Auto­no­mie grâce à la robo­tique et aux moyens auxi­liaires numériques

Autonomie dank Robotik und digitalen Hilfsmitteln - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz
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Un bras robo­tique inno­vant offre de nou­velles liber­tés aux per­sonnes atteintes de tétra­plé­gie haute. Car dans un envi­ron­ne­ment de moyens auxi­liaires qui évo­lue rela­ti­ve­ment rapi­de­ment, la FSCMA cherche et trouve des solu­tions, stric­te­ment selon le slo­gan « Nous trou­vons des solu­tions », pour que ces moyens auxi­liaires puissent être four­nis dans le sys­tème exis­tant de moyens auxi­liaires en Suisse. 

Un moyen auxi­liaire révo­lu­tion­naire fait actuel­le­ment sen­sa­tion en Suisse – et sus­cite des dis­cus­sions juri­diques et en matière de droit des assu­rances sociales. Il s’agit d’un bras robo­tique qui peut être direc­te­ment fixé à un fau­teuil rou­lant élec­trique ou à une table. Grâce à sa tech­nique de pré­hen­sion à trois doigts et à sa com­mande sen­so­rielle, il per­met aux per­sonnes atteintes de tétra­plé­gie haute d’effectuer des acti­vi­tés qui sont une évi­dence pour beau­coup d’autres – comme man­ger, boire, se tou­cher le visage, se grat­ter la tête ou redres­ser ses lunettes. Ce bras robo­tique per­met aux per­sonnes gra­ve­ment para­ly­sées de faire un pas déci­sif vers l’autonomie et la par­ti­ci­pa­tion à la vie quo­ti­dienne. Les fonc­tions et les avan­tages sont clai­re­ment décrits dans le rap­port d’expérience avec Seve­rin Bischof. 

Tech­no­lo­gie avec perspective
La main robo­tique est équi­pée de cap­teurs qu’une per­sonne uti­li­sa­trice peut com­man­der elle-même. Elle est com­man­dée via le joys­tick déjà exis­tant du fau­teuil rou­lant élec­trique ou via des méthodes de sai­sie spé­ciales comme la com­mande par la langue, la com­mande par aspi­­ra­­tion-souffle, la com­mande ocu­laire, cépha­lique ou par le pied. Cela dépend des capa­ci­tés indi­vi­duelles de la per­sonne concer­née. La tech­no­lo­gie s’a­dapte ain­si de manière hau­te­ment per­son­na­li­sée aux besoins des uti­li­sa­trices et utilisateurs. 

La valeur ajou­tée est évi­dente : les per­sonnes atteintes de tétra­plé­gie com­plète ou haute ou de limi­ta­tions com­pa­rables comme la sclé­rose en plaques (SEP) ou la sclé­rose laté­rale amyo­tro­phique (SLA) ne dépendent plus en per­ma­nence de l’aide de tiers pour les gestes simples d’au­to­soins. Au lieu de cela, elles retrouvent une part d’au­to­no­mie – une vie auto­dé­ter­mi­née devient ain­si pour la pre­mière fois à por­tée de main. Qui­conque a vu une fois com­ment, lors d’un pre­mier essai d’un tel bras robo­tique, l’ex­pres­sion du visage des per­sonnes concer­nées, « pri­son­nières dans leur corps », se trans­forme éner­gi­que­ment en sou­rire et rayon­ne­ment, sait immé­dia­te­ment quelle dimen­sion s’ouvre pour les per­sonnes concer­nées grâce à ces moyens auxi­liaires. C’est pré­ci­sé­ment pour cette rai­son que la FSCMA tient à s’en­ga­ger pour apla­nir le che­min sou­vent dif­fi­cile jus­qu’au financement. 

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Un exos­que­lette, tel qu’il est uti­li­sé sur les chan­tiers, confère aux uti­li­sa­teurs une dose sup­plé­men­taire de force lorsque les bras se fatiguent, tout en sou­la­geant la nuque. (Pho­to : Festool) 

Défi juri­dique et cas de jurisprudence
Aus­si convain­cante que soit l’é­vo­lu­tion tech­nique, son par­cours à tra­vers les ins­tances du droit des assu­rances sociales a été et reste dif­fi­cile. Le bras robo­tique ne peut actuel­le­ment être attri­bué à aucune caté­go­rie de moyens auxi­liaires de l’or­don­nance du DFI concer­nant la remise de moyens auxi­liaires par l’as­su­rance-inva­li­di­té (OMAI). L’OMAI date d’une époque où de telles tech­no­lo­gies n’exis­taient tout sim­ple­ment pas encore. 

Le bras robo­tique ne rem­plit pas la défi­ni­tion d’un moyen auxi­liaire selon le Tri­bu­nal fédé­ral. La défi­ni­tion est décrite pré­ci­sé­ment dans plu­sieurs arrêts du Tri­bu­nal fédé­ral. En consé­quence, les offices AI ont d’a­bord refu­sé les pre­mières demandes de prise en charge des coûts. Le bras robo­tique ne peut pas être direc­te­ment attri­bué à une caté­go­rie de l’O­MAI, ce qui a conduit à des déci­sions de refus. 

L’in­ter­ven­tion d’un tri­bu­nal admi­nis­tra­tif a fait bou­ger les choses. Dans un cas concret, un deman­deur lour­de­ment para­ly­sé a por­té plainte contre le refus de l’of­fice AI can­to­nal et a obte­nu gain de cause. L’ar­gu­ment déci­sif pour le juge a été la struc­ture de coûts com­pa­rable d’une pro­thèse de bras myo­élec­trique : une pro­thèse qui rem­place le bras de l’é­paule jus­qu’aux doigts entraîne des coûts simi­laires. Même lors­qu’une per­sonne concer­née pos­sède par exemple encore une deuxième main fonc­tion­nelle. Dans de tels cas, l’of­fice AI prend en charge les coûts sans remettre en ques­tion l’a­dé­qua­tion. Contrai­re­ment au bras robo­tique, une telle pro­thèse est reliée au corps de la per­sonne concer­née et peut être clai­re­ment attri­buée à une caté­go­rie de moyens auxi­liaires de l’O­MAI (ch. 1.02 OMAI). 

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neo1 a été spé­cia­le­ment déve­lop­pé pour les per­sonnes ayant une fonc­tion limi­tée des bras et des mains. (Pho­to : Vincent Sys­tems GmbH) 

Sou­tien tech­nique spé­cia­li­sé par la FSCMA
L’é­va­lua­tion fon­dée de la FSCMA a contri­bué de manière essen­tielle au juge­ment posi­tif du tri­bu­nal. Elle a com­pa­ré les bras d’as­sis­tance robo­tiques avec les solu­tions pro­thé­tiques clas­siques et a démon­tré un rap­port coût-béné­­fice équi­li­bré. Il est ain­si appa­ru clai­re­ment que l’u­ti­li­té de la tech­no­lo­gie robo­tique dans la vie quo­ti­dienne pour les per­sonnes concer­nées va bien au-delà du pure­ment méca­nique – car elle per­met une vie autodéterminée. 

Nou­velle direc­tive et pra­tique future
Sur la base du juge­ment du tri­bu­nal can­to­nal, il est sug­gé­ré aux offices AI que les bras d’as­sis­tance robo­tiques peuvent être sub­su­més sous le chiffre des moyens auxi­liaires des pro­thèses de bras. Ain­si, il appar­tient désor­mais à l’ap­pré­cia­tion de l’of­fice AI concer­né de déci­der de la prise en charge des coûts sur la base de la pro­por­tion­na­li­té indi­vi­duelle – en tenant compte de la situa­tion de loge­ment, de la dépen­dance à la rente et du poten­tiel d’au­to­no­mie. Les can­tons peuvent déci­der dif­fé­rem­ment dans la Suisse fédéraliste. 

Un moyen auxi­liaire avec un effet de signal pour l’avenir
Le déve­lop­pe­ment du bras robo­tique pour les per­sonnes concer­nées marque un pro­grès signi­fi­ca­tif dans le domaine des tech­no­lo­gies d’as­sis­tance. Un ter­rain nou­veau est explo­ré tant sur le plan tech­nique que sur le plan du droit social. Le cas de juris­pru­dence désor­mais éta­bli ouvre la voie à une inté­gra­tion plus sys­té­ma­tique de cette inno­va­tion dans la four­ni­ture de moyens auxi­liaires. Il reste à espé­rer que la régle­men­ta­tion suive rapi­de­ment – et que le che­min vers une vie auto­dé­ter­mi­née soit apla­ni pour les per­sonnes ayant les limi­ta­tions les plus sévères, non seule­ment tech­ni­que­ment, mais aus­si juri­di­que­ment. La FSCMA espère voir de nom­breux visages rayon­nants lors des pro­chains pre­miers essais du nou­veau moyen auxiliaire. 

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L’orthèse myo­élec­trique de main Exo­mo­tion® hand one capte les signaux mus­cu­laires exis­tants et les conver­tit en mou­ve­ments de pré­hen­sion. (Pho­to : HKK Bio­nics GmbH) 

Inno­va­tions tech­no­lo­giques pour plus d’indépendance
Les moyens auxi­liaires tech­no­lo­giques ouvrent de nou­velles voies vers plus d’au­to­dé­ter­mi­na­tion aux per­sonnes ayant de graves limi­ta­tions phy­siques. Les sys­tèmes d’as­sis­tance à com­mande vocale, les exos­que­lettes modernes ou les com­mandes intel­li­gentes de fau­teuils rou­lants montrent com­ment les inno­va­tions numé­riques peuvent amé­lio­rer dura­ble­ment la qua­li­té de vie. 

La tech­no­lo­gie élec­tro­nique numé­rique a réa­li­sé des pro­grès remar­quables qui ouvrent de nou­velles voies vers plus d’au­to­no­mie et de qua­li­té de vie aux per­sonnes ayant de graves limi­ta­tions phy­siques. Des exos­que­lettes myo­élec­triques aux com­mandes intel­li­gentes de fau­teuils rou­lants en pas­sant par les véhi­cules par­tiel­le­ment auto­nomes – la gamme de tech­no­lo­gies d’as­sis­tance ne cesse de s’élargir. 

Dis­po­si­tifs à com­mande vocale
Grâce aux assis­tants vocaux cou­rants, comme Siri ou Alexa, divers appa­reils peuvent aujourd’­hui être com­man­dés par des com­mandes vocales. La lumière s’al­lume, le chauf­fage peut être com­man­dé, la camé­ra devant la porte d’en­trée montre qui se trouve devant la mai­son, et la porte élec­trique peut être com­man­dée par des com­mandes vocales. Grâce au smart­phone, même les per­sonnes atteintes de para­ly­sie très sévère peuvent pro­fi­ter de ces tech­no­lo­gies. La FSCMA sou­tient et conseille les per­sonnes inté­res­sées dans toute la Suisse direc­te­ment sur place, car de nom­breuses per­sonnes concer­nées ont besoin d’aide pour uti­li­ser de tels assistants. 

Exos­que­lettes : une nou­velle mobi­li­té grâce à la technologie
Un exos­que­lette est une struc­ture méca­nique por­tée à l’extérieur du corps qui sou­tient ou ren­force l’utilisateur. Par exemple, lors de tra­vaux phy­siques dans l’industrie ou sur les chan­tiers. L’idée est de sou­te­nir le corps avec un cor­set de sou­tien. Des entre­prises comme Hil­ti ou Fes­tool ont ouvert leur propre sec­teur d’activité pour les exos­que­lettes. Outre le contexte pro­fes­sion­nel, il existe éga­le­ment des exos­que­lettes pour la réédu­ca­tion et l’utilisation pri­vée au quo­ti­dien comme moyens auxi­liaires pour les per­sonnes en situa­tion de han­di­cap. Grâce à eux, les per­sonnes atteintes de para­ly­sie ou de fai­blesse mus­cu­laire retrouvent en par­tie des fonc­tions motrices per­dues. Ils aident par exemple à se lever, à mar­cher ou à sou­le­ver des objets. 

