly­sie flasque ou spas­tique de la main de sai­sir à nou­veau. Elle capte les signaux mus­cu­laires exis­tants – même pro­ve­nant de groupes mus­cu­laires alter­na­tifs – et les conver­tit en mou­ve­ments de pré­hen­sion. Cela faci­lite de nom­breuses tâches quo­ti­diennes et favo­rise l’autonomie. 

Com­mande intel­li­gente de fau­teuil rou­lant : mune­vo Drive ou MyEcc
Pour les per­sonnes à mobi­li­té très réduite, mune­vo Drive offre une solu­tion inno­vante. Cette com­mande intel­li­gente de fau­teuil rou­lant est basée sur des lunettes de don­nées qui détectent les mou­ve­ments de la tête et les conver­tissent en signaux de com­mande pour le fau­teuil rou­lant élec­trique. Ain­si, les uti­li­sa­teurs peuvent contrô­ler leur fau­teuil rou­lant en mains libres et de manière intui­tive – une alter­na­tive élé­gante aux sys­tèmes de com­mande conven­tion­nels. Les lunettes peuvent être gérées avec peu d’effort dans le dépôt de moyens auxi­liaires de la FSCMA. L’acquisition coû­teuse est ain­si relativisée. 

Avec MyEcc, un fau­teuil rou­lant est com­man­dé au moyen de mou­ve­ments de l’i­ris. Cette option de com­mande per­met éga­le­ment aux per­sonnes concer­nées de retrou­ver une part d’au­to­dé­ter­mi­na­tion. La FSCMA a déjà levé des obs­tacles impor­tants dans le domaine de la com­mande spé­ciale pour les orga­nismes payeurs comme l’AI ou la Suva et donc aus­si pour les per­sonnes concernées. 

Véhi­cules auto­nomes : la mobi­li­té du futur
Les voi­tures auto­nomes pour­raient jouer un rôle impor­tant à l’avenir pour la mobi­li­té des per­sonnes en situa­tion de han­di­cap. Les véhi­cules de niveau d’autonomie 5, qui fonc­tionnent entiè­re­ment sans inter­ven­tion humaine, offrent un grand poten­tiel. De 2016 à 2021, les Smart­Shut­tles « Valère » et « Tour­billon » de Car­Pos­tal ont cir­cu­lé à Sion. Ils ont été les pre­miers véhi­cules auto­nomes au monde à être uti­li­sés dans les trans­ports publics. La FSCMA y voit un avan­tage mer­veilleux, mais jusqu’à pré­sent irréa­li­sable, pour les per­sonnes ayant de graves limi­ta­tions. Que diriez-vous si une per­sonne en fau­teuil rou­lant pou­vait mon­ter seule dans la voi­ture, entrer la des­ti­na­tion et arri­ver en toute sécu­ri­té ? Avant d’en arri­ver là, il reste encore quelques défis à relever :
– Arri­mage du fau­teuil rou­lant : la fixa­tion sûre et auto­nome des fau­teuils rou­lants dans le véhi­cule n’est pas encore entiè­re­ment auto­ma­ti­sée. Les sys­tèmes d’arrimage comme Dahl Vario­Dock™ offrent des solu­tions flexibles, mais néces­sitent sou­vent des ajus­te­ments manuels.
– Stan­dar­di­sa­tion : La diver­si­té des modèles de fau­teuils rou­lants com­plique le déve­lop­pe­ment de sys­tèmes d’ar­ri­mage uni­formes. Une stan­dar­di­sa­tion à l’é­chelle du sec­teur serait néces­saire pour garan­tir une large com­pa­ti­bi­li­té.
– Cadre juri­dique : Dans de nom­breux pays, y com­pris en Suisse et en Alle­magne, les véhi­cules entiè­re­ment auto­nomes de niveau 5 ne sont pas encore auto­ri­sés léga­le­ment. Des pro­jets pilotes dans des villes comme Ham­bourg ou aux États-Unis montrent cepen­dant déjà de pre­miers suc­cès. Dans le domaine des moyens auxi­liaires d’as­sis­tance, de nom­breux obs­tacles res­tent à lever. Le terme même de moyen auxi­liaire, qui juri­di­que­ment n’est rem­pli que s’il est por­té sur le corps, doit être repensé. 

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MyEcc com­mande le fau­teuil rou­lant au moyen des mou­ve­ments de l’iris. (Pho­to : HomeBrace) 

Les moyens auxi­liaires numé­riques comme oppor­tu­ni­té pour plus d’inclusion
Les tech­no­lo­gies pré­sen­tées montrent de manière impres­sion­nante com­ment les inno­va­tions numé­riques peuvent contri­buer à amé­lio­rer la qua­li­té de vie des per­sonnes ayant des limi­ta­tions phy­siques. Alors que les exos­que­lettes et les sys­tèmes de com­mande intel­li­gents trouvent déjà aujourd’­hui une appli­ca­tion dans la vie quo­ti­dienne, l’in­té­gra­tion des véhi­cules auto­nomes fait encore face à quelques défis. Avec la recherche en cours, le déve­lop­pe­ment tech­nique et l’a­dap­ta­tion juri­dique, ces obs­tacles pour­raient éga­le­ment être sur­mon­tés – sur le che­min d’une mobi­li­té plus inclu­sive pour tous. 

Les spé­cia­listes de la FSCMA sont ouverts aux nou­velles tech­no­lo­gies et trouvent tou­jours des solu­tions. Éga­le­ment en col­la­bo­ra­tion avec l’Of­fice fédé­ral des assu­rances sociales, on cherche des moyens de savoir com­ment et où quelles autres options de finan­ce­ment entrent en ligne de compte. La FSCMA a dans ce domaine la fonc­tion de conseil, d’ob­jec­ti­ver les nou­veaux moyens auxi­liaires d’un point de vue tech­nique spé­cia­li­sé et de mon­trer les avan­tages et inconvénients. 

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Le Smart­Shut­tle « Tour­billon » a cir­cu­lé de manière auto­nome à Sion entre 2016 et 2021. (Pho­to : CarPostal) 

 

Dépôts AI : durables et éco­nomes en ressources

Werkstätte - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz 4
[Titel] - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz 13

Les huit centres de moyens auxi­liaires de la FSCMA gèrent, dans le cadre du man­dat de l’Of­fice fédé­ral des assu­rances sociales (OFAS), un dépôt de moyens auxi­liaires, en abré­gé dépôt AI. Ces dépôts AI sont une bonne chose, car les moyens auxi­liaires qui ne sont plus uti­li­sés y trouvent une nou­velle vie. Les spé­cia­listes les révisent et les réparent, puis les remettent à une nou­velle per­sonne uti­li­sa­trice. En Suisse, envi­ron 4 000 moyens auxi­liaires attendent d’être réuti­li­sés. L’é­quipe d’It­ti­gen remet chaque année envi­ron 700 moyens auxi­liaires. Autant de moyens auxi­liaires reviennent chaque année au dépôt. Mais que se passe-t-il exac­te­ment dans un dépôt AI ? Une visite au dépôt AI d’It­ti­gen per­met d’y voir plus clair. Un exemple : une per­sonne pos­sède un fau­teuil rou­lant, mais en a désor­mais besoin d’un nou­veau. L’AI lui accorde une garan­tie de prise en charge des coûts et lui envoie en même temps un ordre de res­ti­tu­tion. Celui-ci indique que la per­sonne doit remettre l’an­cien fau­teuil rou­lant au dépôt AI. L’é­quipe de la FSCMA reçoit éga­le­ment ce cour­rier et sait alors qu’un fau­teuil rou­lant va être res­ti­tué. Il existe dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés pour la res­ti­tu­tion : la per­sonne apporte le moyen auxi­liaire dans un dépôt AI ou le fait récu­pé­rer par la FSCMA. Ou bien elle apporte le moyen auxi­liaire dans le com­merce spé­cia­li­sé, qui en retourne ensuite plu­sieurs simul­ta­né­ment au dépôt AI. 

Res­ti­tu­tion et pre­mier contrôle
Une fois arri­vé au dépôt AI d’It­ti­gen, le moyen auxi­liaire est d’a­bord ache­mi­né au sous-sol du bâti­ment. C’est là que se trouvent la zone de livrai­son et le hall où sont entre­po­sés dif­fé­rents fau­teuils rou­lants res­ti­tués, véhi­cules élec­triques, lits de soins et autres moyens auxi­liaires. Cer­tains fau­teuils rou­lants ont l’air assez abî­més. Dif­fi­cile d’i­ma­gi­ner qu’ils seront remis en cir­cu­la­tion. Dans le hall, le res­pon­sable d’é­quipe conseil et le res­pon­sable d’a­te­lier sou­mettent les moyens auxi­liaires à un pre­mier contrôle. Ils décident quels moyens auxi­liaires ils vont entiè­re­ment révi­ser, des­quels ils peuvent encore uti­li­ser des pièces de rechange et les­quels seront éli­mi­nés et recy­clés. Ils iden­ti­fient les moyens auxi­liaires selon un sys­tème de feux tri­co­lores avec des auto­col­lants. Le vert signi­fie que le moyen auxi­liaire sera réuti­li­sé, le rouge qu’il sera éli­mi­né et le bleu iden­ti­fie les moyens auxi­liaires qui four­ni­ront des pièces de rechange. Si des moyens auxi­liaires ne sont plus homo­lo­gués en Suisse ou si le com­merce spé­cia­li­sé ne four­nit plus de pièces de rechange, cer­tains moyens auxi­liaires encore fonc­tion­nels partent en Éthio­pie où ils rendent de bons ser­vices (voir enca­dré). En règle géné­rale : si le dépôt AI remet gra­tui­te­ment des modèles plus anciens, les béné­fi­ciaires signent qu’ils n’en tire­ront aucun profit. 

Retour dans le hall. Les spé­cia­listes tiennent un registre exact de chaque moyen auxi­liaire et sai­sissent tous les détails dans leur sys­tème. Ils ont ain­si une vue d’en­semble et savent tout ce qu’ils entre­posent dans le dépôt. Tous les dépôts AI ont accès à cette base de don­nées et peuvent, en cas de besoin, com­man­der un moyen auxi­liaire dans un autre site. Il s’a­git le plus sou­vent de fau­teuils rou­lants. « Nous ne dépla­çons pas les déam­bu­la­teurs et les lits de soins d’un dépôt à l’autre, car ce n’est pas éco­no­mique », explique Alexan­dra Frey. Elle dirige le Centre de moyens auxi­liaires d’Ittigen. 