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Mune­vo Drive détecte les mou­ve­ments de la tête et les conver­tit en signaux de com­mande pour le fau­teuil rou­lant élec­trique. (Pho­to : Mune­vo GmbH) 

neo1 de Vincent Systems
neo1 est un exos­que­lette myo­élec­trique pour le membre supé­rieur qui peut être por­té sous les vête­ments. Il a été spé­cia­le­ment déve­lop­pé pour les per­sonnes ayant une fonc­tion limi­tée des bras et des mains, par exemple après des acci­dents vas­cu­laires céré­braux ou des lésions du plexus. En cap­tant les signaux mus­cu­laires, il per­met des mou­ve­ments ciblés et sou­tient ain­si la récu­pé­ra­tion des capa­ci­tés quotidiennes. 

Exo­mo­tion® hand one de HKK Bionics
L’Exo­mo­tion® hand one est une orthèse de main myo­élec­trique qui per­met aux per­sonnes atteintes de para­ly­sie flasque ou spas­tique de la main de sai­sir à nou­veau. Elle capte les signaux mus­cu­laires exis­tants – même pro­ve­nant de groupes mus­cu­laires alter­na­tifs – et les conver­tit en mou­ve­ments de pré­hen­sion. Cela faci­lite de nom­breuses tâches quo­ti­diennes et favo­rise l’autonomie. 

Com­mande intel­li­gente de fau­teuil rou­lant : mune­vo Drive ou MyEcc
Pour les per­sonnes à mobi­li­té très réduite, mune­vo Drive offre une solu­tion inno­vante. Cette com­mande intel­li­gente de fau­teuil rou­lant est basée sur des lunettes de don­nées qui détectent les mou­ve­ments de la tête et les conver­tissent en signaux de com­mande pour le fau­teuil rou­lant élec­trique. Ain­si, les uti­li­sa­teurs peuvent contrô­ler leur fau­teuil rou­lant en mains libres et de manière intui­tive – une alter­na­tive élé­gante aux sys­tèmes de com­mande conven­tion­nels. Les lunettes peuvent être gérées avec peu d’effort dans le dépôt de moyens auxi­liaires de la FSCMA. L’acquisition coû­teuse est ain­si relativisée. 

Avec MyEcc, un fau­teuil rou­lant est com­man­dé au moyen de mou­ve­ments de l’i­ris. Cette option de com­mande per­met éga­le­ment aux per­sonnes concer­nées de retrou­ver une part d’au­to­dé­ter­mi­na­tion. La FSCMA a déjà levé des obs­tacles impor­tants dans le domaine de la com­mande spé­ciale pour les orga­nismes payeurs comme l’AI ou la Suva et donc aus­si pour les per­sonnes concernées. 

Véhi­cules auto­nomes : la mobi­li­té du futur
Les voi­tures auto­nomes pour­raient jouer un rôle impor­tant à l’avenir pour la mobi­li­té des per­sonnes en situa­tion de han­di­cap. Les véhi­cules de niveau d’autonomie 5, qui fonc­tionnent entiè­re­ment sans inter­ven­tion humaine, offrent un grand poten­tiel. De 2016 à 2021, les Smart­Shut­tles « Valère » et « Tour­billon » de Car­Pos­tal ont cir­cu­lé à Sion. Ils ont été les pre­miers véhi­cules auto­nomes au monde à être uti­li­sés dans les trans­ports publics. La FSCMA y voit un avan­tage mer­veilleux, mais jusqu’à pré­sent irréa­li­sable, pour les per­sonnes ayant de graves limi­ta­tions. Que diriez-vous si une per­sonne en fau­teuil rou­lant pou­vait mon­ter seule dans la voi­ture, entrer la des­ti­na­tion et arri­ver en toute sécu­ri­té ? Avant d’en arri­ver là, il reste encore quelques défis à relever :
– Arri­mage du fau­teuil rou­lant : la fixa­tion sûre et auto­nome des fau­teuils rou­lants dans le véhi­cule n’est pas encore entiè­re­ment auto­ma­ti­sée. Les sys­tèmes d’arrimage comme Dahl Vario­Dock™ offrent des solu­tions flexibles, mais néces­sitent sou­vent des ajus­te­ments manuels.
– Stan­dar­di­sa­tion : La diver­si­té des modèles de fau­teuils rou­lants com­plique le déve­lop­pe­ment de sys­tèmes d’ar­ri­mage uni­formes. Une stan­dar­di­sa­tion à l’é­chelle du sec­teur serait néces­saire pour garan­tir une large com­pa­ti­bi­li­té.
– Cadre juri­dique : Dans de nom­breux pays, y com­pris en Suisse et en Alle­magne, les véhi­cules entiè­re­ment auto­nomes de niveau 5 ne sont pas encore auto­ri­sés léga­le­ment. Des pro­jets pilotes dans des villes comme Ham­bourg ou aux États-Unis montrent cepen­dant déjà de pre­miers suc­cès. Dans le domaine des moyens auxi­liaires d’as­sis­tance, de nom­breux obs­tacles res­tent à lever. Le terme même de moyen auxi­liaire, qui juri­di­que­ment n’est rem­pli que s’il est por­té sur le corps, doit être repensé. 

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MyEcc com­mande le fau­teuil rou­lant au moyen des mou­ve­ments de l’iris. (Pho­to : HomeBrace) 

Les moyens auxi­liaires numé­riques comme oppor­tu­ni­té pour plus d’inclusion
Les tech­no­lo­gies pré­sen­tées montrent de manière impres­sion­nante com­ment les inno­va­tions numé­riques peuvent contri­buer à amé­lio­rer la qua­li­té de vie des per­sonnes ayant des limi­ta­tions phy­siques. Alors que les exos­que­lettes et les sys­tèmes de com­mande intel­li­gents trouvent déjà aujourd’­hui une appli­ca­tion dans la vie quo­ti­dienne, l’in­té­gra­tion des véhi­cules auto­nomes fait encore face à quelques défis. Avec la recherche en cours, le déve­lop­pe­ment tech­nique et l’a­dap­ta­tion juri­dique, ces obs­tacles pour­raient éga­le­ment être sur­mon­tés – sur le che­min d’une mobi­li­té plus inclu­sive pour tous. 

Les spé­cia­listes de la FSCMA sont ouverts aux nou­velles tech­no­lo­gies et trouvent tou­jours des solu­tions. Éga­le­ment en col­la­bo­ra­tion avec l’Of­fice fédé­ral des assu­rances sociales, on cherche des moyens de savoir com­ment et où quelles autres options de finan­ce­ment entrent en ligne de compte. La FSCMA a dans ce domaine la fonc­tion de conseil, d’ob­jec­ti­ver les nou­veaux moyens auxi­liaires d’un point de vue tech­nique spé­cia­li­sé et de mon­trer les avan­tages et inconvénients. 

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Le Smart­Shut­tle « Tour­billon » a cir­cu­lé de manière auto­nome à Sion entre 2016 et 2021. (Pho­to : CarPostal) 

 

Dépôts AI : durables et éco­nomes en ressources

Werkstätte - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz 4
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Les huit centres de moyens auxi­liaires de la FSCMA gèrent, dans le cadre du man­dat de l’Of­fice fédé­ral des assu­rances sociales (OFAS), un dépôt de moyens auxi­liaires, en abré­gé dépôt AI. Ces dépôts AI sont une bonne chose, car les moyens auxi­liaires qui ne sont plus uti­li­sés y trouvent une nou­velle vie. Les spé­cia­listes les révisent et les réparent, puis les remettent à une nou­velle per­sonne uti­li­sa­trice. En Suisse, envi­ron 4 000 moyens auxi­liaires attendent d’être réuti­li­sés. L’é­quipe d’It­ti­gen remet chaque année envi­ron 700 moyens auxi­liaires. Autant de moyens auxi­liaires reviennent chaque année au dépôt. Mais que se passe-t-il exac­te­ment dans un dépôt AI ? Une visite au dépôt AI d’It­ti­gen per­met d’y voir plus clair. Un exemple : une per­sonne pos­sède un fau­teuil rou­lant, mais en a désor­mais besoin d’un nou­veau. L’AI lui accorde une garan­tie de prise en charge des coûts et lui envoie en même temps un ordre de res­ti­tu­tion. Celui-ci indique que la per­sonne doit remettre l’an­cien fau­teuil rou­lant au dépôt AI. L’é­quipe de la FSCMA reçoit éga­le­ment ce cour­rier et sait alors qu’un fau­teuil rou­lant va être res­ti­tué. Il existe dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés pour la res­ti­tu­tion : la per­sonne apporte le moyen auxi­liaire dans un dépôt AI ou le fait récu­pé­rer par la FSCMA. Ou bien elle apporte le moyen auxi­liaire dans le com­merce spé­cia­li­sé, qui en retourne ensuite plu­sieurs simul­ta­né­ment au dépôt AI. 

Res­ti­tu­tion et pre­mier contrôle
Une fois arri­vé au dépôt AI d’It­ti­gen, le moyen auxi­liaire est d’a­bord ache­mi­né au sous-sol du bâti­ment. C’est là que se trouvent la zone de livrai­son et le hall où sont entre­po­sés dif­fé­rents fau­teuils rou­lants res­ti­tués, véhi­cules élec­triques, lits de soins et autres moyens auxi­liaires. Cer­tains fau­teuils rou­lants ont l’air assez abî­més. Dif­fi­cile d’i­ma­gi­ner qu’ils seront remis en cir­cu­la­tion. Dans le hall, le res­pon­sable d’é­quipe conseil et le res­pon­sable d’a­te­lier sou­mettent les moyens auxi­liaires à un pre­mier contrôle. Ils décident quels moyens auxi­liaires ils vont entiè­re­ment révi­ser, des­quels ils peuvent encore uti­li­ser des pièces de rechange et les­quels seront éli­mi­nés et recy­clés. Ils iden­ti­fient les moyens auxi­liaires selon un sys­tème de feux tri­co­lores avec des auto­col­lants. Le vert signi­fie que le moyen auxi­liaire sera réuti­li­sé, le rouge qu’il sera éli­mi­né et le bleu iden­ti­fie les moyens auxi­liaires qui four­ni­ront des pièces de rechange. Si des moyens auxi­liaires ne sont plus homo­lo­gués en Suisse ou si le com­merce spé­cia­li­sé ne four­nit plus de pièces de rechange, cer­tains moyens auxi­liaires encore fonc­tion­nels partent en Éthio­pie où ils rendent de bons ser­vices (voir enca­dré). En règle géné­rale : si le dépôt AI remet gra­tui­te­ment des modèles plus anciens, les béné­fi­ciaires signent qu’ils n’en tire­ront aucun profit. 

Retour dans le hall. Les spé­cia­listes tiennent un registre exact de chaque moyen auxi­liaire et sai­sissent tous les détails dans leur sys­tème. Ils ont ain­si une vue d’en­semble et savent tout ce qu’ils entre­posent dans le dépôt. Tous les dépôts AI ont accès à cette base de don­nées et peuvent, en cas de besoin, com­man­der un moyen auxi­liaire dans un autre site. Il s’a­git le plus sou­vent de fau­teuils rou­lants. « Nous ne dépla­çons pas les déam­bu­la­teurs et les lits de soins d’un dépôt à l’autre, car ce n’est pas éco­no­mique », explique Alexan­dra Frey. Elle dirige le Centre de moyens auxi­liaires d’Ittigen. 

Sto­ckage et orga­ni­sa­tion intelligents
Lorsque les spé­cia­listes recyclent des moyens auxi­liaires, ils exa­minent atten­ti­ve­ment et démontent les acces­soires qui pour­raient être utiles pour les répa­ra­tions et les révi­sions. De nom­breux moyens auxi­liaires contiennent de l’a­lu­mi­nium et de l’élec­tro­nique. « Les fau­teuils rou­lants élec­triques en par­ti­cu­lier four­nissent tou­jours du maté­riel de rechange pré­cieux », explique Alexan­dra Frey. Ce qui reste est trié et éli­mi­né de manière appro­priée par l’é­quipe. Les moyens auxi­liaires des­ti­nés à être réuti­li­sés se trouvent au deuxième étage du Centre de moyens auxi­liaires. C’est là que se trouvent l’a­te­lier et les halls de sto­ckage. Ces der­niers sont le cœur du dépôt AI. Dans les halls se trouvent des ran­gées d’é­ta­gères avec des moyens auxi­liaires non révi­sés. On y trouve de tout : des ver­ti­ca­li­sa­teurs, des sièges pour enfants et des rampes aux fau­teuils rou­lants pour enfants, fau­teuils rou­lants élec­triques et manuels, en pas­sant par les entraî­ne­ments élec­triques, les monte-esca­­liers, les scoo­ters et les lits de soins. Dans des armoires se trouvent des cous­sins d’as­sise neufs et dans des caisses le maté­riel de rechange. Tout est trié par type et taille, éti­que­té et orga­ni­sé de manière sys­té­ma­tique. Alexan­dra Frey appelle le dépôt AI un com­merce de pro­duits divers. Alors que le com­merce spé­cia­li­sé se concentre géné­ra­le­ment sur des moyens auxi­liaires sélec­tion­nés, les dépôts AI reçoivent les pro­duits les plus variés. 

Rapi­de­ment dis­po­nibles, un avan­tage des dépôts AI
« Cer­tains moyens auxi­liaires partent rapi­de­ment, d’autres res­tent long­temps ici », explique Alexan­dra Frey. Par exemple parce qu’ils ont une taille qui ne convient qu’à peu de per­sonnes, ou parce qu’il s’a­git d’un moyen auxi­liaire spé­cial. Lorsque quel­qu’un a besoin d’un moyen auxi­liaire, celui-ci est prêt dans un délai de deux à trois jours. Le temps est un avan­tage déci­sif des dépôts AI par rap­port au com­merce spé­cia­li­sé. « Celui-ci n’a sou­vent pas de grands stocks et com­mande les moyens auxi­liaires chez les fabri­cants », explique Alexan­dra Frey. En cas de rup­ture de stock ou selon la situa­tion mon­diale, le délai d’at­tente peut se pro­lon­ger de plu­sieurs mois. Dans les dépôts AI, le maté­riel est dis­po­nible. L’Hô­pi­tal de l’Île se pro­cure éga­le­ment des moyens auxi­liaires auprès du dépôt AI d’It­ti­gen. « Lors­qu’ils ont besoin d’un lit de soins ou d’un fau­teuil rou­lant pour les soins pal­lia­tifs, il faut faire vite », raconte Alexan­dra Frey. 

L’a­te­lier redonne un nou­vel éclat
Pour que les spé­cia­listes puissent remettre en état un moyen auxi­liaire, ils reçoivent une demande d’a­te­lier. Celle-ci est éta­blie par la per­sonne qui a conseillé la cliente ou le client. La demande d’a­te­lier décrit pré­ci­sé­ment com­ment les col­la­bo­ra­teurs de l’a­te­lier doivent adap­ter le moyen auxi­liaire. Ils récu­pèrent le moyen auxi­liaire cor­res­pon­dant dans le stock, puis le stockent dans une sorte de salle d’at­tente, car les col­la­bo­ra­teurs de l’a­te­lier traitent les moyens auxi­liaires par ordre de prio­ri­té. Sou­vent, un moyen auxi­liaire passe sous la douche avant la révi­sion. Le dépôt AI dis­pose d’une salle sépa­rée à cet effet. Celle-ci est équi­pée d’un net­toyeur haute pres­sion, d’une machine à laver, de pro­duits détar­trants pour les chaises de douche ain­si que de pro­duits de net­toyage et de dés­in­fec­tion. Les méca­ni­ciens démontent le moyen auxi­liaire, le net­toient soi­gneu­se­ment et le laissent sécher. Ensuite, ils le remettent en état, rem­placent l’an­cien maté­riel par du neuf, le réparent et l’a­daptent pré­ci­sé­ment à la per­sonne qui le rece­vra. Il est éton­nant de voir la trans­for­ma­tion que subissent les moyens auxi­liaires. Car une fois le tra­vail ter­mi­né, ils ont l’air neufs et attendent d’être récupérés. 

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Les moyens auxi­liaires usa­gés qui reviennent au dépôt AI ont par­fois l’air assez abîmés

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L’é­li­mi­na­tion et le recy­clage cor­rects sont essen­tiels pour le dépôt AI.

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Dans les halls de sto­ckage s’en­tassent des moyens auxi­liaires et des pièces de rechange de toutes sortes – orga­ni­sés de manière systématique.

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Grâce à la demande d’a­te­lier, les col­la­bo­ra­teurs de l’a­te­lier savent tout ce qu’ils doivent adap­ter pour la nou­velle per­sonne utilisatrice.

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La file d’at­tente avec les moyens auxi­liaires à réviser

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Dans cette salle, les spé­cia­listes net­toient les moyens auxiliaires.

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Le col­la­bo­ra­teur d’a­te­lier remet à neuf un fau­teuil rou­lant pour enfant.

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Le ver­ti­ca­li­sa­teur démon­té pour un enfant est rééquipé.

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Comme neuf : un fau­teuil rou­lant entiè­re­ment révi­sé avec dis­po­si­tif de trac­tion est prêt à être récupéré.

Tou­jours en ser­vice en Éthiopie

Les moyens auxi­liaires qui sont mis au rebut ou qui ne répondent plus aux dis­po­si­tions légales de la Suisse obtiennent une nou­velle vie en Éthio­pie. Les fau­teuils rou­lants et les moyens auxi­liaires y sont, comme dans d’autres pays afri­cains, une den­rée rare. 17 % des per­sonnes en Éthio­pie vivent avec un han­di­cap. Les rai­sons sont la guerre, les mala­dies ou les acci­dents. La FSCMA sou­tient, avec son par­te­naire Rol­laid d’In­ter­la­ken, l’or­ga­ni­sa­tion à but non lucra­tif Addis Guzo. Outre les dons de maté­riel, deux col­la­bo­ra­teurs de la FSCMA se rendent éga­le­ment régu­liè­re­ment en Éthio­pie pour for­mer les per­sonnes à l’u­ti­li­sa­tion des moyens auxiliaires. 

Vidéo sur Addis Guzo en langue anglaise

En savoir plus :

www.rollaid.org
www.addisguzo.com

Dépôts AI : un man­dat de prestations

Les dépôts AI de la FSCMA veillent à ce que les moyens auxi­liaires usa­gés soient entre­te­nus et réuti­li­sés. Il en résulte un cycle durable qui pré­serve les res­sources et per­met à l’AI de réa­li­ser des économies.

La FSCMA gère le dépôt de moyens auxi­liaires de l’as­su­rance-inva­li­di­té (dépôt AI) sur man­dat de l’Of­fice fédé­ral des assu­rances sociales (OFAS). Dans les dépôts, dif­fé­rents moyens auxi­liaires sont prêts à être réuti­li­sés. Com­ment cette col­la­bo­ra­tion est-elle née ? Autre­fois, c’é­tait ain­si : l’AI se pro­cu­rait des moyens auxi­liaires par le biais du com­merce spé­cia­li­sé. Les moyens auxi­liaires qui n’é­taient plus uti­li­sés retour­naient à dif­fé­rents endroits selon la régle­men­ta­tion can­to­nale. Une entre­prise coû­teuse et peu judi­cieuse sur le plan éco­lo­gique pour l’AI, car elle ache­tait tou­jours de nou­veaux moyens auxi­liaires. C’est pour­quoi l’AI s’est mise en quête, en 1988, d’une orga­ni­sa­tion indé­pen­dante pour concré­ti­ser l’i­dée des dépôts AI. Un orga­nisme cen­tral devait gérer les moyens auxi­liaires, les entre­te­nir et les remettre en état pour les réuti­li­ser. L’AI a trou­vé son bon­heur auprès de la FSCMA, car celle-ci n’exerce qu’une acti­vi­té de conseil et ne fait pas elle-même office de com­merce spécialisé. 

Un cycle durable
Aujourd’­hui encore, l’AI se pro­cure les moyens auxi­liaires dans le com­merce spé­cia­li­sé et les remet en prêt aux per­sonnes qui en ont besoin. Un enfant en pleine crois­sance ou une per­sonne atteinte d’une mala­die évo­lu­tive a rapi­de­ment besoin d’un autre moyen auxi­liaire. La dif­fé­rence par rap­port à autre­fois est la sui­vante : aujourd’­hui, les moyens auxi­liaires usa­gés sont ache­mi­nés vers l’un des dépôts AI de la FSCMA. Les spé­cia­listes les révisent et les remettent à la per­sonne sui­vante. Un cycle durable et éco­nome en res­sources. « Bien enten­du, il est éga­le­ment impor­tant que le com­merce spé­cia­li­sé remette de nou­veaux moyens auxi­liaires, sinon les dépôts AI seront un jour vides », explique Alexan­dra Frey. Com­ment quel­qu’un obtient-il un moyen auxi­liaire du dépôt AI ? Il existe dif­fé­rentes voies. Un scé­na­rio type : une per­sonne qui a besoin d’un nou­veau fau­teuil rou­lant s’a­dresse au com­merce spé­cia­li­sé. Celui-ci exa­mine avec elle quel modèle et quelles adap­ta­tions elle a besoin. Au lieu de vendre direc­te­ment le fau­teuil rou­lant et de le fac­tu­rer à l’AI, le com­merce spé­cia­li­sé doit d’a­bord véri­fier auprès du dépôt AI si un modèle appro­prié y est dis­po­nible. Si oui, la per­sonne reçoit le moyen auxi­liaire du dépôt AI, sinon du com­merce spé­cia­li­sé. De nom­breuses clientes et clients de la FSCMA connaissent désor­mais le dépôt AI depuis des années et contactent éga­le­ment direc­te­ment les spé­cia­listes en cas de besoin. Si des répa­ra­tions ou des révi­sions sont néces­saires pour un moyen auxi­liaire pro­ve­nant du dépôt AI, les uti­li­sa­teurs peuvent à tout moment s’a­dres­ser à l’a­te­lier du dépôt AI. 

Sans pro­fit
Le dépôt AI reçoit de l’AI un mon­tant for­fai­taire pour chaque moyen auxi­liaire. Celui-ci couvre le maté­riel, l’en­tre­tien et les salaires des col­la­bo­ra­teurs. L’ex­cé­dent déga­gé par les dépôts AI est rever­sé à l’O­FAS en fin d’an­née. La FSCMA ne tire aucun béné­fice de la ges­tion du dépôt AI. 