Sto­ckage et orga­ni­sa­tion intelligents
Lorsque les spé­cia­listes recyclent des moyens auxi­liaires, ils exa­minent atten­ti­ve­ment et démontent les acces­soires qui pour­raient être utiles pour les répa­ra­tions et les révi­sions. De nom­breux moyens auxi­liaires contiennent de l’a­lu­mi­nium et de l’élec­tro­nique. « Les fau­teuils rou­lants élec­triques en par­ti­cu­lier four­nissent tou­jours du maté­riel de rechange pré­cieux », explique Alexan­dra Frey. Ce qui reste est trié et éli­mi­né de manière appro­priée par l’é­quipe. Les moyens auxi­liaires des­ti­nés à être réuti­li­sés se trouvent au deuxième étage du Centre de moyens auxi­liaires. C’est là que se trouvent l’a­te­lier et les halls de sto­ckage. Ces der­niers sont le cœur du dépôt AI. Dans les halls se trouvent des ran­gées d’é­ta­gères avec des moyens auxi­liaires non révi­sés. On y trouve de tout : des ver­ti­ca­li­sa­teurs, des sièges pour enfants et des rampes aux fau­teuils rou­lants pour enfants, fau­teuils rou­lants élec­triques et manuels, en pas­sant par les entraî­ne­ments élec­triques, les monte-esca­­liers, les scoo­ters et les lits de soins. Dans des armoires se trouvent des cous­sins d’as­sise neufs et dans des caisses le maté­riel de rechange. Tout est trié par type et taille, éti­que­té et orga­ni­sé de manière sys­té­ma­tique. Alexan­dra Frey appelle le dépôt AI un com­merce de pro­duits divers. Alors que le com­merce spé­cia­li­sé se concentre géné­ra­le­ment sur des moyens auxi­liaires sélec­tion­nés, les dépôts AI reçoivent les pro­duits les plus variés. 

Rapi­de­ment dis­po­nibles, un avan­tage des dépôts AI
« Cer­tains moyens auxi­liaires partent rapi­de­ment, d’autres res­tent long­temps ici », explique Alexan­dra Frey. Par exemple parce qu’ils ont une taille qui ne convient qu’à peu de per­sonnes, ou parce qu’il s’a­git d’un moyen auxi­liaire spé­cial. Lorsque quel­qu’un a besoin d’un moyen auxi­liaire, celui-ci est prêt dans un délai de deux à trois jours. Le temps est un avan­tage déci­sif des dépôts AI par rap­port au com­merce spé­cia­li­sé. « Celui-ci n’a sou­vent pas de grands stocks et com­mande les moyens auxi­liaires chez les fabri­cants », explique Alexan­dra Frey. En cas de rup­ture de stock ou selon la situa­tion mon­diale, le délai d’at­tente peut se pro­lon­ger de plu­sieurs mois. Dans les dépôts AI, le maté­riel est dis­po­nible. L’Hô­pi­tal de l’Île se pro­cure éga­le­ment des moyens auxi­liaires auprès du dépôt AI d’It­ti­gen. « Lors­qu’ils ont besoin d’un lit de soins ou d’un fau­teuil rou­lant pour les soins pal­lia­tifs, il faut faire vite », raconte Alexan­dra Frey. 

L’a­te­lier redonne un nou­vel éclat
Pour que les spé­cia­listes puissent remettre en état un moyen auxi­liaire, ils reçoivent une demande d’a­te­lier. Celle-ci est éta­blie par la per­sonne qui a conseillé la cliente ou le client. La demande d’a­te­lier décrit pré­ci­sé­ment com­ment les col­la­bo­ra­teurs de l’a­te­lier doivent adap­ter le moyen auxi­liaire. Ils récu­pèrent le moyen auxi­liaire cor­res­pon­dant dans le stock, puis le stockent dans une sorte de salle d’at­tente, car les col­la­bo­ra­teurs de l’a­te­lier traitent les moyens auxi­liaires par ordre de prio­ri­té. Sou­vent, un moyen auxi­liaire passe sous la douche avant la révi­sion. Le dépôt AI dis­pose d’une salle sépa­rée à cet effet. Celle-ci est équi­pée d’un net­toyeur haute pres­sion, d’une machine à laver, de pro­duits détar­trants pour les chaises de douche ain­si que de pro­duits de net­toyage et de dés­in­fec­tion. Les méca­ni­ciens démontent le moyen auxi­liaire, le net­toient soi­gneu­se­ment et le laissent sécher. Ensuite, ils le remettent en état, rem­placent l’an­cien maté­riel par du neuf, le réparent et l’a­daptent pré­ci­sé­ment à la per­sonne qui le rece­vra. Il est éton­nant de voir la trans­for­ma­tion que subissent les moyens auxi­liaires. Car une fois le tra­vail ter­mi­né, ils ont l’air neufs et attendent d’être récupérés. 

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Les moyens auxi­liaires usa­gés qui reviennent au dépôt AI ont par­fois l’air assez abîmés

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L’é­li­mi­na­tion et le recy­clage cor­rects sont essen­tiels pour le dépôt AI.

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Dans les halls de sto­ckage s’en­tassent des moyens auxi­liaires et des pièces de rechange de toutes sortes – orga­ni­sés de manière systématique.

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Grâce à la demande d’a­te­lier, les col­la­bo­ra­teurs de l’a­te­lier savent tout ce qu’ils doivent adap­ter pour la nou­velle per­sonne utilisatrice.

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La file d’at­tente avec les moyens auxi­liaires à réviser

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Dans cette salle, les spé­cia­listes net­toient les moyens auxiliaires.

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Le col­la­bo­ra­teur d’a­te­lier remet à neuf un fau­teuil rou­lant pour enfant.

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Le ver­ti­ca­li­sa­teur démon­té pour un enfant est rééquipé.

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Comme neuf : un fau­teuil rou­lant entiè­re­ment révi­sé avec dis­po­si­tif de trac­tion est prêt à être récupéré.

Tou­jours en ser­vice en Éthiopie

Les moyens auxi­liaires qui sont mis au rebut ou qui ne répondent plus aux dis­po­si­tions légales de la Suisse obtiennent une nou­velle vie en Éthio­pie. Les fau­teuils rou­lants et les moyens auxi­liaires y sont, comme dans d’autres pays afri­cains, une den­rée rare. 17 % des per­sonnes en Éthio­pie vivent avec un han­di­cap. Les rai­sons sont la guerre, les mala­dies ou les acci­dents. La FSCMA sou­tient, avec son par­te­naire Rol­laid d’In­ter­la­ken, l’or­ga­ni­sa­tion à but non lucra­tif Addis Guzo. Outre les dons de maté­riel, deux col­la­bo­ra­teurs de la FSCMA se rendent éga­le­ment régu­liè­re­ment en Éthio­pie pour for­mer les per­sonnes à l’u­ti­li­sa­tion des moyens auxiliaires. 

Vidéo sur Addis Guzo en langue anglaise

En savoir plus :

www.rollaid.org
www.addisguzo.com

Dépôts AI : un man­dat de prestations

Les dépôts AI de la FSCMA veillent à ce que les moyens auxi­liaires usa­gés soient entre­te­nus et réuti­li­sés. Il en résulte un cycle durable qui pré­serve les res­sources et per­met à l’AI de réa­li­ser des économies.

La FSCMA gère le dépôt de moyens auxi­liaires de l’as­su­rance-inva­li­di­té (dépôt AI) sur man­dat de l’Of­fice fédé­ral des assu­rances sociales (OFAS). Dans les dépôts, dif­fé­rents moyens auxi­liaires sont prêts à être réuti­li­sés. Com­ment cette col­la­bo­ra­tion est-elle née ? Autre­fois, c’é­tait ain­si : l’AI se pro­cu­rait des moyens auxi­liaires par le biais du com­merce spé­cia­li­sé. Les moyens auxi­liaires qui n’é­taient plus uti­li­sés retour­naient à dif­fé­rents endroits selon la régle­men­ta­tion can­to­nale. Une entre­prise coû­teuse et peu judi­cieuse sur le plan éco­lo­gique pour l’AI, car elle ache­tait tou­jours de nou­veaux moyens auxi­liaires. C’est pour­quoi l’AI s’est mise en quête, en 1988, d’une orga­ni­sa­tion indé­pen­dante pour concré­ti­ser l’i­dée des dépôts AI. Un orga­nisme cen­tral devait gérer les moyens auxi­liaires, les entre­te­nir et les remettre en état pour les réuti­li­ser. L’AI a trou­vé son bon­heur auprès de la FSCMA, car celle-ci n’exerce qu’une acti­vi­té de conseil et ne fait pas elle-même office de com­merce spécialisé. 

Un cycle durable
Aujourd’­hui encore, l’AI se pro­cure les moyens auxi­liaires dans le com­merce spé­cia­li­sé et les remet en prêt aux per­sonnes qui en ont besoin. Un enfant en pleine crois­sance ou une per­sonne atteinte d’une mala­die évo­lu­tive a rapi­de­ment besoin d’un autre moyen auxi­liaire. La dif­fé­rence par rap­port à autre­fois est la sui­vante : aujourd’­hui, les moyens auxi­liaires usa­gés sont ache­mi­nés vers l’un des dépôts AI de la FSCMA. Les spé­cia­listes les révisent et les remettent à la per­sonne sui­vante. Un cycle durable et éco­nome en res­sources. « Bien enten­du, il est éga­le­ment impor­tant que le com­merce spé­cia­li­sé remette de nou­veaux moyens auxi­liaires, sinon les dépôts AI seront un jour vides », explique Alexan­dra Frey. Com­ment quel­qu’un obtient-il un moyen auxi­liaire du dépôt AI ? Il existe dif­fé­rentes voies. Un scé­na­rio type : une per­sonne qui a besoin d’un nou­veau fau­teuil rou­lant s’a­dresse au com­merce spé­cia­li­sé. Celui-ci exa­mine avec elle quel modèle et quelles adap­ta­tions elle a besoin. Au lieu de vendre direc­te­ment le fau­teuil rou­lant et de le fac­tu­rer à l’AI, le com­merce spé­cia­li­sé doit d’a­bord véri­fier auprès du dépôt AI si un modèle appro­prié y est dis­po­nible. Si oui, la per­sonne reçoit le moyen auxi­liaire du dépôt AI, sinon du com­merce spé­cia­li­sé. De nom­breuses clientes et clients de la FSCMA connaissent désor­mais le dépôt AI depuis des années et contactent éga­le­ment direc­te­ment les spé­cia­listes en cas de besoin. Si des répa­ra­tions ou des révi­sions sont néces­saires pour un moyen auxi­liaire pro­ve­nant du dépôt AI, les uti­li­sa­teurs peuvent à tout moment s’a­dres­ser à l’a­te­lier du dépôt AI. 