 

Bon à savoir

Le prin­cipe de l’AI est le sui­vant : « Il n’existe de droit qu’à des moyens auxi­liaires de concep­tion simple, adé­quate et éco­no­mique. Les coûts sup­plé­men­taires occa­sion­nés par une autre concep­tion sont à la charge de l’as­su­ré. » (art. 2 de l’or­don­nance du Dépar­te­ment fédé­ral de l’in­té­rieur sur la remise de moyens auxi­liaires par l’assurance-invalidité)

Sésame, ouvre-toi

[Titel] - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz 15
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Que ce soit à la mai­son, au tra­vail ou dans l’espace public : les portes sont par­tout. Pour les per­sonnes ayant des limi­ta­tions phy­siques, elles consti­tuent tou­te­fois sou­vent un obs­tacle. Sont concer­nées les per­sonnes en fau­teuil rou­lant ain­si que les per­sonnes ayant des troubles de la marche, par exemple lorsqu’elles se déplacent avec un déam­bu­la­teur. Pou­voir ouvrir une porte de manière auto­nome déter­mine sou­vent si les per­sonnes ayant des limi­ta­tions phy­siques peuvent entrer de façon auto­dé­ter­mi­née dans un bâti­ment ou une pièce, ou si elles en sont exclues. 

Portes acces­sibles : norme et défis
La norme suisse rela­tive aux construc­tions sans obs­tacles défi­nit les exi­gences appli­cables aux portes des bâti­ments publics, des bâti­ments d’habitation et des bâti­ments avec des postes de tra­vail. Elle s’applique aux nou­velles construc­tions, aux réno­va­tions com­plètes et aux chan­ge­ments d’affectation. Dans de nom­breux immeubles récents, les portes sont suf­fi­sam­ment larges pour être fran­chies en fau­teuil rou­lant et ne pré­sentent pas de seuils. Il existe tou­te­fois encore de nom­breux bâti­ments plus anciens où cette norme n’est pas appli­quée à ce jour, car les mai­sons n’ont pas encore été réno­vées. Dans de nom­breux domaines, par exemple dans les bâti­ments publics, les res­tau­rants ou les cabi­nets médi­caux, les per­sonnes concer­nées ne peuvent que signa­ler les obs­tacles. Dans l’environnement per­son­nel ou au tra­vail, leur influence est plus grande. 

Quand les portes deviennent un obstacle
Par­fois, une per­sonne ayant une limi­ta­tion phy­sique n’a pas la force ou la motri­ci­té des membres supé­rieurs suf­fi­sante pour tour­ner la clé ou action­ner la poi­gnée. Les portes d’entrée sont sou­vent très lourdes ou équi­pées d’un ferme-porte auto­ma­tique. Sa force s’oppose à l’ouverture de la porte, ce qui empêche une per­sonne ayant une limi­ta­tion phy­sique de l’ouvrir. Peu importe que la per­sonne doive uti­li­ser la porte avec un déam­bu­la­teur, un fau­teuil rou­lant manuel, un fau­teuil rou­lant élec­trique ou un fau­teuil rou­lant avec dis­po­si­tif de trac­tion. La force de la porte peut dés­équi­li­brer une per­sonne avec un déam­bu­la­teur, avec un risque de chute. En fau­teuil rou­lant, il est dif­fi­cile de tour­ner la clé dans la ser­rure d’une main, d’ouvrir la porte en même temps et de recu­ler le fau­teuil. S’il y a en plus une pente devant la porte, c’est presque impos­sible. Pour les per­sonnes atteintes d’une hémi­plé­gie, il est tota­le­ment impos­sible d’ouvrir la porte d’une seule main tout en condui­sant le fau­teuil rou­lant. Ouvrir une porte avec un fau­teuil rou­lant équi­pé d’un dis­po­si­tif de trac­tion n’est le plus sou­vent pas réa­li­sable, car la dis­tance jusqu’à la poi­gnée est trop grande à cause du dis­po­si­tif de trac­tion. Pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant, l’espace libre à côté d’une porte est déter­mi­nant. Cet espace est impor­tant pour manœu­vrer avec le fau­teuil. Dans les cou­loirs étroits, comme à l’accès à un par­king sou­ter­rain, il fait sou­vent défaut. Mais il existe des solu­tions pour adap­ter les portes afin qu’elles soient pra­ti­cables en fau­teuil roulant. 

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Image de gauche : esca­liers à l’extérieur et à l’intérieur, pas de rampe, peu de place – les mai­sons anciennes sont des exemples typiques d’obstacles.
Image de droite : rendre les portes d’entrée acces­sibles ne néces­site le plus sou­vent pas d’autorisation.

À prendre en compte lors d’adaptations de portes
La manière dont une porte doit être adap­tée dépend du fait qu’une per­sonne l’utilise de manière auto­nome ou qu’une per­sonne aidante soit tou­jours pré­sente. Pour les per­sonnes qui se déplacent de manière auto­nome en fau­teuil rou­lant, il est impor­tant de pou­voir ouvrir les portes sans aide exté­rieure. Il est alors déter­mi­nant de savoir à quel point la limi­ta­tion phy­sique est impor­tante. Une éva­lua­tion appro­fon­die per­met de déter­mi­ner com­ment adap­ter les portes au cas par cas. Les per­sonnes concer­nées peuvent ini­tier de telles éva­lua­tions de leur propre ini­tia­tive, par exemple avec le sou­tien de la FSCMA, d’architectes ou de spé­cia­listes des auto­ma­tismes de portes. Une fois la déci­sion prise, ces der­niers pro­posent la solu­tion adaptée. 

Pour adap­ter des portes, il ne faut le plus sou­vent pas de per­mis de construire. Les excep­tions concernent les portes exté­rieures qui modi­fient la façade. Le ser­vice des construc­tions de la com­mune com­pé­tente ren­seigne les per­sonnes inté­res­sées. Dans un loge­ment loué, l’accord du bailleur est néces­saire. Dans son propre bien immo­bi­lier, aucune auto­ri­sa­tion n’est géné­ra­le­ment requise, là aus­si avec une excep­tion : les adap­ta­tions de portes dans la par­tie publique d’un immeuble en copro­prié­té. Dans ce cas, les copro­prié­taires doivent don­ner leur accord. Pour des adap­ta­tions sur le lieu de tra­vail, l’accord de l’employeur est néces­saire. Il est alors impor­tant de savoir si le bien immo­bi­lier appar­tient à l’employeur ou si l’entreprise est loca­taire. Exemple : si une entre­prise loue des bureaux dans un immeuble, le pro­prié­taire doit accep­ter l’adaptation de la porte, en par­ti­cu­lier si, comme pour l’entrée de l’immeuble, d’autres loca­taires sont éga­le­ment concernés. 

Seuils de porte
Sur­tout dans les bâti­ments anciens, les portes ont des seuils – sou­vent hauts de plu­sieurs cen­ti­mètres. On en trouve aus­si aux accès aux caves ou aux par­kings sou­ter­rains. Les seuils sont un risque de tré­bu­che­ment pour les per­sonnes ayant des troubles de la marche et un obs­tacle impor­tant pour cer­taines per­sonnes en fau­teuil rou­lant. Un petit seuil de 25 mm est facile à fran­chir pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant actives. Pour les per­sonnes ayant des limi­ta­tions des membres supé­rieurs, il est infran­chis­sable. Un fau­teuil rou­lant élec­trique peut fran­chir des seuils plus éle­vés d’environ 4 à 5 cm. Cela pro­voque tou­te­fois des secousses que cer­taines per­sonnes en fau­teuil rou­lant sup­portent mal. Il existe dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés pour adap­ter les seuils de porte. 

Une variante consiste à ins­tal­ler des cales de seuil. On en trouve dans le com­merce spé­cia­li­sé, de dif­fé­rentes hau­teurs et lar­geurs, en bois, métal ou plas­tique. Si néces­saire, des menuisiers/ères, métalliers/ères, entre­prises de construc­tion ou le com­merce spé­cia­li­sé en réadap­ta­tion les fabriquent sur mesure. Les cales de seuil doivent être suf­fi­sam­ment hautes pour que la porte puisse encore se fer­mer. Si une tran­si­tion sans seuil est néces­saire, la porte doit être rac­cour­cie à la bonne lon­gueur. Il est aus­si pos­sible de sup­pri­mer le seuil par des tra­vaux de construc­tion. C’est rela­ti­ve­ment simple pour les seuils en bois. Après sup­pres­sion du seuil, le revê­te­ment de sol doit être adap­té. Pour les seuils en béton, la sup­pres­sion est plus com­plexe. Après sup­pres­sion du seuil, la porte doit être ral­lon­gée ou rem­pla­cée par une porte plus longue. Pour les portes d’entrée, il peut être néces­saire d’installer un nou­veau joint. Les ponts de seuil et les rampes de seuil sont éga­le­ment faciles à installer. 

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Dans les loge­ments en loca­tion, en copro­prié­té par étages ou sur le lieu de tra­vail, l’accord de l’administration des copro­prié­taires ou du pro­prié­taire est nécessaire.

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Les ponts de seuil per­mettent de fran­chir faci­le­ment les seuils.
Une autre pos­si­bi­li­té consiste à uti­li­ser des rampes de seuil.

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Les rampes de seuil existent en dif­fé­rentes variantes.

Lar­geurs de porte
Dans les immeubles plus récents, les portes d’entrée, les portes d’appartement et les portes de salle de bains sont géné­ra­le­ment suf­fi­sam­ment larges pour le pas­sage d’un fau­teuil rou­lant. Il en va de même pour les portes des bâti­ments publics. Mais il existe encore de nom­breux immeubles anciens avec des portes étroites. Sou­vent, les portes inté­rieures d’une lar­geur de 60 à 70 cm sont trop étroites pour un fau­teuil rou­lant ou un déam­bu­la­teur. Pour évi­ter que les per­sonnes en fau­teuil rou­lant ne se blessent les doigts en pas­sant, la porte devrait idéa­le­ment être 10 cm plus large que la lar­geur totale du fau­teuil rou­lant. Dans les immeubles construits selon la norme rela­tive aux construc­tions sans obs­tacles, les portes ont une lar­geur d’au moins 80 cm. 

S’il y a suf­fi­sam­ment de place, il est pos­sible d’élargir des portes étroites. Selon le type de construc­tion de la porte, cela est plus ou moins com­plexe. Les huis­se­ries en bois sont plus faciles à enle­ver que les huis­se­ries métal­liques. Cela dépend aus­si du fait qu’il s’agisse d’un mur en briques ou d’un mur en béton. Pour les cloi­sons légères, il est rela­ti­ve­ment simple d’élargir une porte. En revanche, s’il s’agit d’un mur por­teur, des mesures sta­tiques sont par­fois néces­saires et un nou­veau lin­teau doit être ins­tal­lé. Les tra­vaux d’élargissement de portes sont le plus sou­vent réa­li­sés par des maçons/nes pour les tra­vaux de piquage, des menuisiers/ères pour une nou­velle porte et des peintres pour les retouches de l’enduit ou du papier peint. Si l’interrupteur doit être dépla­cé, des électriciens/nes sont éga­le­ment nécessaires. 

Lors d’un élar­gis­se­ment de porte, une nou­velle porte est tou­jours néces­saire. Il est judi­cieux de peser le pour et le contre entre une porte bat­tante et une porte cou­lis­sante. Il faut tenir compte du fait que les portes cou­lis­santes assurent une étan­chéi­té moins bonne que les portes bat­tantes. Si l’espace est trop res­treint ou si l’architecture du loge­ment ne per­met pas un élar­gis­se­ment, une porte sup­plé­men­taire peut éven­tuel­le­ment être la solution. 

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Une rampe, une porte élec­trique, suf­fi­sam­ment de place à l’intérieur – voi­là à quoi doit res­sem­bler aujourd’hui une toi­lette publique sans obstacles. 

La porte s’ouvre du mau­vais côté
De nom­breuses portes s’ouvrent vers l’intérieur de la pièce. Si cette pièce est très petite, les per­sonnes en fau­teuil rou­lant ne peuvent sou­vent pas fer­mer la porte de l’intérieur. Dans la salle de bains, il arrive en plus fré­quem­ment que la porte bloque l’accès à la douche. Les solu­tions pos­sibles à ce pro­blème sont l’installation d’une porte cou­lis­sante ou d’une porte qui s’ouvre vers l’extérieur.

Poi­gnées de tirage ou cor­de­lette de tirage
Les portes d’entrée ou de chambre n’ont géné­ra­le­ment pas de ferme-porte, de sorte que les per­sonnes en fau­teuil rou­lant peuvent en règle géné­rale les ouvrir à la main et entrer dans la pièce. En revanche, la situa­tion est dif­fé­rente pour fer­mer la porte : après le pas­sage, la poi­gnée se trouve der­rière elles. Elles doivent donc tour­ner le fau­teuil rou­lant de 180 degrés et recu­ler jusqu’à la poi­gnée. Ce pro­blème peut être réso­lu en ins­tal­lant une poi­gnée de tirage ou une cor­de­lette de tirage. Les per­sonnes en fau­teuil rou­lant prennent alors la poi­gnée de tirage ou la cor­de­lette de tirage en main en pas­sant et tirent la porte der­rière elles, sans se retourner. 

Moto­ri­sa­tions de porte
Les moto­ri­sa­tions de porte élec­triques sont des moteurs mon­tés en haut de la porte ou sur le mur, qui ouvrent et ferment les portes au moyen d’une trin­gle­rie. Elles peuvent être ins­tal­lées sous dif­fé­rentes formes. Avec le mode de mon­tage « Ser­vo », une per­sonne active la moto­ri­sa­tion via un émet­teur radio ou un bou­ton mural, et la porte s’ouvre. Après le pas­sage, elle se referme auto­ma­ti­que­ment. Les autres habi­tants de l’immeuble peuvent conti­nuer à ouvrir la porte à la main. Il existe tou­te­fois aus­si des modes de mon­tage où la porte s’ouvre et se ferme élec­tri­que­ment pour tous les habi­tants de l’immeuble. Le mode d’installation appro­prié est déter­mi­né au cas par cas par un spé­cia­liste des moto­ri­sa­tions de porte et des sys­tèmes de fer­me­ture, en concer­ta­tion avec les copro­prié­taires ou les pro­prié­taires de la maison. 

Les moto­ri­sa­tions de porte peuvent être pro­gram­mées indi­vi­duel­le­ment. La plu­part du temps, elles sont réglées de manière à s’arrêter immé­dia­te­ment lorsqu’elles ren­contrent un obs­tacle à l’ouverture ou à la fer­me­ture. Les forces en jeu sont très faibles et sont régle­men­tées par une norme. Une per­sonne sans limi­ta­tion phy­sique ne sera ni bles­sée ni ren­ver­sée en cas de contact. Il est tou­te­fois pos­sible que des per­sonnes ayant des troubles de la marche ou des per­sonnes âgées peu sûres sur leurs jambes soient désta­bi­li­sées par le contact de la porte et vacillent. Cela peut être évi­té grâce à une sécu­ri­sa­tion laser avec un Flats­can. Le laser sur­veille la zone d’ouverture et arrête la porte avant qu’elle ne touche l’obstacle ou une personne. 

Un spé­cia­liste doit éva­luer indi­vi­duel­le­ment l’installation d’une moto­ri­sa­tion de porte pour chaque porte et res­pec­ter les pres­crip­tions légales rela­tives à la pro­tec­tion incen­die et aux voies d’évacuation. Il éta­blit un concept de sécu­ri­té et décide, par exemple, s’il faut une sur­veillance laser. En outre, il est impor­tant de véri­fier si une per­sonne peut encore tour­ner la clé en rai­son de sa limi­ta­tion. Si ce n’est pas le cas, une ser­rure moto­ri­sée apporte une solution. 

Sur les lieux de tra­vail, les portes sont sou­vent équi­pées d’un sys­tème de contrôle d’accès par badge et inté­grées à un sys­tème d’alarme. Le spé­cia­liste intègre la moto­ri­sa­tion élec­trique de la porte dans le sys­tème exis­tant, est res­pon­sable du res­pect des normes en vigueur et garan­tit un fonc­tion­ne­ment irréprochable. 

Portes de bal­con et de terrasse
Les portes de bal­con et de ter­rasse pré­sentent les mêmes obs­tacles que les autres portes. Mais comme ces portes sont construites de manière très dif­fé­rente, une solu­tion indi­vi­duelle est néces­saire dans chaque cas. 

Finan­ce­ment et soutien
Les per­sonnes en âge AI peuvent deman­der à l’AI la prise en charge d’adaptations de portes. En règle géné­rale, l’AI prend en charge les adap­ta­tions de portes confor­mé­ment à la cir­cu­laire sur la remise des moyens auxi­liaires par l’assurance-invalidité (CMAI). Les per­sonnes inté­res­sées ayant des dif­fi­cul­tés finan­cières peuvent éga­le­ment s’adresser à Pro Infirmis. 

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Grâce à la moto­ri­sa­tion, cette porte s’ouvre sans effort.
Comme les portes de bal­con sont construites dif­fé­rem­ment, des solu­tions indi­vi­duelles sont nécessaires.

La Suisse peut prendre exemple sur Barcelone

An Barcelona kann sich die Schweiz ein Beispiel nehmen - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz
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Caro­line Baier était orga­ni­sa­trice d’é­vé­ne­ments de pro­fes­sion et res­pon­sable de divers évé­ne­ments publics dans la ville de Zurich. « Il y avait tou­jours beau­coup à orga­ni­ser pour que tout se passe par­fai­te­ment », se sou­vient cette femme de 52 ans. Elle aimait beau­coup son tra­vail, jus­qu’à ce qu’en 2010, le diag­nos­tic de sclé­rose en plaques (SEP) vienne bou­le­ver­ser ses pro­jets. La SEP est une mala­die aux mul­tiples visages, dont l’é­vo­lu­tion repré­sente un défi phy­sique pour les per­sonnes concernées. 

Pre­miers symp­tômes et long che­min vers le diagnostic
L’or­ga­ni­sa­tion d’é­vé­ne­ments est très exi­geante, et le stress ampli­fie les symp­tômes de la mala­die. Caro­line Baier a dû aban­don­ner à contre­cœur son métier bien-aimé. Le temps ain­si gagné, elle l’a pas­sé avec sa famille. Ses fils avaient trois et cinq ans lors­qu’elle a reçu le diagnostic. 

« Rétros­pec­ti­ve­ment, je sais que j’ai eu les pre­miers symp­tômes dès l’âge de 17 ans », raconte Caro­line Baier. En dan­sant, elle a remar­qué qu’a­près peu de temps, elle avait des pro­blèmes de coor­di­na­tion et ne par­ve­nait plus à tenir le rythme. De plus, elle avait constam­ment des infec­tions uri­naires. Plus tard sont venues s’a­jou­ter la fatigue et des four­mille­ments dans les bras et les jambes. « Mon méde­cin de famille a mis cela sur le compte du sur­me­nage », explique-t-elle. Elle s’est sen­tie cata­lo­guée comme hypo­con­driaque et pas prise au sérieux. 

Une mala­die aux nom­breuses manifestations
Aujourd’­hui, elle s’ac­com­mode bien de la mala­die et de la situa­tion de vie qui évo­lue constam­ment. « Je suis très bien entou­rée par ma famille », dit Caro­line Baier, ajou­tant : « Mes gar­çons et mon mari gèrent très bien la SEP et les défis qui l’ac­com­pagnent. » Elle est entre­pre­neuse et peut adap­ter son temps de tra­vail à son bien-être. Car la SEP la freine. Démarche ataxique (ataxie), seule­ment 20 % de capa­ci­té visuelle à l’œil gauche en rai­son de lésions per­ma­nentes du nerf optique, troubles de l’é­qui­libre, fatigue, rai­deur mati­nale ain­si que fai­blesses de coor­di­na­tion et de concen­tra­tion ne sont que quelques-unes des manifestations. 

Mobile grâce aux moyens auxiliaires
Les moyens auxi­liaires font par­tie du quo­ti­dien de Caro­line Baier. Une élé­gante canne de marche est son com­pa­gnon per­ma­nent. Depuis une pous­sée sévère en 2012, elle pos­sède un fau­teuil rou­lant actif avec une assis­tance élec­trique mon­table et une roue sup­plé­men­taire com­plé­men­taire. Elle peut elle-même la fixer au fau­teuil rou­lant. Sur­tout quand les enfants étaient petits, elle pou­vait ain­si fran­chir sans pro­blème les che­mins de gra­vier ou la pelouse pour accé­der à l’aire de jeux. « Il n’a pas été facile de convaincre l’AI qu’un fau­teuil rou­lant tout-ter­­rain est certes adap­té au ter­rain, mais peu pra­tique pour moi au quo­ti­dien à cause du char­ge­ment dans la voi­ture », pour­suit Caro­line Baier. Aujourd’­hui, elle uti­lise en plus une assis­tance élec­trique pour fau­teuils rou­lants actifs, le Smoov. Elle le fixe éga­le­ment elle-même au fau­teuil rou­lant. Depuis 2019, elle est en outre fière pro­prié­taire d’un Alinker. 

Alin­ker – vélo-mar­­cheur pour plus d’autonomie
L’A­lin­ker est un vélo-mar­­cheur à trois roues. Il est conçu pour les per­sonnes qui sou­haitent res­ter actives et mobiles de manière auto­nome. Avec l’A­lin­ker, Caro­line Baier se déplace en équi­libre, à hau­teur des yeux et déchar­gée de son propre poids corporel. 

Caro­line Baier est tel­le­ment enthou­sias­mée par l’A­lin­ker qu’elle détient depuis 2019 les droits de dis­tri­bu­tion en Suisse, en Alle­magne et en Autriche. Les per­sonnes inté­res­sées peuvent essayer l’A­lin­ker chez Caro­line Baier avant l’ac­qui­si­tion. Actuel­le­ment, le vélo-mar­­cheur ne figure pas sur la liste des moyens auxi­liaires de l’AI, mais dans cer­tains cas, celle-ci prend en charge les coûts. 

Du temps pour se res­sour­cer et recueillir des impressions
Le mou­ve­ment est pour Caro­line Baier une com­pen­sa­tion idéale au tra­vail. Autre­fois très spor­tive, elle fait aujourd’­hui quo­ti­dien­ne­ment du fit­ness et va régu­liè­re­ment à l’hip­po­thé­ra­pie. Elle assiste éga­le­ment régu­liè­re­ment avec son mari aux évé­ne­ments spor­tifs de ses fils, qui font leurs preuves en tant que jeunes spor­tifs en vol­ley­ball et en foot­ball. « Ils sont vrai­ment doués », dit la maman fière. 

Mais la plus belle pause de l’an­née ne manque pas non plus à la famille. Pour les vacances, Caro­line Baier et son mari se rendent sou­vent en France. Dans les bagages se trouvent tous les moyens auxi­liaires mobiles : le fau­teuil rou­lant avec tous les acces­soires, le vélo Hase avec assis­tance élec­trique et bien sûr l’A­lin­ker. Pour l’A­lin­ker et le fau­teuil rou­lant, ils ont conçu une remorque à vélo qu’ils peuvent trac­ter. Bien que Caro­line Baier se déplace encore à pied avec sa canne, elle peut recou­rir à ces moyens auxi­liaires lors de la visite d’une ville ou d’autres attrac­tions. « Ma force ne suf­fit plus pour mar­cher ou faire du vélo pen­dant des heures », dit Caro­line Baier. 