Sans pro­fit
Le dépôt AI reçoit de l’AI un mon­tant for­fai­taire pour chaque moyen auxi­liaire. Celui-ci couvre le maté­riel, l’en­tre­tien et les salaires des col­la­bo­ra­teurs. L’ex­cé­dent déga­gé par les dépôts AI est rever­sé à l’O­FAS en fin d’an­née. La FSCMA ne tire aucun béné­fice de la ges­tion du dépôt AI. 

 

Bon à savoir

Le prin­cipe de l’AI est le sui­vant : « Il n’existe de droit qu’à des moyens auxi­liaires de concep­tion simple, adé­quate et éco­no­mique. Les coûts sup­plé­men­taires occa­sion­nés par une autre concep­tion sont à la charge de l’as­su­ré. » (art. 2 de l’or­don­nance du Dépar­te­ment fédé­ral de l’in­té­rieur sur la remise de moyens auxi­liaires par l’assurance-invalidité)

La Suisse peut prendre exemple sur Barcelone

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Caro­line Baier était orga­ni­sa­trice d’é­vé­ne­ments de pro­fes­sion et res­pon­sable de divers évé­ne­ments publics dans la ville de Zurich. « Il y avait tou­jours beau­coup à orga­ni­ser pour que tout se passe par­fai­te­ment », se sou­vient cette femme de 52 ans. Elle aimait beau­coup son tra­vail, jus­qu’à ce qu’en 2010, le diag­nos­tic de sclé­rose en plaques (SEP) vienne bou­le­ver­ser ses pro­jets. La SEP est une mala­die aux mul­tiples visages, dont l’é­vo­lu­tion repré­sente un défi phy­sique pour les per­sonnes concernées. 

Pre­miers symp­tômes et long che­min vers le diagnostic
L’or­ga­ni­sa­tion d’é­vé­ne­ments est très exi­geante, et le stress ampli­fie les symp­tômes de la mala­die. Caro­line Baier a dû aban­don­ner à contre­cœur son métier bien-aimé. Le temps ain­si gagné, elle l’a pas­sé avec sa famille. Ses fils avaient trois et cinq ans lors­qu’elle a reçu le diagnostic. 

« Rétros­pec­ti­ve­ment, je sais que j’ai eu les pre­miers symp­tômes dès l’âge de 17 ans », raconte Caro­line Baier. En dan­sant, elle a remar­qué qu’a­près peu de temps, elle avait des pro­blèmes de coor­di­na­tion et ne par­ve­nait plus à tenir le rythme. De plus, elle avait constam­ment des infec­tions uri­naires. Plus tard sont venues s’a­jou­ter la fatigue et des four­mille­ments dans les bras et les jambes. « Mon méde­cin de famille a mis cela sur le compte du sur­me­nage », explique-t-elle. Elle s’est sen­tie cata­lo­guée comme hypo­con­driaque et pas prise au sérieux. 

Une mala­die aux nom­breuses manifestations
Aujourd’­hui, elle s’ac­com­mode bien de la mala­die et de la situa­tion de vie qui évo­lue constam­ment. « Je suis très bien entou­rée par ma famille », dit Caro­line Baier, ajou­tant : « Mes gar­çons et mon mari gèrent très bien la SEP et les défis qui l’ac­com­pagnent. » Elle est entre­pre­neuse et peut adap­ter son temps de tra­vail à son bien-être. Car la SEP la freine. Démarche ataxique (ataxie), seule­ment 20 % de capa­ci­té visuelle à l’œil gauche en rai­son de lésions per­ma­nentes du nerf optique, troubles de l’é­qui­libre, fatigue, rai­deur mati­nale ain­si que fai­blesses de coor­di­na­tion et de concen­tra­tion ne sont que quelques-unes des manifestations. 

Mobile grâce aux moyens auxiliaires
Les moyens auxi­liaires font par­tie du quo­ti­dien de Caro­line Baier. Une élé­gante canne de marche est son com­pa­gnon per­ma­nent. Depuis une pous­sée sévère en 2012, elle pos­sède un fau­teuil rou­lant actif avec une assis­tance élec­trique mon­table et une roue sup­plé­men­taire com­plé­men­taire. Elle peut elle-même la fixer au fau­teuil rou­lant. Sur­tout quand les enfants étaient petits, elle pou­vait ain­si fran­chir sans pro­blème les che­mins de gra­vier ou la pelouse pour accé­der à l’aire de jeux. « Il n’a pas été facile de convaincre l’AI qu’un fau­teuil rou­lant tout-ter­­rain est certes adap­té au ter­rain, mais peu pra­tique pour moi au quo­ti­dien à cause du char­ge­ment dans la voi­ture », pour­suit Caro­line Baier. Aujourd’­hui, elle uti­lise en plus une assis­tance élec­trique pour fau­teuils rou­lants actifs, le Smoov. Elle le fixe éga­le­ment elle-même au fau­teuil rou­lant. Depuis 2019, elle est en outre fière pro­prié­taire d’un Alinker. 

Alin­ker – vélo-mar­­cheur pour plus d’autonomie
L’A­lin­ker est un vélo-mar­­cheur à trois roues. Il est conçu pour les per­sonnes qui sou­haitent res­ter actives et mobiles de manière auto­nome. Avec l’A­lin­ker, Caro­line Baier se déplace en équi­libre, à hau­teur des yeux et déchar­gée de son propre poids corporel. 

Caro­line Baier est tel­le­ment enthou­sias­mée par l’A­lin­ker qu’elle détient depuis 2019 les droits de dis­tri­bu­tion en Suisse, en Alle­magne et en Autriche. Les per­sonnes inté­res­sées peuvent essayer l’A­lin­ker chez Caro­line Baier avant l’ac­qui­si­tion. Actuel­le­ment, le vélo-mar­­cheur ne figure pas sur la liste des moyens auxi­liaires de l’AI, mais dans cer­tains cas, celle-ci prend en charge les coûts. 

Du temps pour se res­sour­cer et recueillir des impressions
Le mou­ve­ment est pour Caro­line Baier une com­pen­sa­tion idéale au tra­vail. Autre­fois très spor­tive, elle fait aujourd’­hui quo­ti­dien­ne­ment du fit­ness et va régu­liè­re­ment à l’hip­po­thé­ra­pie. Elle assiste éga­le­ment régu­liè­re­ment avec son mari aux évé­ne­ments spor­tifs de ses fils, qui font leurs preuves en tant que jeunes spor­tifs en vol­ley­ball et en foot­ball. « Ils sont vrai­ment doués », dit la maman fière. 

Mais la plus belle pause de l’an­née ne manque pas non plus à la famille. Pour les vacances, Caro­line Baier et son mari se rendent sou­vent en France. Dans les bagages se trouvent tous les moyens auxi­liaires mobiles : le fau­teuil rou­lant avec tous les acces­soires, le vélo Hase avec assis­tance élec­trique et bien sûr l’A­lin­ker. Pour l’A­lin­ker et le fau­teuil rou­lant, ils ont conçu une remorque à vélo qu’ils peuvent trac­ter. Bien que Caro­line Baier se déplace encore à pied avec sa canne, elle peut recou­rir à ces moyens auxi­liaires lors de la visite d’une ville ou d’autres attrac­tions. « Ma force ne suf­fit plus pour mar­cher ou faire du vélo pen­dant des heures », dit Caro­line Baier. 

En 2023, la famille s’est ren­due à Bar­ce­lone. Elle a empor­té l’A­lin­ker. Il se plie et il n’y a eu aucun pro­blème pour l’emporter dans l’a­vion. Caro­line Baier a été enthou­sias­mée par Bar­ce­lone. « La ville est très bien adap­tée aux besoins des per­sonnes en situa­tion de han­di­cap », explique-t-elle. On peut par exemple louer spon­ta­né­ment un fau­teuil rou­lant, et il existe des taxis spé­cia­le­ment équi­pés, iden­ti­fiés pour un tra­jet avec trans­port de fau­teuil rou­lant. « La Suisse devrait prendre exemple sur cela », dit-elle. Ses expé­riences avec l’A­lin­ker dans les trans­ports publics suisses ne sont pas très bonnes. Il n’est pas – contrai­re­ment aux fau­teuils rou­lants et déam­bu­la­teurs – un moyen auxi­liaire dont le trans­port est obli­ga­toire. Mal­gré tous les obs­tacles, Caro­line Baier reste posi­tive et s’o­riente vers ce qu’elle peut faire, ajou­tant : « Regret­ter ce qui n’est plus pos­sible ne sert à rien. » 

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Grâce à l’A­lin­ker, elle s’en­tre­tient à hau­teur des yeux avec sa mère lors du shop­ping à Barcelone.
Visite tou­ris­tique à Bar­ce­lone : avec l’A­lin­ker, Caro­line Baier se déplace de manière autonome.

Dans de nom­breux pays, les gens sont très serviables.

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Cultures, cou­leurs, par­fums, ani­maux, nature – le monde regorge de décou­vertes. Les sou­ve­nirs et les expé­riences vécues en voyage marquent et res­tent gra­vés dans le cœur. Les voyages indi­vi­duels vers des pays loin­tains sont éga­le­ment pos­sibles pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant. Roland Bigler, conseiller en voyages acces­sibles chez Glo­be­trot­ter, s’en­tre­tient avec Exma INFO. 

Pour­quoi recom­­man­­dez-vous les voyages d’a­ven­ture et les voyages indi­vi­duels aux per­sonnes en fau­teuil roulant ?
Voya­ger enri­chit ! Pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant, les vacances sont sou­vent déjà une aven­ture en soi. Il existe des entre­prises dans le monde entier qui pro­posent aux per­sonnes en fau­teuil rou­lant des expé­riences qui vont au-delà des voyages ordi­naires. Au Kenya et en Afrique du Sud, il y a des véhi­cules avec des rampes pour les fau­teuils rou­lants élec­triques. J’ai jus­qu’à pré­sent lais­sé une rampe sur chaque conti­nent, car les gens m’en ont construit une pour trois ou quatre marches. Qui sait, peut-être que ces rampes sont encore là aujourd’­hui et aident d’autres personnes. 