En 2023, la famille s’est ren­due à Bar­ce­lone. Elle a empor­té l’A­lin­ker. Il se plie et il n’y a eu aucun pro­blème pour l’emporter dans l’a­vion. Caro­line Baier a été enthou­sias­mée par Bar­ce­lone. « La ville est très bien adap­tée aux besoins des per­sonnes en situa­tion de han­di­cap », explique-t-elle. On peut par exemple louer spon­ta­né­ment un fau­teuil rou­lant, et il existe des taxis spé­cia­le­ment équi­pés, iden­ti­fiés pour un tra­jet avec trans­port de fau­teuil rou­lant. « La Suisse devrait prendre exemple sur cela », dit-elle. Ses expé­riences avec l’A­lin­ker dans les trans­ports publics suisses ne sont pas très bonnes. Il n’est pas – contrai­re­ment aux fau­teuils rou­lants et déam­bu­la­teurs – un moyen auxi­liaire dont le trans­port est obli­ga­toire. Mal­gré tous les obs­tacles, Caro­line Baier reste posi­tive et s’o­riente vers ce qu’elle peut faire, ajou­tant : « Regret­ter ce qui n’est plus pos­sible ne sert à rien. » 

La Suisse peut prendre exemple sur Barcelone - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire de services indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse 1 La Suisse peut prendre exemple sur Barcelone - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire de services indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse 2

Grâce à l’A­lin­ker, elle s’en­tre­tient à hau­teur des yeux avec sa mère lors du shop­ping à Barcelone.
Visite tou­ris­tique à Bar­ce­lone : avec l’A­lin­ker, Caro­line Baier se déplace de manière autonome.

Dans de nom­breux pays, les gens sont très serviables.

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Cultures, cou­leurs, par­fums, ani­maux, nature – le monde regorge de décou­vertes. Les sou­ve­nirs et les expé­riences vécues en voyage marquent et res­tent gra­vés dans le cœur. Les voyages indi­vi­duels vers des pays loin­tains sont éga­le­ment pos­sibles pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant. Roland Bigler, conseiller en voyages acces­sibles chez Glo­be­trot­ter, s’en­tre­tient avec Exma INFO. 

Pour­quoi recom­­man­­dez-vous les voyages d’a­ven­ture et les voyages indi­vi­duels aux per­sonnes en fau­teuil roulant ?
Voya­ger enri­chit ! Pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant, les vacances sont sou­vent déjà une aven­ture en soi. Il existe des entre­prises dans le monde entier qui pro­posent aux per­sonnes en fau­teuil rou­lant des expé­riences qui vont au-delà des voyages ordi­naires. Au Kenya et en Afrique du Sud, il y a des véhi­cules avec des rampes pour les fau­teuils rou­lants élec­triques. J’ai jus­qu’à pré­sent lais­sé une rampe sur chaque conti­nent, car les gens m’en ont construit une pour trois ou quatre marches. Qui sait, peut-être que ces rampes sont encore là aujourd’­hui et aident d’autres personnes. 

Ou que diriez-vous d’une balade à dos de cha­meau ? J’ai trou­vé un pres­ta­taire de cir­cuits et de voyages orga­ni­sés acces­sibles au Maroc. Il pro­pose éga­le­ment des balades à dos de cha­meau pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant. C’est pos­sible grâce à un siège spé­cia­le­ment conçu, qui est atta­ché sur le dos de l’a­ni­mal. Ain­si, même les tétra­plé­giques peuvent faire une excur­sion dans le désert et pas­ser la nuit sous tente. De telles expé­riences m’attirent. 

Vous êtes conseiller en voyages chez Glo­be­trot­ter. Com­ment en êtes-vous arri­vé là ? 
En 2012, j’ai pas­sé un an en Aus­tra­lie avec ma par­te­naire. Avant le voyage, j’a­vais démis­sion­né de mon emploi ; peu avant de ren­trer chez moi, l’i­dée m’est venue de tra­vailler dans une agence de voyages – une agence de voyages qui pro­pose des voyages indi­vi­duels acces­sibles. Encore en Aus­tra­lie, j’ai contac­té le PDG de Glo­be­trot­ter, et il a été ouvert à mon idée. Je tra­vaille main­te­nant comme conseiller en voyages depuis 2014 et j’ai déve­lop­pé une offre de conseil pour les voyages accessibles. 

Il est judi­cieux que les per­sonnes en fau­teuil rou­lant conseillent d’autres per­sonnes concer­nées. De plus, c’est plus cré­dible, car nous connais­sons des sujets que les per­sonnes valides n’ont pas à l’esprit. 

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Image de gauche : Éten­due infi­nie et nature pure dans le parc pro­vin­cial d’I­schi­gua­las­to en Argentine.
Image de droite : À Buda­pest, il y a beau­coup à décou­vrir en fau­teuil rou­lant – comme le Palo­ma Arts­pace, depuis 2014 le foyer des créa­tifs hongrois.

Que faites-vous lorsque des per­sonnes inté­res­sées ont des appré­hen­sions à voya­ger loin ?
Alors je leur raconte mes expé­riences. Chez Glo­be­trot­ter, chaque conseiller et conseillère en voyages a un pro­fil en ligne avec des récits de voyage – moi aus­si. Les per­sonnes inté­res­sées peuvent y lire tout ce qui est pos­sible pour moi, où et com­ment je voyage. Que ce soit un safa­ri au Kenya, un voyage en cam­­ping-car à tra­vers le Cana­da ou en péniche à tra­vers Berlin. 

En Aus­tra­lie, ma par­te­naire et moi avons vécu sept mois sous tente. Bien sûr, ce n’est pas pos­sible pour tout le monde, mais on voit que beau­coup de choses sont pos­sibles même en fau­teuil rou­lant. Bien enten­du, chaque conseil est indi­vi­duel et le voyage dépend du type de limi­ta­tion de mobi­li­té. Le fait que la per­sonne voyage avec un fau­teuil rou­lant élec­trique ou manuel peut éga­le­ment jouer un rôle. Sur­tout si l’on dépend de l’aide d’au­trui. Un fau­teuil rou­lant élec­trique est lourd et ne peut pas être sou­le­vé dans un véhi­cule en cas de pro­blème tech­nique, par exemple. En revanche, un fau­teuil rou­lant manuel peut être faci­le­ment sou­le­vé et chargé. 

Sur Inter­net, des per­sonnes en fau­teuil rou­lant par­tagent leurs expé­riences de voyage sur leurs blogs. Une recherche en vaut la peine. 

Quelles offres ou des­ti­na­tions pour les per­sonnes en fau­teuil rou­lant pro­pose Globetrotter ?
Chez Glo­be­trot­ter, nous n’a­vons pas de cata­logue de voyages au sens clas­sique pour les voyages acces­sibles. Si quel­qu’un me contacte avec un sou­hait ou une idée de voyage, je recherche sur Inter­net s’il existe des offres et des prestataires. 

Un exemple : il y a quelques mois, une cliente vou­lait se rendre aux îles Galá­pa­gos avec son fils. Hon­nê­te­ment, je pen­sais que cela pour­rait être plu­tôt dif­fi­cile. Mais j’ai été détrom­pé. En Alle­magne, j’ai trou­vé un pres­ta­taire qui pro­pose des voyages acces­sibles aux îles Galá­pa­gos. Je l’ai contac­té. La mère et le fils y ont pas­sé trois semaines et ont été ravis. Jus­qu’à pré­sent, j’ai pu satis­faire presque tous les sou­haits de mes clients. 

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Froid, neige et balade en traî­neau à rennes en fau­teuil rou­lant en Finlande.
Le sol est boueux, les gens sont ser­viables – sans hési­ter, ils portent Roland Bigler à tra­vers le ter­rain acci­den­té au Kenya.

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Image de gauche : Sky­line, cou­cher de soleil – pour­quoi ne pas par­tir à Mia­mi et s’im­mer­ger dans la ville ?
Image de droite : Mer, falaises – la Nor­man­die a beau­coup à offrir. Comme ici à Fécamp. 

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Image de gauche : Comme dans les 1001 Nuits : la grande mos­quée du Sul­tan Qaboos, l’une des plus grandes mos­quées du monde et l’une des prin­ci­pales attrac­tions de Mascate.
Image de droite : Cuba est connue pour ses voi­tures anciennes colo­rées. Avec suf­fi­sam­ment de recherches, le pays peut éga­le­ment être visi­té en fau­teuil roulant. 

Les voyages en avion avec un fau­teuil rou­lant ont leurs pièges. Que doivent savoir les voya­geurs et com­ment se pré­pa­rer au mieux ?
Selon l’As­so­cia­tion du trans­port aérien inter­na­tio­nal (IATA), les com­pa­gnies aériennes sont tenues de trans­por­ter éga­le­ment les per­sonnes qui dépendent d’un fau­teuil rou­lant. De plus, les com­pa­gnies aériennes doivent aider à l’embarquement et au débar­que­ment. Bien sûr, un pas­sa­ger doit rem­plir cer­tains cri­tères. Par exemple, il doit pou­voir s’as­seoir droit sur un siège d’a­vion normal. 

Une dif­fi­cul­té est la toi­lette. Le per­son­nel de bord n’aide per­sonne à aller aux toi­lettes. Les per­sonnes atteintes de SEP ou, plus géné­ra­le­ment, celles qui ont encore une cer­taine capa­ci­té de marche peuvent se dépla­cer seules du fau­teuil rou­lant de cabine vers la petite cabine. Pour moi, cela signi­fie : une fois dans l’a­vion, je reste à ma place jus­qu’au débar­que­ment. J’u­ti­lise un cathé­ter et une poche à urine que ma par­te­naire vide pour moi. Il n’y a pas de meilleures options. 

Toutes les com­pa­gnies aériennes ont-elles les mêmes direc­tives concer­nant le trans­port des fau­teuils roulants ?
Autant que je sache, les direc­tives sont les mêmes par­tout. Les voya­geurs en fau­teuil rou­lant doivent enre­gis­trer leur fau­teuil rou­lant. Pour un fau­teuil rou­lant élec­trique ou un dis­po­si­tif de trac­tion, des infor­ma­tions sur le type de bat­te­rie sont éga­le­ment néces­saires. Le trans­port d’un fau­teuil rou­lant est gra­tuit. Il est impor­tant de tout faire confir­mer par écrit. 

J’é­tais une fois à Oman. Le vol aller s’est dérou­lé sans pro­blème, mais au retour, la même com­pa­gnie aérienne a sou­dai­ne­ment refu­sé de trans­por­ter le Swiss-Trac, bien que tout fût en ordre et que je voya­geais avec le même équi­pe­ment. Les voya­geurs en fau­teuil rou­lant devraient se pré­pa­rer à de tels scé­na­rios, res­ter flexibles et per­sé­vé­rants, et insis­ter sur leurs droits et les docu­ments confirmés. 

Y a‑t‑il des com­pa­gnies aériennes spé­ci­fiques que vous recom­man­dez par­ti­cu­liè­re­ment en rai­son de leur acces­si­bi­li­té et de leurs offres de soutien ?
À ma connais­sance, toutes les com­pa­gnies pro­posent à peu près la même offre acces­sible. Avec les com­pa­gnies aériennes suisses, on béné­fi­cie de l’a­van­tage du pays d’o­ri­gine et de la langue. Cela faci­lite la réso­lu­tion des difficultés. 

L’ac­ces­si­bi­li­té dans un pays du tiers monde, par exemple, n’est pas la même que chez nous, ne serait-ce qu’en rai­son de l’in­fra­struc­ture. Com­ment les voya­geurs doivent-ils se préparer ?
Mes clients sont tout à fait conscients qu’ils ne peuvent pas s’at­tendre à la même infra­struc­ture que chez nous dans d’autres pays, sur­tout s’ils partent vers des pays plus pauvres.

Il peut arri­ver par­tout qu’un ascen­seur ne fonc­tionne pas. Lors des tra­jets en train en dehors des grandes villes, il n’y a sou­vent pas de quais de plain-pied. Ou le per­son­nel d’une entre­prise de trans­port ne veut pas assu­mer la res­pon­sa­bi­li­té d’une per­sonne en fau­teuil rou­lant. Dans ce cas, on dépend de l’aide des autres voya­geurs. Mais ils sont géné­ra­le­ment heu­reux d’aider. 

Avez-vous des exemples ?
Lors d’un voyage de cinq semaines aux Fid­ji, nous avons fait une excur­sion sur une île. Le tra­jet en bateau a duré trois heures. Lors de la réser­va­tion, j’a­vais men­tion­né que j’u­ti­li­sais un fau­teuil rou­lant et que je ne pou­vais pas mon­ter les esca­liers. L’é­qui­page a dit que ce n’é­tait pas un pro­blème, qu’ils aide­raient – une décla­ra­tion qui laisse beau­coup de place à l’in­ter­pré­ta­tion. Sur le bateau, on m’a sou­le­vé déli­ca­te­ment de mon fau­teuil rou­lant. Arri­vé à l’île, le bateau ne pou­vait pas accos­ter à cause de la marée basse. Très natu­rel­le­ment, l’é­qui­page m’a por­té sur envi­ron 200 mètres à tra­vers l’eau peu pro­fonde. C’est ain­si que les habi­tants résolvent les situa­tions de manière spontanée. 

Quels conseils avez-vous pour se pro­té­ger des urgences médi­cales en voyage ?
Per­sonne ne peut se pro­té­ger de tout. Il est impor­tant d’a­voir suf­fi­sam­ment de maté­riel de rechange, les médi­ca­ments néces­saires ain­si que les médi­ca­ments d’ur­gence cou­rants sur soi. De plus, les voya­geurs devraient avoir une assu­rance rapa­trie­ment en cas d’urgence. 

Il est cer­tai­ne­ment judi­cieux de se ren­sei­gner au préa­lable auprès des auto­ri­tés locales, de l’or­ga­ni­sa­teur ou des habi­tants sur l’hô­pi­tal ou le cabi­net médi­cal le plus proche. Il est éga­le­ment utile de recher­cher à l’a­vance le numé­ro d’ur­gence du pays. 

Orga­­ni­­sez-vous un sou­tien et une assis­tance sur place pour vos clients ?
Mes clients voyagent tous avec une ou plu­sieurs per­sonnes accom­pa­gnantes. Ils se sentent plus à l’aise si une per­sonne de confiance prend en charge cer­taines tâches de soins. Une assis­tance par des étran­gers peut être déli­cate si la rela­tion inter­per­son­nelle ne fonc­tionne pas. À Tene­rife, par exemple, il existe une sorte de Spi­tex (ser­vices de soins à domi­cile). Si je connais de telles offres, je trans­mets les contacts aux per­sonnes inté­res­sées si néces­saire. Mais elles doivent orga­ni­ser le sou­tien elles-mêmes. 

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Voya­ger sans obs­tacles en Thaï­lande – ça marche à merveille.

Quel rôle jouent les contacts et réseaux locaux dans la pla­ni­fi­ca­tion des voyages ?
Acces­sible ou non : chez Glo­be­trot­ter, nous réser­vons les voyages exclu­si­ve­ment via d’autres orga­ni­sa­teurs ayant des contacts locaux. Nous avons une ligne d’as­sis­tance 24 heures sur 24. Si un signa­le­ment est reçu, j’in­forme l’or­ga­ni­sa­teur, et il coor­donne la suite. Lors des voyages en groupe, c’est plus simple, car il y a une per­sonne de contact sur place. 

Voya­ger en groupe ou de manière auto­nome : quels sont les avan­tages et les incon­vé­nients pour les per­sonnes en fau­teuil roulant ?
L’a­van­tage d’un voyage en groupe peut être de pou­voir par­ta­ger les expé­riences ou même les craintes, de se sou­te­nir mutuel­le­ment, de se moti­ver ou de don­ner des conseils. Per­son­nel­le­ment, je pré­fé­re­rais un petit groupe de deux ou trois per­sonnes en fau­teuil rou­lant, j’i­ma­gine que plus serait lourd – que ce soit pour le trans­fert à l’aé­ro­port ou pour les trans­ports dans le pays de vacances. Même une visite au res­tau­rant avec six fau­teuils rou­lants et plu­sieurs accom­pa­gna­teurs devient rapi­de­ment un défi d’es­pace pour le per­son­nel de la restauration. 

Quels moyens auxi­liaires, à part le fau­teuil rou­lant, empor­­tez-vous en voyage, et à quoi faut-il faire attention ?
En prin­cipe, je voyage selon la devise : « Moins, c’est plus. » Mon dis­po­si­tif de trac­tion, le Swiss-Trac, m’ac­com­pagne tou­jours. D’autres per­sonnes dépendent d’un fau­teuil rou­lant élec­trique et doivent l’emporter. Il faut tou­jours gar­der à l’es­prit qu’un appa­reil peut tom­ber en panne et qu’une répa­ra­tion peut être dif­fi­cile. Une telle panne peut signi­fier la fin d’un voyage. Ces craintes sont com­pré­hen­sibles, mais renon­cer à voya­ger pour cette rai­son serait regrettable. 

Pho­tos avec l’ai­mable auto­ri­sa­tion de Roland Bigler

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À pro­pos de la personne
Un plon­geon dans la mer a été fatal à Roland Bigler. Suite à un coup à la nuque, cau­sé par une vague, le jeune homme de 20 ans est deve­nu tétra­plé­gique. Le maçon de for­ma­tion est depuis para­ly­sé de la poi­trine vers le bas – il peut bou­ger ses bras de manière limi­tée, mais pas ses doigts. Roland Bigler a dû se recon­ver­tir pro­fes­sion­nel­le­ment et a sui­vi une for­ma­tion com­mer­ciale à la Fon­da­tion Schu­­lungs- und Wohn­heim Ross­feld à Berne. Il y a ensuite tra­vaillé dans l’in­for­ma­tique et la comp­ta­bi­li­té. Roland Bigler ne s’est jamais lais­sé empê­cher de voya­ger mal­gré son fau­teuil rou­lant. Ses expé­riences lui sont utiles dans ses conseils pour les voyages acces­sibles chez Globetrotter. 

Ses récits de voyage sont dis­po­nibles sur : globetrotter.ch/rbigler

Res­ter indé­pen­dant en vieillissant

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Au fil des années, la vie change – sou­vent de manière insi­dieuse. La vue et l’ouïe dimi­nuent pro­gres­si­ve­ment, de même que la résis­tance phy­sique et men­tale. Ceux qui ont des parents d’un cer­tain âge remarquent tôt ou tard de nom­breux petits chan­ge­ments dans leur com­por­te­ment. Il est d’au­tant plus impor­tant que les proches réagissent avec com­pré­hen­sion et signalent ces évo­lu­tions avec déli­ca­tesse. Car plus une per­sonne vieillit, plus les chan­ge­ments sont dif­fi­ciles. Ils peuvent pro­vo­quer de l’in­sé­cu­ri­té, voire de l’an­xié­té – et cela se mani­feste sou­vent par une cer­taine obs­ti­na­tion. Un com­por­te­ment empa­thique et res­pec­tueux est donc essen­tiel pour trou­ver ensemble de bonnes solutions. 

Les per­sonnes âgées ont par­fois du mal à emmé­na­ger dans une mai­son de retraite ou un éta­blis­se­ment de soins. L’i­mage de per­sonnes assises et ennuyées est ancrée dans de nom­breux esprits, mais ces temps sont révo­lus depuis long­temps. Dans la plu­part des ins­ti­tu­tions, il existe aujourd’­hui des pro­grammes de diver­tis­se­ment variés et de nom­breuses acti­vi­tés et les rési­dents béné­fi­cient en outre de l’en­vi­ron­ne­ment social sur place.

Il est néan­moins impor­tant de savoir : il est dans l’in­té­rêt de tous que les per­sonnes puissent res­ter chez elles le plus long­temps pos­sible, car cela reste moins coû­teux qu’un démé­na­ge­ment dans un éta­blis­se­ment ou une autre ins­ti­tu­tion. Ci-des­­sous, nous don­nons des conseils et mon­trons quels moyens auxi­liaires peuvent sou­te­nir les per­sonnes âgées. 
Lors du choix des moyens auxi­liaires, il est impor­tant de tenir compte des besoins et pré­fé­rences indi­vi­duels. Un conseil pro­fes­sion­nel ain­si qu’un ajus­te­ment cor­rect des moyens auxi­liaires sont essen­tiels. La FSCMA conseille les inté­res­sés de manière indé­pen­dante, et des spé­cia­listes en phy­sio­thé­ra­pie ou ergo­thé­ra­pie peuvent éga­le­ment aider à obte­nir le meilleur résul­tat pos­sible. Dans l’ex­po­si­tion de la FSCMA à Oen­sin­gen (SO), l’Ex­ma VISION, les inté­res­sés ont éga­le­ment la pos­si­bi­li­té d’es­sayer direc­te­ment de nom­breux moyens auxiliaires. 
Rester indépendant en vieillissant - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire indépendante pour moyens auxiliaires en Suisse 2 Rester indépendant en vieillissant - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire indépendante pour moyens auxiliaires en Suisse 1
Le déam­bu­la­teur offre sta­bi­li­té et sécu­ri­té lors de la marche.
Grâce à un scoo­ter élec­trique, les per­sonnes à mobi­li­té réduite se déplacent de manière indépendante.
Rester indépendant en vieillissant - La FSCMA – Votre conseillère et prestataire indépendante pour moyens auxiliaires en Suisse 3
Les sys­tèmes d’ap­pel d’ur­gence sont pré­cieux lorsque quel­qu’un doit deman­der de l’aide rapidement.
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Les barres d’ap­pui offrent une grande sécu­ri­té lors de l’u­ti­li­sa­tion des toi­lettes et de la toilette.
Un siège de douche réduit le risque de chute lors de la douche.
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Une planche de bain faci­lite l’en­trée dans la baignoire.
Se dépla­cer en auto­no­mie grâce aux aides à la mobilité
Grâce aux moyens auxi­liaires, les seniors peuvent conti­nuer à par­ti­ci­per acti­ve­ment et de manière auto­nome à la vie quo­ti­dienne et amé­lio­rer consi­dé­ra­ble­ment leur qua­li­té de vie. Pour les per­sonnes qui ne peuvent plus bien se dépla­cer à pied, un déam­bu­la­teur est un moyen auxi­liaire pré­cieux, car il offre sécu­ri­té lors de la marche et peut pré­ve­nir les chutes. Grâce aux freins, l’u­ti­li­sa­teur est éga­le­ment en sécu­ri­té lors des des­centes. Si la per­sonne sou­haite faire ses courses de manière auto­nome, un déam­bu­la­teur avec siège et panier ou sac est très utile : les achats peuvent être ran­gés en toute sécu­ri­té, et en cas de fatigue, il est pos­sible de s’as­seoir un moment. Une autre bonne option pour se dépla­cer de manière indé­pen­dante et sûre est un scoo­ter élec­trique à trois ou quatre roues. 
Par­fois, un fau­teuil rou­lant est le moyen auxi­liaire adap­té. Il existe toutes sortes de fau­teuils rou­lants – des modèles stan­dard à com­mande manuelle, aux fau­teuils élec­triques pour l’in­té­rieur et l’ex­té­rieur, en pas­sant par les fau­teuils spé­cia­li­sés comme les fau­teuils debout ou les fau­teuils de voyage. Bref, il existe une solu­tion adap­tée à chaque besoin.Les tech­no­lo­gies en plein essor
Les moyens auxi­liaires élec­tro­niques jouent éga­le­ment un rôle de plus en plus impor­tant dans la vie sans obs­tacles. Avec les sys­tèmes domo­tiques, on contrôle l’é­clai­rage, la tem­pé­ra­ture, la sécu­ri­té et plus encore par com­mande vocale ou smart­phone – d’une simple pres­sion et sans effort. 