Ou que diriez-vous d’une balade à dos de cha­meau ? J’ai trou­vé un pres­ta­taire de cir­cuits et de voyages orga­ni­sés acces­sibles au Maroc. Il pro­pose éga­le­ment des balades à dos de cha­meau pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant. C’est pos­sible grâce à un siège spé­cia­le­ment conçu, qui est atta­ché sur le dos de l’a­ni­mal. Ain­si, même les tétra­plé­giques peuvent faire une excur­sion dans le désert et pas­ser la nuit sous tente. De telles expé­riences m’attirent. 

Vous êtes conseiller en voyages chez Glo­be­trot­ter. Com­ment en êtes-vous arri­vé là ? 
En 2012, j’ai pas­sé un an en Aus­tra­lie avec ma par­te­naire. Avant le voyage, j’a­vais démis­sion­né de mon emploi ; peu avant de ren­trer chez moi, l’i­dée m’est venue de tra­vailler dans une agence de voyages – une agence de voyages qui pro­pose des voyages indi­vi­duels acces­sibles. Encore en Aus­tra­lie, j’ai contac­té le PDG de Glo­be­trot­ter, et il a été ouvert à mon idée. Je tra­vaille main­te­nant comme conseiller en voyages depuis 2014 et j’ai déve­lop­pé une offre de conseil pour les voyages accessibles. 

Il est judi­cieux que les per­sonnes en fau­teuil rou­lant conseillent d’autres per­sonnes concer­nées. De plus, c’est plus cré­dible, car nous connais­sons des sujets que les per­sonnes valides n’ont pas à l’esprit. 

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Image de gauche : Éten­due infi­nie et nature pure dans le parc pro­vin­cial d’I­schi­gua­las­to en Argentine.
Image de droite : À Buda­pest, il y a beau­coup à décou­vrir en fau­teuil rou­lant – comme le Palo­ma Arts­pace, depuis 2014 le foyer des créa­tifs hongrois.

Que faites-vous lorsque des per­sonnes inté­res­sées ont des appré­hen­sions à voya­ger loin ?
Alors je leur raconte mes expé­riences. Chez Glo­be­trot­ter, chaque conseiller et conseillère en voyages a un pro­fil en ligne avec des récits de voyage – moi aus­si. Les per­sonnes inté­res­sées peuvent y lire tout ce qui est pos­sible pour moi, où et com­ment je voyage. Que ce soit un safa­ri au Kenya, un voyage en cam­­ping-car à tra­vers le Cana­da ou en péniche à tra­vers Berlin. 

En Aus­tra­lie, ma par­te­naire et moi avons vécu sept mois sous tente. Bien sûr, ce n’est pas pos­sible pour tout le monde, mais on voit que beau­coup de choses sont pos­sibles même en fau­teuil rou­lant. Bien enten­du, chaque conseil est indi­vi­duel et le voyage dépend du type de limi­ta­tion de mobi­li­té. Le fait que la per­sonne voyage avec un fau­teuil rou­lant élec­trique ou manuel peut éga­le­ment jouer un rôle. Sur­tout si l’on dépend de l’aide d’au­trui. Un fau­teuil rou­lant élec­trique est lourd et ne peut pas être sou­le­vé dans un véhi­cule en cas de pro­blème tech­nique, par exemple. En revanche, un fau­teuil rou­lant manuel peut être faci­le­ment sou­le­vé et chargé. 

Sur Inter­net, des per­sonnes en fau­teuil rou­lant par­tagent leurs expé­riences de voyage sur leurs blogs. Une recherche en vaut la peine. 

Quelles offres ou des­ti­na­tions pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant pro­pose Globetrotter ?
Chez Glo­be­trot­ter, nous n’a­vons pas de cata­logue de voyages au sens clas­sique pour les voyages acces­sibles. Si quel­qu’un me contacte avec un sou­hait ou une idée de voyage, je recherche sur Inter­net s’il existe des offres et des prestataires. 

Un exemple : il y a quelques mois, une cliente vou­lait se rendre aux îles Galá­pa­gos avec son fils. Hon­nê­te­ment, je pen­sais que cela pour­rait être plu­tôt dif­fi­cile. Mais j’ai été détrom­pé. En Alle­magne, j’ai trou­vé un pres­ta­taire qui pro­pose des voyages acces­sibles aux îles Galá­pa­gos. Je l’ai contac­té. La mère et le fils y ont pas­sé trois semaines et ont été ravis. Jus­qu’à pré­sent, j’ai pu satis­faire presque tous les sou­haits de mes clients. 

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Froid, neige et balade en traî­neau à rennes en fau­teuil rou­lant en Finlande.
Le sol est boueux, les gens sont ser­viables – sans hési­ter, ils portent Roland Bigler à tra­vers le ter­rain acci­den­té au Kenya.

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Image de gauche : Sky­line, cou­cher de soleil – pour­quoi ne pas par­tir à Mia­mi et s’im­mer­ger dans la ville ?
Image de droite : Mer, falaises – la Nor­man­die a beau­coup à offrir. Comme ici à Fécamp. 

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Image de gauche : Comme dans les 1001 Nuits : la grande mos­quée du Sul­tan Qaboos, l’une des plus grandes mos­quées du monde et l’une des prin­ci­pales attrac­tions de Mascate.
Image de droite : Cuba est connue pour ses voi­tures anciennes colo­rées. Avec suf­fi­sam­ment de recherches, le pays peut éga­le­ment être visi­té en fau­teuil roulant. 

Les voyages en avion avec un fau­teuil rou­lant ont leurs pièges. Que doivent savoir les voya­geurs et com­ment se pré­pa­rer au mieux ?
Selon l’As­so­cia­tion du trans­port aérien inter­na­tio­nal (IATA), les com­pa­gnies aériennes sont tenues de trans­por­ter éga­le­ment les per­sonnes qui dépendent d’un fau­teuil rou­lant. De plus, les com­pa­gnies aériennes doivent aider à l’embarquement et au débar­que­ment. Bien sûr, un pas­sa­ger doit rem­plir cer­tains cri­tères. Par exemple, il doit pou­voir s’as­seoir droit sur un siège d’a­vion normal. 

Une dif­fi­cul­té est la toi­lette. Le per­son­nel de bord n’aide per­sonne à aller aux toi­lettes. Les per­sonnes atteintes de SEP ou, plus géné­ra­le­ment, celles qui ont encore une cer­taine capa­ci­té de marche peuvent se dépla­cer seules du fau­teuil rou­lant de cabine vers la petite cabine. Pour moi, cela signi­fie : une fois dans l’a­vion, je reste à ma place jus­qu’au débar­que­ment. J’u­ti­lise un cathé­ter et une poche à urine que ma par­te­naire vide pour moi. Il n’y a pas de meilleures options. 

Toutes les com­pa­gnies aériennes ont-elles les mêmes direc­tives concer­nant le trans­port des fau­teuils roulants ?
Autant que je sache, les direc­tives sont les mêmes par­tout. Les voya­geurs en fau­teuil rou­lant doivent enre­gis­trer leur fau­teuil rou­lant. Pour un fau­teuil rou­lant élec­trique ou un dis­po­si­tif de trac­tion, des infor­ma­tions sur le type de bat­te­rie sont éga­le­ment néces­saires. Le trans­port d’un fau­teuil rou­lant est gra­tuit. Il est impor­tant de tout faire confir­mer par écrit. 

J’é­tais une fois à Oman. Le vol aller s’est dérou­lé sans pro­blème, mais au retour, la même com­pa­gnie aérienne a sou­dai­ne­ment refu­sé de trans­por­ter le Swiss-Trac, bien que tout fût en ordre et que je voya­geais avec le même équi­pe­ment. Les voya­geurs en fau­teuil rou­lant devraient se pré­pa­rer à de tels scé­na­rios, res­ter flexibles et per­sé­vé­rants, et insis­ter sur leurs droits et les docu­ments confirmés. 

Y a‑t‑il des com­pa­gnies aériennes spé­ci­fiques que vous recom­man­dez par­ti­cu­liè­re­ment en rai­son de leur acces­si­bi­li­té et de leurs offres de soutien ?
À ma connais­sance, toutes les com­pa­gnies pro­posent à peu près la même offre acces­sible. Avec les com­pa­gnies aériennes suisses, on béné­fi­cie de l’a­van­tage du pays d’o­ri­gine et de la langue. Cela faci­lite la réso­lu­tion des difficultés. 

L’ac­ces­si­bi­li­té dans un pays du tiers monde, par exemple, n’est pas la même que chez nous, ne serait-ce qu’en rai­son de l’in­fra­struc­ture. Com­ment les voya­geurs doivent-ils se préparer ?
Mes clients sont tout à fait conscients qu’ils ne peuvent pas s’at­tendre à la même infra­struc­ture que chez nous dans d’autres pays, sur­tout s’ils partent vers des pays plus pauvres.

Il peut arri­ver par­tout qu’un ascen­seur ne fonc­tionne pas. Lors des tra­jets en train en dehors des grandes villes, il n’y a sou­vent pas de quais de plain-pied. Ou le per­son­nel d’une entre­prise de trans­port ne veut pas assu­mer la res­pon­sa­bi­li­té d’une per­sonne en fau­teuil rou­lant. Dans ce cas, on dépend de l’aide des autres voya­geurs. Mais ils sont géné­ra­le­ment heu­reux d’aider. 

Avez-vous des exemples ?
Lors d’un voyage de cinq semaines aux Fid­ji, nous avons fait une excur­sion sur une île. Le tra­jet en bateau a duré trois heures. Lors de la réser­va­tion, j’a­vais men­tion­né que j’u­ti­li­sais un fau­teuil rou­lant et que je ne pou­vais pas mon­ter les esca­liers. L’é­qui­page a dit que ce n’é­tait pas un pro­blème, qu’ils aide­raient – une décla­ra­tion qui laisse beau­coup de place à l’in­ter­pré­ta­tion. Sur le bateau, on m’a sou­le­vé déli­ca­te­ment de mon fau­teuil rou­lant. Arri­vé à l’île, le bateau ne pou­vait pas accos­ter à cause de la marée basse. Très natu­rel­le­ment, l’é­qui­page m’a por­té sur envi­ron 200 mètres à tra­vers l’eau peu pro­fonde. C’est ain­si que les habi­tants résolvent les situa­tions de manière spontanée. 

Quels conseils avez-vous pour se pro­té­ger des urgences médi­cales en voyage ?
Per­sonne ne peut se pro­té­ger de tout. Il est impor­tant d’a­voir suf­fi­sam­ment de maté­riel de rechange, les médi­ca­ments néces­saires ain­si que les médi­ca­ments d’ur­gence cou­rants sur soi. De plus, les voya­geurs devraient avoir une assu­rance rapa­trie­ment en cas d’urgence. 

Il est cer­tai­ne­ment judi­cieux de se ren­sei­gner au préa­lable auprès des auto­ri­tés locales, de l’or­ga­ni­sa­teur ou des habi­tants sur l’hô­pi­tal ou le cabi­net médi­cal le plus proche. Il est éga­le­ment utile de recher­cher à l’a­vance le numé­ro d’ur­gence du pays. 

Orga­­ni­­sez-vous un sou­tien et une assis­tance sur place pour vos clients ?
Mes clients voyagent tous avec une ou plu­sieurs per­sonnes accom­pa­gnantes. Ils se sentent plus à l’aise si une per­sonne de confiance prend en charge cer­taines tâches de soins. Une assis­tance par des étran­gers peut être déli­cate si la rela­tion inter­per­son­nelle ne fonc­tionne pas. À Tene­rife, par exemple, il existe une sorte de Spi­tex (ser­vices de soins à domi­cile). Si je connais de telles offres, je trans­mets les contacts aux per­sonnes inté­res­sées si néces­saire. Mais elles doivent orga­ni­ser le sou­tien elles-mêmes. 

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Voya­ger sans obs­tacles en Thaï­lande – ça marche à merveille.

Quel rôle jouent les contacts et réseaux locaux dans la pla­ni­fi­ca­tion des voyages ?
Acces­sible ou non : chez Glo­be­trot­ter, nous réser­vons les voyages exclu­si­ve­ment via d’autres orga­ni­sa­teurs ayant des contacts locaux. Nous avons une ligne d’as­sis­tance 24 heures sur 24. Si un signa­le­ment est reçu, j’in­forme l’or­ga­ni­sa­teur, et il coor­donne la suite. Lors des voyages en groupe, c’est plus simple, car il y a une per­sonne de contact sur place. 

Voya­ger en groupe ou de manière auto­nome : quels sont les avan­tages et les incon­vé­nients pour les per­sonnes en fau­teuil roulant ?
L’a­van­tage d’un voyage en groupe peut être de pou­voir par­ta­ger les expé­riences ou même les craintes, de se sou­te­nir mutuel­le­ment, de se moti­ver ou de don­ner des conseils. Per­son­nel­le­ment, je pré­fé­re­rais un petit groupe de deux ou trois per­sonnes en fau­teuil rou­lant, j’i­ma­gine que plus serait lourd – que ce soit pour le trans­fert à l’aé­ro­port ou pour les trans­ports dans le pays de vacances. Même une visite au res­tau­rant avec six fau­teuils rou­lants et plu­sieurs accom­pa­gna­teurs devient rapi­de­ment un défi d’es­pace pour le per­son­nel de la restauration. 

Quels moyens auxi­liaires, à part le fau­teuil rou­lant, empor­­tez-vous en voyage, et à quoi faut-il faire attention ?
En prin­cipe, je voyage selon la devise : « Moins, c’est plus. » Mon dis­po­si­tif de trac­tion, le Swiss-Trac, m’ac­com­pagne tou­jours. D’autres per­sonnes dépendent d’un fau­teuil rou­lant élec­trique et doivent l’emporter. Il faut tou­jours gar­der à l’es­prit qu’un appa­reil peut tom­ber en panne et qu’une répa­ra­tion peut être dif­fi­cile. Une telle panne peut signi­fier la fin d’un voyage. Ces craintes sont com­pré­hen­sibles, mais renon­cer à voya­ger pour cette rai­son serait regrettable. 

Pho­tos avec l’ai­mable auto­ri­sa­tion de Roland Bigler

Dans de nombreux pays, les gens sont très serviables - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire de services indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse 9

À pro­pos de la personne
Un plon­geon dans la mer a été fatal à Roland Bigler. Suite à un coup à la nuque, cau­sé par une vague, le jeune homme de 20 ans est deve­nu tétra­plé­gique. Le maçon de for­ma­tion est depuis para­ly­sé de la poi­trine vers le bas – il peut bou­ger ses bras de manière limi­tée, mais pas ses doigts. Roland Bigler a dû se recon­ver­tir pro­fes­sion­nel­le­ment et a sui­vi une for­ma­tion com­mer­ciale à la Fon­da­tion Schu­­lungs- und Wohn­heim Ross­feld à Berne. Il y a ensuite tra­vaillé dans l’in­for­ma­tique et la comp­ta­bi­li­té. Roland Bigler ne s’est jamais lais­sé empê­cher de voya­ger mal­gré son fau­teuil rou­lant. Ses expé­riences lui sont utiles dans ses conseils pour les voyages acces­sibles chez Globetrotter. 

Ses récits de voyage sont dis­po­nibles sur : globetrotter.ch/rbigler

Res­ter indé­pen­dant en vieillissant

Im Alter unabhängig bleiben - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz
Im Alter unabhängig bleiben - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz 1

Au fil des années, la vie change – sou­vent de manière insi­dieuse. La vue et l’ouïe dimi­nuent pro­gres­si­ve­ment, de même que la résis­tance phy­sique et men­tale. Ceux qui ont des parents d’un cer­tain âge remarquent tôt ou tard de nom­breux petits chan­ge­ments dans leur com­por­te­ment. Il est d’au­tant plus impor­tant que les proches réagissent avec com­pré­hen­sion et signalent ces évo­lu­tions avec déli­ca­tesse. Car plus une per­sonne vieillit, plus les chan­ge­ments sont dif­fi­ciles. Ils peuvent pro­vo­quer de l’in­sé­cu­ri­té, voire de l’an­xié­té – et cela se mani­feste sou­vent par une cer­taine obs­ti­na­tion. Un com­por­te­ment empa­thique et res­pec­tueux est donc essen­tiel pour trou­ver ensemble de bonnes solutions. 

Les per­sonnes âgées ont par­fois du mal à emmé­na­ger dans une mai­son de retraite ou un éta­blis­se­ment de soins. L’i­mage de per­sonnes assises et ennuyées est ancrée dans de nom­breux esprits, mais ces temps sont révo­lus depuis long­temps. Dans la plu­part des ins­ti­tu­tions, il existe aujourd’­hui des pro­grammes de diver­tis­se­ment variés et de nom­breuses acti­vi­tés et les rési­dents béné­fi­cient en outre de l’en­vi­ron­ne­ment social sur place.

Il est néan­moins impor­tant de savoir : il est dans l’in­té­rêt de tous que les per­sonnes puissent res­ter chez elles le plus long­temps pos­sible, car cela reste moins coû­teux qu’un démé­na­ge­ment dans un éta­blis­se­ment ou une autre ins­ti­tu­tion. Ci-des­­sous, nous don­nons des conseils et mon­trons quels moyens auxi­liaires peuvent sou­te­nir les per­sonnes âgées. 
Lors du choix des moyens auxi­liaires, il est impor­tant de tenir compte des besoins et pré­fé­rences indi­vi­duels. Un conseil pro­fes­sion­nel ain­si qu’un ajus­te­ment cor­rect des moyens auxi­liaires sont essen­tiels. La FSCMA conseille les inté­res­sés de manière indé­pen­dante, et des spé­cia­listes en phy­sio­thé­ra­pie ou ergo­thé­ra­pie peuvent éga­le­ment aider à obte­nir le meilleur résul­tat pos­sible. Dans l’ex­po­si­tion de la FSCMA à Oen­sin­gen (SO), l’Ex­ma VISION, les inté­res­sés ont éga­le­ment la pos­si­bi­li­té d’es­sayer direc­te­ment de nom­breux moyens auxiliaires. 
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Le déam­bu­la­teur offre sta­bi­li­té et sécu­ri­té lors de la marche.
Grâce à un scoo­ter élec­trique, les per­sonnes à mobi­li­té réduite se déplacent de manière indépendante.
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Les sys­tèmes d’ap­pel d’ur­gence sont pré­cieux lorsque quel­qu’un doit deman­der de l’aide rapidement.
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Les barres d’ap­pui offrent une grande sécu­ri­té lors de l’u­ti­li­sa­tion des toi­lettes et de la toilette.
Un siège de douche réduit le risque de chute lors de la douche.
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Une planche de bain faci­lite l’en­trée dans la baignoire.
Se dépla­cer en auto­no­mie grâce aux aides à la mobilité
Grâce aux moyens auxi­liaires, les seniors peuvent conti­nuer à par­ti­ci­per acti­ve­ment et de manière auto­nome à la vie quo­ti­dienne et amé­lio­rer consi­dé­ra­ble­ment leur qua­li­té de vie. Pour les per­sonnes qui ne peuvent plus bien se dépla­cer à pied, un déam­bu­la­teur est un moyen auxi­liaire pré­cieux, car il offre sécu­ri­té lors de la marche et peut pré­ve­nir les chutes. Grâce aux freins, l’u­ti­li­sa­teur est éga­le­ment en sécu­ri­té lors des des­centes. Si la per­sonne sou­haite faire ses courses de manière auto­nome, un déam­bu­la­teur avec siège et panier ou sac est très utile : les achats peuvent être ran­gés en toute sécu­ri­té, et en cas de fatigue, il est pos­sible de s’as­seoir un moment. Une autre bonne option pour se dépla­cer de manière indé­pen­dante et sûre est un scoo­ter élec­trique à trois ou quatre roues. 
Par­fois, un fau­teuil rou­lant est le moyen auxi­liaire adap­té. Il existe toutes sortes de fau­teuils rou­lants – des modèles stan­dard à com­mande manuelle, aux fau­teuils élec­triques pour l’in­té­rieur et l’ex­té­rieur, en pas­sant par les fau­teuils spé­cia­li­sés comme les fau­teuils debout ou les fau­teuils de voyage. Bref, il existe une solu­tion adap­tée à chaque besoin.Les tech­no­lo­gies en plein essor
Les moyens auxi­liaires élec­tro­niques jouent éga­le­ment un rôle de plus en plus impor­tant dans la vie sans obs­tacles. Avec les sys­tèmes domo­tiques, on contrôle l’é­clai­rage, la tem­pé­ra­ture, la sécu­ri­té et plus encore par com­mande vocale ou smart­phone – d’une simple pres­sion et sans effort. 

Un sys­tème d’ap­pel d’ur­gence – sous forme de bra­ce­let, de col­lier ou d’ap­pa­reil mobile – offre aux seniors et à leurs proches un sen­ti­ment de sécu­ri­té. D’une simple pres­sion, les uti­li­sa­teurs peuvent rapi­de­ment appe­ler à l’aide en cas d’urgence. 