Un sys­tème d’ap­pel d’ur­gence – sous forme de bra­ce­let, de col­lier ou d’ap­pa­reil mobile – offre aux seniors et à leurs proches un sen­ti­ment de sécu­ri­té. D’une simple pres­sion, les uti­li­sa­teurs peuvent rapi­de­ment appe­ler à l’aide en cas d’urgence. 

Les tra­ckers de san­té et de fit­ness mesurent des don­nées de san­té telles que la fré­quence car­diaque, le som­meil et l’ac­ti­vi­té. Les sys­tèmes de rap­pel aident à ne pas oublier, entre autres, la prise de médi­ca­ments ou d’autres tâches. Les smart­phones, tablettes et ordi­na­teurs deviennent éga­le­ment de plus en plus adap­tés aux seniors et acces­sibles : l’a­gran­dis­se­ment du texte rend le conte­nu plus lisible, et de nom­breux appa­reils pro­posent des options inté­grées pour ajus­ter la taille de la police, per­met­tant aux per­sonnes âgées d’u­ti­li­ser les médias numé­riques sans res­tric­tion. Sinon, les textes peuvent éga­le­ment être lus à haute voix. De plus, il existe des appli­ca­tions qui exercent la mémoire. 

Moyens auxi­liaires pour la maison
Pour qu’une per­sonne puisse vivre chez elle le plus long­temps pos­sible, il est impor­tant d’a­mé­na­ger l’en­vi­ron­ne­ment en consé­quence. Pour évi­ter les chutes, il faut sup­pri­mer les obs­tacles inutiles tels que les tapis ou les pots de fleurs. Les coins sombres doivent éga­le­ment être bien éclai­rés. En règle géné­rale, moins c’est sou­vent plus, et on se déplace ain­si plus libre­ment et plus en sécu­ri­té chez soi. 

Sécu­ri­té contre les chutes dans la salle de bains
En par­ti­cu­lier dans la salle de bains, où le sol peut être glis­sant, les barres d’ap­pui et poi­gnées sont pré­cieuses. Elles offrent sou­tien et sta­bi­li­té lors de l’u­ti­li­sa­tion des toi­lettes, sous la douche ou dans la bai­gnoire et réduisent consi­dé­ra­ble­ment le risque de chute. Le mon­tage doit être effec­tué par des pro­fes­sion­nels. D’autres aides dans la salle de bains sont les sièges de douche, les WC douche ou les rehaus­seurs de WC. Une planche de bain aide à entrer dans la bai­gnoire et à en sor­tir. Il est éga­le­ment impor­tant que les portes de cabine de douche s’ouvrent vers l’ex­té­rieur afin qu’en cas d’ur­gence, une per­sonne ayant besoin d’aide puisse être rapi­de­ment soutenue. 

Des revê­te­ments de sol anti­dé­ra­pants peuvent être posés dans la salle de bains, mais aus­si dans le reste du loge­ment. Ils offrent une pro­tec­tion sup­plé­men­taire contre les glis­sades et les chutes. 

Au fait : que faire si on a besoin d’aide pour la toi­lette ? Dans les can­tons, il existe des centres de coor­di­na­tion pour les orga­ni­sa­tions qui pro­posent leurs ser­vices aux per­sonnes âgées à un prix réduit. Diverses orga­ni­sa­tions Spi­tex offrent éga­le­ment un tel ser­vice – pour la toi­lette ain­si que pour le net­toyage à domi­cile. Si le méde­cin trai­tant pres­crit une telle aide, les caisses mala­die prennent en charge une par­tie des frais. Il vaut donc la peine de se renseigner. 

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Un monte-esca­­lier assis néces­site peu d’es­pace et trans­porte les per­sonnes en toute sécu­ri­té d’un étage à l’autre.
Un lit avec bar­rières laté­rales et fonc­tion d’in­cli­nai­son faci­lite l’en­trée et la sortie.

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Un fau­teuil rele­veur mul­ti­fonc­tion­nel place l’u­ti­li­sa­teur dans la bonne posi­tion – que ce soit pour s’al­lon­ger confor­ta­ble­ment, lire ou aider à se lever.

Fran­chir les seuils et les marches à la maison
L’ac­ces­si­bi­li­té est la clé du bien-être des per­sonnes âgées. Grâce à un envi­ron­ne­ment sans obs­tacles, elles se déplacent libre­ment et sans entrave dans leur propre maison. 

Les rampes et les portes larges faci­litent l’ac­cès et la mobi­li­té dans l’en­vi­ron­ne­ment domes­tique. Elles per­mettent aux per­sonnes uti­li­sant des aides à la marche ou un fau­teuil rou­lant de se dépla­cer sans aide exté­rieure, favo­ri­sant ain­si l’au­to­no­mie et la liber­té au quotidien. 

Les esca­liers peuvent être faci­le­ment fran­chis avec un monte-esca­­lier. Il existe de nom­breux types de monte-esca­­liers – que ce soit pour les esca­liers droits ou courbes. Les rampes fixes sont très utiles. Ins­tal­lées des deux côtés, elles pro­tègent des chutes et offrent plus de sécu­ri­té lors de la mon­tée des escaliers. 

Bien dor­mir
Un lit à hau­teur réglable ou lit bas est un lit médi­ca­li­sé qui peut être abais­sé très bas. Cela faci­lite l’en­trée et la sor­tie du lit pour l’u­ti­li­sa­teur et mini­mise le risque de chute. Un lit avec bar­rières laté­rales pro­tège éga­le­ment contre les chutes pen­dant le sommeil. 

Sièges avec confort supplémentaire
Des sièges conçus de manière ergo­no­mique et faci­le­ment acces­sibles aug­mentent le confort et la sécu­ri­té lors d’ac­ti­vi­tés quo­ti­diennes comme man­ger, lire ou regar­der la télé­vi­sion. Ils peuvent contri­buer à ce que les per­sonnes âgées res­tent auto­nomes plus long­temps et amé­liorent leur qua­li­té de vie. Il peut s’a­gir, entre autres, de fau­teuils et de chaises dotés d’une aide au lever intégrée. 

Petits moyens auxi­liaires à grand effet de la Ligue suisse contre le rhumatisme
La Ligue suisse contre le rhu­ma­tisme pro­pose des moyens auxi­liaires astu­cieux qui sou­lagent les arti­cu­la­tions et per­mettent un tra­vail indé­pen­dant en cui­sine, par exemple un ouvre-bou­­chon à vis. Celui-ci est doté de mâchoires de pré­hen­sion den­te­lées qui peuvent être ajus­tées à dif­fé­rentes tailles de bou­chons. La poi­gnée en acier inoxy­dable se sai­sit avec une prise relâ­chée, et grâce à l’ef­fet de levier, il faut net­te­ment moins de force pour ouvrir le bou­chon à vis. 

Les poêles pleines deviennent vite lourdes. Grâce à une poi­gnée mobile, une poêle reçoit rapi­de­ment une seconde poi­gnée, de sorte que le poids est répar­ti sur les deux mains. La poi­gnée de main­tien s’a­dapte à toutes les poêles et est facile à fixer. Un tapis anti­dé­ra­pant per­met de main­te­nir les planches à décou­per en place pen­dant le tra­vail. Conseil : un tel tapis éco­no­mise éga­le­ment de la force dans la main qui tient lors de l’ou­ver­ture de fer­me­tures ou lors du mélange. 

La Ligue suisse contre le rhu­ma­tisme pro­pose éga­le­ment un tapis de pré­pa­ra­tion qui ne pèse que 36 grammes. Par­ti­cu­liè­re­ment pra­tique : comme il est flexible, on peut faire glis­ser les ali­ments cou­pés dans le bol à deux mains. 

Ouïe et vue
Si la capa­ci­té audi­tive ou visuelle dimi­nue avec l’âge, cela rend la com­mu­ni­ca­tion et l’in­te­rac­tion sociale extrê­me­ment dif­fi­ciles. Les per­sonnes concer­nées devraient donc envi­sa­ger rapi­de­ment l’ac­qui­si­tion d’une pro­thèse audi­tive. S’ils la demandent avant d’at­teindre l’âge de la retraite ordi­naire, ils béné­fi­cie­ront éga­le­ment par la suite du main­tien des droits acquis. Cela signi­fie que les moyens auxi­liaires finan­cés par l’AI sont main­te­nus à l’âge AVS. Si les per­sonnes concer­nées n’u­ti­lisent l’aide audi­tive que plus tard, elles peuvent deman­der une contri­bu­tion aux frais auprès de l’AVS. Il en va de même pour les aides visuelles de près : si l’on s’ha­bi­tue tôt à des lunettes bifo­cales, le chan­ge­ment est plus facile que si la vision de près néces­site une forte cor­rec­tion.

Pour les per­sonnes mal­voyantes, les loupes faci­litent consi­dé­ra­ble­ment la lec­ture de textes dans les livres, maga­zines ou sur les emballages.

Mou­ve­ment et entraî­ne­ment ciblé
Le mou­ve­ment est bon pour le sys­tème immu­ni­taire ain­si que pour la san­té psy­chique et phy­sique, pour un som­meil répa­ra­teur et un poids stable. Grâce à un entraî­ne­ment régu­lier, on peut amé­lio­rer la force et l’é­qui­libre et réduire consi­dé­ra­ble­ment le risque de chute. 

Le mou­ve­ment est bon pour le sys­tème immu­ni­taire ain­si que pour la san­té psy­chique et phy­sique, pour un som­meil répa­ra­teur et un poids stable. Grâce à un entraî­ne­ment régu­lier, on peut amé­lio­rer la force et l’é­qui­libre et réduire consi­dé­ra­ble­ment le risque de chute. 

Les ser­vices de conseil aident
Si une per­sonne n’est plus en mesure de sub­ve­nir à ses besoins, le par­te­naire a beau­coup de mal à sou­te­nir le démé­na­ge­ment de cette per­sonne dans une ins­ti­tu­tion. Après de nom­breuses années de vie com­mune, la plu­part se sentent res­pon­sables de l’autre et veulent orga­ni­ser cette étape eux-mêmes. Mais il vaut la peine de deman­der l’aide de ser­vices de conseil pour le pas­sage dans une institution. 

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Grâce à l’ef­fet de levier de l’ouvre-bou­chon à vis, un bou­chon à vis s’ouvre avec peu d’ef­fort. Source : Ligue suisse contre le rhumatisme
Un plus un font deux : Grâce à une poi­gnée mobile, une poêle se porte mieux. Source : Ligue suisse contre le rhumatisme 

Inter­lo­cu­teurs précieux
www.spitex.ch
www.rheumaliga.ch
www.prosenectute.ch
www.fscma.ch