Les tra­ckers de san­té et de fit­ness mesurent des don­nées de san­té telles que la fré­quence car­diaque, le som­meil et l’ac­ti­vi­té. Les sys­tèmes de rap­pel aident à ne pas oublier, entre autres, la prise de médi­ca­ments ou d’autres tâches. Les smart­phones, tablettes et ordi­na­teurs deviennent éga­le­ment de plus en plus adap­tés aux seniors et acces­sibles : l’a­gran­dis­se­ment du texte rend le conte­nu plus lisible, et de nom­breux appa­reils pro­posent des options inté­grées pour ajus­ter la taille de la police, per­met­tant aux per­sonnes âgées d’u­ti­li­ser les médias numé­riques sans res­tric­tion. Sinon, les textes peuvent éga­le­ment être lus à haute voix. De plus, il existe des appli­ca­tions qui exercent la mémoire. 

Moyens auxi­liaires pour la maison
Pour qu’une per­sonne puisse vivre chez elle le plus long­temps pos­sible, il est impor­tant d’a­mé­na­ger l’en­vi­ron­ne­ment en consé­quence. Pour évi­ter les chutes, il faut sup­pri­mer les obs­tacles inutiles tels que les tapis ou les pots de fleurs. Les coins sombres doivent éga­le­ment être bien éclai­rés. En règle géné­rale, moins c’est sou­vent plus, et on se déplace ain­si plus libre­ment et plus en sécu­ri­té chez soi. 

Sécu­ri­té contre les chutes dans la salle de bains
En par­ti­cu­lier dans la salle de bains, où le sol peut être glis­sant, les barres d’ap­pui et poi­gnées sont pré­cieuses. Elles offrent sou­tien et sta­bi­li­té lors de l’u­ti­li­sa­tion des toi­lettes, sous la douche ou dans la bai­gnoire et réduisent consi­dé­ra­ble­ment le risque de chute. Le mon­tage doit être effec­tué par des pro­fes­sion­nels. D’autres aides dans la salle de bains sont les sièges de douche, les WC douche ou les rehaus­seurs de WC. Une planche de bain aide à entrer dans la bai­gnoire et à en sor­tir. Il est éga­le­ment impor­tant que les portes de cabine de douche s’ouvrent vers l’ex­té­rieur afin qu’en cas d’ur­gence, une per­sonne ayant besoin d’aide puisse être rapi­de­ment soutenue. 

Des revê­te­ments de sol anti­dé­ra­pants peuvent être posés dans la salle de bains, mais aus­si dans le reste du loge­ment. Ils offrent une pro­tec­tion sup­plé­men­taire contre les glis­sades et les chutes. 

Au fait : que faire si on a besoin d’aide pour la toi­lette ? Dans les can­tons, il existe des centres de coor­di­na­tion pour les orga­ni­sa­tions qui pro­posent leurs ser­vices aux per­sonnes âgées à un prix réduit. Diverses orga­ni­sa­tions Spi­tex offrent éga­le­ment un tel ser­vice – pour la toi­lette ain­si que pour le net­toyage à domi­cile. Si le méde­cin trai­tant pres­crit une telle aide, les caisses mala­die prennent en charge une par­tie des frais. Il vaut donc la peine de se renseigner. 

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Un monte-esca­­lier assis néces­site peu d’es­pace et trans­porte les per­sonnes en toute sécu­ri­té d’un étage à l’autre.
Un lit avec bar­rières laté­rales et fonc­tion d’in­cli­nai­son faci­lite l’en­trée et la sortie.

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Un fau­teuil rele­veur mul­ti­fonc­tion­nel place l’u­ti­li­sa­teur dans la bonne posi­tion – que ce soit pour s’al­lon­ger confor­ta­ble­ment, lire ou aider à se lever.

Fran­chir les seuils et les marches à la maison
L’ac­ces­si­bi­li­té est la clé du bien-être des per­sonnes âgées. Grâce à un envi­ron­ne­ment sans obs­tacles, elles se déplacent libre­ment et sans entrave dans leur propre maison. 

Les rampes et les portes larges faci­litent l’ac­cès et la mobi­li­té dans l’en­vi­ron­ne­ment domes­tique. Elles per­mettent aux per­sonnes uti­li­sant des aides à la marche ou un fau­teuil rou­lant de se dépla­cer sans aide exté­rieure, favo­ri­sant ain­si l’au­to­no­mie et la liber­té au quotidien. 

Les esca­liers peuvent être faci­le­ment fran­chis avec un monte-esca­­lier. Il existe de nom­breux types de monte-esca­­liers – que ce soit pour les esca­liers droits ou courbes. Les rampes fixes sont très utiles. Ins­tal­lées des deux côtés, elles pro­tègent des chutes et offrent plus de sécu­ri­té lors de la mon­tée des escaliers. 

Bien dor­mir
Un lit à hau­teur réglable ou lit bas est un lit médi­ca­li­sé qui peut être abais­sé très bas. Cela faci­lite l’en­trée et la sor­tie du lit pour l’u­ti­li­sa­teur et mini­mise le risque de chute. Un lit avec bar­rières laté­rales pro­tège éga­le­ment contre les chutes pen­dant le sommeil. 

Sièges avec confort supplémentaire
Des sièges conçus de manière ergo­no­mique et faci­le­ment acces­sibles aug­mentent le confort et la sécu­ri­té lors d’ac­ti­vi­tés quo­ti­diennes comme man­ger, lire ou regar­der la télé­vi­sion. Ils peuvent contri­buer à ce que les per­sonnes âgées res­tent auto­nomes plus long­temps et amé­liorent leur qua­li­té de vie. Il peut s’a­gir, entre autres, de fau­teuils et de chaises dotés d’une aide au lever intégrée. 

Petits moyens auxi­liaires à grand effet de la Ligue suisse contre le rhumatisme
La Ligue suisse contre le rhu­ma­tisme pro­pose des moyens auxi­liaires astu­cieux qui sou­lagent les arti­cu­la­tions et per­mettent un tra­vail indé­pen­dant en cui­sine, par exemple un ouvre-bou­­chon à vis. Celui-ci est doté de mâchoires de pré­hen­sion den­te­lées qui peuvent être ajus­tées à dif­fé­rentes tailles de bou­chons. La poi­gnée en acier inoxy­dable se sai­sit avec une prise relâ­chée, et grâce à l’ef­fet de levier, il faut net­te­ment moins de force pour ouvrir le bou­chon à vis. 

Les poêles pleines deviennent vite lourdes. Grâce à une poi­gnée mobile, une poêle reçoit rapi­de­ment une seconde poi­gnée, de sorte que le poids est répar­ti sur les deux mains. La poi­gnée de main­tien s’a­dapte à toutes les poêles et est facile à fixer. Un tapis anti­dé­ra­pant per­met de main­te­nir les planches à décou­per en place pen­dant le tra­vail. Conseil : un tel tapis éco­no­mise éga­le­ment de la force dans la main qui tient lors de l’ou­ver­ture de fer­me­tures ou lors du mélange. 

La Ligue suisse contre le rhu­ma­tisme pro­pose éga­le­ment un tapis de pré­pa­ra­tion qui ne pèse que 36 grammes. Par­ti­cu­liè­re­ment pra­tique : comme il est flexible, on peut faire glis­ser les ali­ments cou­pés dans le bol à deux mains. 

Ouïe et vue
Si la capa­ci­té audi­tive ou visuelle dimi­nue avec l’âge, cela rend la com­mu­ni­ca­tion et l’in­te­rac­tion sociale extrê­me­ment dif­fi­ciles. Les per­sonnes concer­nées devraient donc envi­sa­ger rapi­de­ment l’ac­qui­si­tion d’une pro­thèse audi­tive. S’ils la demandent avant d’at­teindre l’âge de la retraite ordi­naire, ils béné­fi­cie­ront éga­le­ment par la suite du main­tien des droits acquis. Cela signi­fie que les moyens auxi­liaires finan­cés par l’AI sont main­te­nus à l’âge AVS. Si les per­sonnes concer­nées n’u­ti­lisent l’aide audi­tive que plus tard, elles peuvent deman­der une contri­bu­tion aux frais auprès de l’AVS. Il en va de même pour les aides visuelles de près : si l’on s’ha­bi­tue tôt à des lunettes bifo­cales, le chan­ge­ment est plus facile que si la vision de près néces­site une forte cor­rec­tion.

Pour les per­sonnes mal­voyantes, les loupes faci­litent consi­dé­ra­ble­ment la lec­ture de textes dans les livres, maga­zines ou sur les emballages.

Mou­ve­ment et entraî­ne­ment ciblé
Le mou­ve­ment est bon pour le sys­tème immu­ni­taire ain­si que pour la san­té psy­chique et phy­sique, pour un som­meil répa­ra­teur et un poids stable. Grâce à un entraî­ne­ment régu­lier, on peut amé­lio­rer la force et l’é­qui­libre et réduire consi­dé­ra­ble­ment le risque de chute. 

Le mou­ve­ment est bon pour le sys­tème immu­ni­taire ain­si que pour la san­té psy­chique et phy­sique, pour un som­meil répa­ra­teur et un poids stable. Grâce à un entraî­ne­ment régu­lier, on peut amé­lio­rer la force et l’é­qui­libre et réduire consi­dé­ra­ble­ment le risque de chute. 

Les ser­vices de conseil aident
Si une per­sonne n’est plus en mesure de sub­ve­nir à ses besoins, le par­te­naire a beau­coup de mal à sou­te­nir le démé­na­ge­ment de cette per­sonne dans une ins­ti­tu­tion. Après de nom­breuses années de vie com­mune, la plu­part se sentent res­pon­sables de l’autre et veulent orga­ni­ser cette étape eux-mêmes. Mais il vaut la peine de deman­der l’aide de ser­vices de conseil pour le pas­sage dans une institution. 

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Grâce à l’ef­fet de levier de l’ouvre-bou­chon à vis, un bou­chon à vis s’ouvre avec peu d’ef­fort. Source : Ligue suisse contre le rhumatisme
Un plus un font deux : Grâce à une poi­gnée mobile, une poêle se porte mieux. Source : Ligue suisse contre le rhumatisme 

Inter­lo­cu­teurs précieux
www.spitex.ch
www.rheumaliga.ch
www.prosenectute.ch
www.fscma.ch

Les per­sonnes assu­rées doivent conser­ver leur acti­vi­té lucrative.

Versicherte sollen ihre Erwerbstätigkeit erhalten. - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz
Versicherte sollen ihre Erwerbstätigkeit erhalten. - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz

La conven­tion tari­faire des fau­teuils rou­lants dis­tingue les fau­teuils rou­lants élec­triques réper­to­riés et non réper­to­riés. Qu’est-ce que cela signifie ?
La conven­tion tari­faire des fau­teuils rou­lants dis­tingue cinq caté­go­ries prin­ci­pales de fau­teuils rou­lants. Il s’a­git des fau­teuils rou­lants adap­ta­tifs, des fau­teuils rou­lants de base simples, des fau­teuils rou­lants pour enfants, des fau­teuils rou­lants spé­ciaux à réglages mul­tiples et des fau­teuils rou­lants électriques. 

Pour qu’un fau­teuil rou­lant élec­trique soit réper­to­rié, c’est-à-dire rem­bour­sé par l’as­su­rance inva­li­di­té (AI), le reven­deur spé­cia­li­sé, l’im­por­ta­teur ou le fabri­cant doit le sou­mettre à la com­mis­sion des modèles de la com­mis­sion tari­faire pour inclu­sion. Celle-ci l’exa­mine, car il doit rem­plir des cri­tères clai­re­ment défi­nis. L’AI rem­bourse les fau­teuils rou­lants réper­to­riés selon un sys­tème for­fai­taire. Le méde­cin rem­plit l’or­don­nance médi­cale pour la remise d’un fau­teuil rou­lant pour la per­sonne assu­rée. Le degré d’in­va­li­di­té est déter­mi­né sur la base de cette ordon­nance. Selon le degré d’in­va­li­di­té, le reven­deur spé­cia­li­sé reçoit une somme déter­mi­née pour le fau­teuil rou­lant élec­trique. Peu importe quel fau­teuil rou­lant de la liste la per­sonne assu­rée reçoit. Chaque fau­teuil rou­lant de la liste coûte le même mon­tant à l’AI. 

Lorsque la conven­tion tari­faire des fau­teuils rou­lants a été éla­bo­rée, il n’exis­tait que des fau­teuils rou­lants élec­triques réper­to­riés. Les fau­teuils rou­lants non réper­to­riés ne rem­plissent pas tous les cri­tères de la liste et ne les rem­pli­ront jamais. L’ex­pé­rience a cepen­dant mon­tré que toutes les per­sonnes assu­rées ne peuvent pas être équi­pées de pro­duits réper­to­riés. C’est pour­quoi d’autres caté­go­ries ont été ajou­tées : les fau­teuils rou­lants élec­triques non répertoriés. 

Quelles caté­go­ries dis­­tingue-t-on pour les fau­teuils rou­lants élec­triques non répertoriés ?
Au début, il y avait la caté­go­rie des fau­teuils rou­lants élec­triques pour l’ex­té­rieur, que nous appe­lons aus­si fau­teuils rou­lants élec­triques tout-ter­­rain. Avec le temps, il est appa­ru que cer­taines per­sonnes assu­rées pou­vaient éga­le­ment se débrouiller avec un fau­teuil rou­lant élec­trique plus simple. C’est ain­si qu’est appa­rue la caté­go­rie des fau­teuils rou­lants élec­triques pour l’in­té­rieur et pour une uti­li­sa­tion limi­tée à l’ex­té­rieur. Pour les fau­teuils rou­lants non réper­to­riés, le finan­ce­ment fonc­tionne dif­fé­rem­ment : l’AI ne les rem­bourse pas par un for­fait, mais au prix du marché. 

Les personnes assurées doivent conserver leur activité lucrative. - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire de services indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse 1 Les personnes assurées doivent conserver leur activité lucrative. - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire de services indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse 2 Les personnes assurées doivent conserver leur activité lucrative. - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire de services indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse 3

Des excur­sions sur des rives pier­reuses – le JST Moun­tain Drive le rend possible.
Grâce aux petites roues avant et arrière, le poids se déplace selon que l’on monte ou des­cend une pente. L’u­ti­li­sa­teur est éga­le­ment en sécu­ri­té dans la neige.
Grâce au JST Moun­tain Drive, l’u­ti­li­sa­trice peut pour­suivre son acti­vi­té équestre et se dépla­cer en toute sécu­ri­té dans l’é­cu­rie, sur le sable ou dans les prairies.
(Images 1–3 : © JST Mul­ti­drive AG)

Que peut faire un fau­teuil rou­lant élec­trique tout-ter­­rain et où est-il utilisé ?
Ces fau­teuils rou­lants sont conçus pour les ter­rains acci­den­tés, les prai­ries ou la mon­tagne. Les fau­teuils rou­lants élec­triques tout-ter­­rain sont construits très dif­fé­rem­ment des fau­teuils rou­lants élec­triques conven­tion­nels. Ils ont par exemple une trans­mis­sion inté­grale ou une concep­tion qui s’é­qui­libre auto­ma­ti­que­ment dans les pentes. Cer­tains modèles sont plus larges, plus robustes et dis­posent d’une trac­tion différente. 

À qui un tel fau­teuil rou­lant convient-il ?
En prin­cipe, il convient à tous ceux qui veulent un VTT à quatre roues et qui aiment se dépla­cer sur des che­mins non gou­dron­nés. Nous rece­vons régu­liè­re­ment des demandes de per­sonnes qui sou­haitent un fau­teuil rou­lant élec­trique tout-ter­­rain. Cepen­dant, nous avons ici un pro­blème d’as­su­rance, car l’AI ne pré­voit un tel fau­teuil rou­lant que pour les per­sonnes qui vivent là où aucun autre fau­teuil rou­lant ne fonc­tionne, ou pour les per­sonnes qui en ont besoin pour exer­cer leur acti­vi­té lucra­tive. Vous pou­vez lire un exemple d’une telle uti­li­sa­tion dans le récit d’ex­pé­rience. Un autre exemple est une moni­trice d’é­qui­ta­tion : suite à un acci­dent, elle est para­plé­gique, mais grâce à ce fau­teuil rou­lant, elle peut conti­nuer son acti­vi­té. Elle se déplace sur le manège de sable et dans les prai­ries et pro­mène les che­vaux. Pour de telles uti­li­sa­tions, l’AI finance les fau­teuils roulants. 

Quels modèles sont dis­po­nibles en Suisse ?
En Suisse, deux modèles se sont éta­blis : le Magic Mobi­li­ty Extreme X8 et le JST Moun­tain Drive. Le X8 a une trans­mis­sion inté­grale, mais en rai­son de ses grands pneus, il ne convient pas aux villes. Avec des pneus bal­lon, les pneus s’usent très rapi­de­ment sur l’as­phalte. Il offre plus de pos­si­bi­li­tés de réglage que le JST et convient aux per­sonnes ayant des limi­ta­tions de mobi­li­té plus sévères. Le JST a une pro­pul­sion à deux roues et dis­pose d’un sys­tème spé­cial qui équi­libre le poids. 

Vous avez vous-même tes­té le modèle JST Moun­tain Drive. Qu’a­vez-vous fait et quelles ont été vos expériences ?
J’é­tais au Stock­horn dans l’O­ber­land ber­nois. J’ai d’a­bord emprun­té le sen­tier de ran­don­née amé­na­gé pour les tou­ristes. Il fai­sait froid et humide, car il avait plu la veille, et les condi­tions du sol étaient donc mau­vaises. Mais j’ai tra­ver­sé les pâtu­rages et j’ai été vrai­ment impres­sion­née par la qua­li­té de son frei­nage. En des­cen­dant, j’ai lâché le joys­tick. Je pen­sais que je conti­nue­rais à glis­ser sur les roues – mais cela ne s’est pas pro­duit. Le fau­teuil rou­lant s’est arrê­té au milieu de la pente. 

J’ai éga­le­ment trou­vé la concep­tion très agréable. Il a deux roues motrices au centre, ain­si que de petites roues sup­plé­men­taires à l’a­vant et à l’ar­rière. En des­cen­dant une pente, le poids se déplace vers l’ar­rière, en mon­tant, vers l’a­vant. J’é­tais tou­jours bien équi­li­brée et n’ai jamais eu l’im­pres­sion de tom­ber du fau­teuil en pente. 

Peut-on uti­li­ser un tel fau­teuil rou­lant éga­le­ment à l’in­té­rieur et n’u­ti­li­ser que celui-ci ?
Non, les fau­teuils rou­lants élec­triques tout-ter­­rain ne sont pas conçus pour l’in­té­rieur. Le JST Moun­tain Drive est beau­coup trop large en rai­son de son grand car­ros­sage et ne passe par aucune porte conven­tion­nelle. De plus, si ces fau­teuils rou­lants sont uti­li­sés là où ils doivent l’être, ils ont l’ap­pa­rence cor­res­pon­dante. Si j’ai uti­li­sé le fau­teuil rou­lant dehors dans la boue ou dans l’é­cu­rie, je ne veux plus l’u­ti­li­ser dans le salon. Le Magic Mobi­li­ty Extreme X8 est si mas­si­ve­ment construit qu’à l’in­té­rieur, on a l’im­pres­sion de rou­ler avec un char d’as­saut autour de la table de cui­sine. Cela ne fonc­tionne que si quel­qu’un a beau­coup d’es­pace et que le fau­teuil est par­fai­te­ment adap­té – il n’est alors tou­jours pas propre. 

Vous avez déjà évo­qué le finan­ce­ment. L’AI ne finance pas un fau­teuil rou­lant élec­trique tout-ter­­rain à toutes les per­sonnes inté­res­sées. Pourquoi ?
En prin­cipe, toute per­sonne qui ne peut pas se dépla­cer de manière auto­nome avec un fau­teuil rou­lant manuel a droit à un fau­teuil rou­lant élec­trique. Si cette condi­tion est rem­plie, la per­sonne a droit à un fau­teuil rou­lant élec­trique réper­to­rié. Seule la per­sonne qui en a besoin pour tra­vailler ou qui ne peut ren­trer chez elle que grâce à lui a droit à un fau­teuil rou­lant élec­trique tout-ter­­rain. Et : la per­sonne doit pou­voir le conduire elle-même. 

Cepen­dant, si quel­qu’un sou­haite abso­lu­ment un tel modèle, la per­sonne peut en faire la demande auprès de l’AI. L’AI contri­bue aux coûts dans le cadre du fau­teuil rou­lant auquel la per­sonne aurait droit. Le reste est payé par la per­sonne inté­res­sée elle-même. Nous décon­seillons à nos clients de faire de telles acqui­si­tions, car cela leur ferme de nom­breuses portes auprès de l’AI : dans ce cas, la per­sonne assu­rée a un fau­teuil rou­lant élec­trique qu’elle peut uti­li­ser à l’ex­té­rieur. Si elle a éga­le­ment besoin d’un fau­teuil rou­lant élec­trique pour l’in­té­rieur, cela devient dif­fi­cile auprès de l’AI. 

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Avec sa trans­mis­sion inté­grale, le Magic Mobi­li­ty Extreme X8 est le com­pa­gnon idéal dans la nature.

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Grâce à ses grands pneus, le Magic Mobi­li­ty Extreme X8 roule sans pro­blème dans le sable.
Le Magic Mobi­li­ty Extreme X8 est adap­table à une grande varié­té de besoins.

Un fau­teuil rou­lant élec­trique tout-ter­­rain est très cher. Existe-t-il d’autres pos­si­bi­li­tés que l’AI pour les per­sonnes inté­res­sées d’ob­te­nir un sou­tien financier ?
Les per­sonnes inté­res­sées peuvent s’a­dres­ser à des fon­da­tions, par exemple Pro Infir­mis ou la Fon­da­tion Cere­bral. Il n’y a cepen­dant aucune garan­tie qu’elles paient. 

Mais : la Fon­da­tion Cere­bral loue à des prix abor­dables des fau­teuils rou­lants du modèle JST Moun­tain Drive dans diverses des­ti­na­tions d’ex­cur­sion en Suisse et dans la Prin­ci­pau­té de Liech­ten­stein, par exemple au Stock­horn, où j’é­tais, ou encore au musée en plein air de Bal­len­berg. C’est for­mi­dable, car cela per­met éga­le­ment aux uti­li­sa­teurs de fau­teuils rou­lants de se dépla­cer en montagne. 

Existe-t-il des alter­na­tives pour les per­sonnes inté­res­sées afin de se dépla­cer confor­ta­ble­ment sur des che­mins non gou­dron­nés, très raides et en montagne ?
Une alter­na­tive tout-ter­­rain est le Swiss-Trac. Il s’a­git d’un sys­tème de pro­pul­sion que les uti­li­sa­teurs attachent au fau­teuil rou­lant manuel. Cepen­dant, le ter­rain sol­li­cite for­te­ment le fau­teuil rou­lant manuel. Il est éga­le­ment impor­tant de savoir que l’AI n’est pas res­pon­sable des acti­vi­tés de loi­sirs des per­sonnes assu­rées. Qui­conque sou­haite acqué­rir un Swiss-Trac pour ses loi­sirs doit le payer lui-même. 

La caté­go­rie des fau­teuils rou­lants élec­triques pour l’in­té­rieur com­prend éga­le­ment les fau­teuils rou­lants élec­triques pliables. Qui a besoin d’un tel fau­teuil roulant ?
Un exemple clas­sique est celui des patients atteints de sclé­rose en plaques (SEP). Ils peuvent encore mar­cher seuls, mais cela devient pro­gres­si­ve­ment dif­fi­cile à l’ex­té­rieur. Sou­vent, ils ne sont pas encore men­ta­le­ment prêts pour un fau­teuil rou­lant élec­trique, mais ont besoin d’un moyen auxiliaire. 

Quels sont les avan­tages et les inconvénients ?
Ces fau­teuils sont conçus pour une uti­li­sa­tion en inté­rieur. Ain­si, un fau­teuil rou­lant élec­trique pliable rem­plit son objec­tif si la per­sonne uti­li­sa­trice veut aller au musée ou au centre com­mer­cial. Les proches chargent sim­ple­ment le fau­teuil rou­lant dans la voi­ture, car il est rela­ti­ve­ment léger. Il est rapi­de­ment mon­té et replié, tou­jours dis­po­nible et facile à ran­ger à la mai­son. Cepen­dant, ces fau­teuils ne sont pas confor­tables : ils ont une auto­no­mie plus courte que les autres fau­teuils rou­lants élec­triques, ne sont ni réglables ni ajus­tables, ne sont pas ou mal sus­pen­dus et n’ont pas d’é­clai­rage. En rai­son des petites roues, les bor­dures de trot­toir sont infran­chis­sables. De plus, l’in­cli­nai­son du siège ne peut pas être réglée, ce qui pré­sente un risque de chute. 

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Le fau­teuil rou­lant élec­trique Qui­ckie Q50R se plie faci­le­ment et s’emporte en vacances.

Par­mi quels modèles les per­sonnes inté­res­sées peuvent-elles choisir ?
Il y en a beau­coup. C’est géné­ra­le­ment dif­fé­rent selon les régions, en fonc­tion des modèles pro­po­sés par le reven­deur spé­cia­li­sé. Ces fau­teuils rou­lants sont des pro­duits de niche. Nous rece­vons rela­ti­ve­ment peu de demandes. Cepen­dant, cer­tains clients acquièrent eux-mêmes un tel modèle comme deuxième fau­teuil rou­lant élec­trique, par exemple pour les vacances. 

Com­ment l’AI finance-t-elle un tel fau­teuil roulant ?
Tout d’a­bord, une per­sonne inté­res­sée doit rem­plir les condi­tions de remise d’un fau­teuil rou­lant élec­trique et ne doit pas en pos­sé­der déjà un. Si elle demande ensuite un fau­teuil rou­lant élec­trique pliable, le finan­ce­ment n’est en prin­cipe pas un pro­blème, car il est moins cher qu’un modèle réper­to­rié. Cepen­dant, nous décon­seillons à nos clients d’ob­te­nir un tel fau­teuil rou­lant par l’in­ter­mé­diaire de l’AI. Notre tâche est de les conseiller et de leur faire remar­quer qu’un tel modèle leur ferme plus de portes. Pour des mala­dies comme la SEP, il est une réa­li­té que les per­sonnes concer­nées auront besoin d’un meilleur moyen auxi­liaire à plus ou moins long terme. Nous anti­ci­pons et recom­man­dons, pour l’a­ve­nir, des moyens auxi­liaires plus durables et plus adap­tables. L’AI est inté­res­sée à finan­cer un fau­teuil rou­lant qui sera uti­li­sé pen­dant de nom­breuses années et qui pour­ra s’a­dap­ter aux nou­veaux besoins – ce que les fau­teuils rou­lants pliables ne rem­plissent pas. 

La caté­go­rie des fau­teuils rou­lants élec­triques pour l’in­té­rieur com­prend les fau­teuils rou­lants élec­triques d’in­té­rieur clas­siques et petits. Qu’est-ce qui les caractérise ?
J’aime les appe­ler les chaises de bureau rou­lantes. Ils sont très petits, très maniables et ont sou­vent un élé­va­teur de hau­teur de siège inté­gré, per­met­tant aux uti­li­sa­teurs d’at­teindre la hau­teur de tra­vail appro­priée. Ils conviennent très bien comme chaise de tra­vail à l’intérieur. 

Ce fau­teuil rou­lant élec­trique est éga­le­ment un pro­duit de niche. Mais un tel pro­duit a tout à fait sa rai­son d’être. Nous avons déjà eu des cas où l’a­mé­na­ge­ment d’une salle de bain n’é­tait pas pos­sible, mais grâce à un tel fau­teuil rou­lant, la per­sonne concer­née a pu accé­der à la salle de bain. 

Un tel pro­duit convient aux per­sonnes ayant une légère limi­ta­tion phy­sique ou cer­taines fonc­tions rési­duelles, comme par exemple les per­sonnes atteintes de SEP à un stade pré­coce ou d’hémiplégie.

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Rapi­de­ment déplié, le fau­teuil rou­lant élec­trique Qui­ckie Q50R est idéal pour les visites au centre com­mer­cial. (Images : 4–8 : © Sun­rise Medi­cal AG) 

Quels sont les inconvénients ?
Par­fois, même de petites rampes peuvent faire bas­cu­ler le fau­teuil rou­lant en le tra­ver­sant. Il est donc impor­tant que les per­sonnes inté­res­sées cla­ri­fient pré­ci­sé­ment où et com­ment elles veulent uti­li­ser le fau­teuil rou­lant. D’autres incon­vé­nients sont les petites roues, la courte por­tée, l’ab­sence d’é­clai­rage et, à part la hau­teur du siège, il n’y a pas de fonc­tions de réglage. Cela signi­fie qu’un tel fau­teuil rou­lant n’est pas adap­table indi­vi­duel­le­ment, et les options de lar­geur de siège sont éga­le­ment limitées. 

Quels modèles sont dis­po­nibles sur le mar­ché suisse ?
Cela dépend aus­si du reven­deur spé­cia­li­sé régio­nal. Sou­vent, il s’a­git de pro­duits qui vont et viennent – presque comme des pro­duits de mode. Ces fau­teuils rou­lants élec­triques doivent répondre à beau­coup moins d’exi­gences qu’un fau­teuil rou­lant tout-ter­­rain, par exemple. 

L’AI finance-t-elle ces fau­teuils roulants ?
L’AI finance de tels fau­teuils rou­lants s’ils sont uti­li­sés comme outil de tra­vail, qu’il s’a­gisse d’une per­sonne ayant un emploi de bureau ou d’une femme au foyer qui en a besoin pour accom­plir ses tâches. L’AI met tout en œuvre pour que les per­sonnes assu­rées conservent leur acti­vi­té lucrative. 

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À pro­pos de la personne
Alexan­dra Frey est titu­laire d’un diplôme fédé­ral d’a­gri­cul­trice et a tra­vaillé comme aide-exploi­­tante. Elle s’est ensuite for­mée en ergo­thé­ra­pie. Elle a tra­vaillé en réédu­ca­tion de la main ain­si qu’en neu­ro­réé­du­ca­tion. Par la suite, elle a été res­pon­sable des four­ni­tures de fau­teuils rou­lants et des coques d’as­sise ortho­pé­diques dans le com­merce spé­cia­li­sé en réédu­ca­tion. Elle tra­vaille à la FSCMA depuis 2009. Elle a d’a­bord été conseillère à Oen­sin­gen (SO), et depuis 2018, elle dirige le Centre de moyens auxi­liaires à Itti­gen (BE). De plus, elle dirige le domaine spé­cia­li­sé des moyens auxi­liaires adultes et, avec Chris­tof Elmi­ger, le domaine spé­cia­li­sé des fau­teuils rou­lants adultes à la FSCMA. 

En bref
La conven­tion tari­faire des fau­teuils rou­lants régit le finan­ce­ment de tous les fau­teuils rou­lants. Il s’a­git d’un contrat com­plet entre les pres­ta­taires de ser­vices, c’est-à-dire le com­merce spé­cia­li­sé, et les assu­rances telles que l’AI ou les assu­rances accidents.