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Je sou­haite conti­nuer à aider à la ferme

Bir­git Kün­dig gère avec son mari, à 800 m d’altitude, une grande ferme bio­lo­gique avec des vaches, des mou­tons et des poules, bien qu’elle soit atteinte de sclé­rose en plaques (SEP). Depuis 2022, elle pos­sède un fau­teuil rou­lant élec­trique tout-ter­rain. Grâce à celui-ci, elle peut à nou­veau se pro­me­ner avec les chiens et s’occuper des poules de manière autonome. 

  • von Alexandra Frey
Ich möchte weiterhin auf dem Hof mithelfen - Die SAHB – Ihre unabhängige Beraterin und Dienstleisterin für Hilfsmittel in der Schweiz

Bir­git et Ste­fan Kün­dig vivent dans un pay­sage magni­fique, sau­vage et typique du Jura. Ensemble, ils exploitent à 800 m d’altitude une ferme bio­lo­gique de 47 hec­tares, dont 36 hec­tares de forêt. Ils ont envi­ron 15 vaches mères grises et 120 bre­bis mères. Leur ferme se situe direc­te­ment sur la route du Rös­ti­gra­ben, qui mène de Delé­mont à Zer­matt, et consti­tue, depuis le nord, la deuxième étape de nuit pour les ran­don­neurs. Ceux-ci passent la nuit au dor­toir ou dans des chambres. 

Reprise de la ferme mal­gré le diagnostic

Ils effec­tuent seuls le tra­vail à la ferme – à l’exception d’une aide ména­gère pour Bir­git Kün­dig. C’est impres­sion­nant, car cette femme de 50 ans est atteinte de sclé­rose en plaques (SEP). « J’ai reçu le diag­nos­tic à 25 ans déjà », se sou­­vient-elle. À l’époque, Bir­git Kün­dig tra­vaillait comme édu­ca­trice sociale et était spé­cia­li­sée dans le tra­vail avec les jeunes. Mais l’amour des ani­maux, en par­ti­cu­lier des mou­tons, était plus fort. Le couple a donc déci­dé, mal­gré le diag­nos­tic, de reprendre et de déve­lop­per la ferme située à la fron­tière entre les can­tons de Soleure et du Jura. 

Au début, la mala­die a évo­lué avec peu de pous­sées, mais de fortes pous­sées. Depuis env. 15 ans, il est clair qu’il s’agit d’une sclé­rose en plaques secon­dai­re­ment pro­gres­sive, c’est-à-dire une aug­men­ta­tion du han­di­cap indé­pen­dante des pous­sées (voir enca­dré). Bir­git n’a jamais eu de ran­cœur face à sa situa­tion. Elle était et est psy­chi­que­ment stable. Outre les limi­ta­tions phy­siques pro­gres­sives, c’est sur­tout la grande fatigue qui la han­di­cape. Celle-ci a aus­si conduit au fait qu’ils n’ont plus eu de poules à la ferme pen­dant un cer­tain temps et qu’elle ne peut plus aider lors de l’agnelage.

Peu de moyens auxiliaires
Bir­git Kün­dig est très modeste et n’a besoin que de peu de moyens auxi­liaires. Pour mar­cher, deux simples bâtons en bois lui suf­fisent. Dans la salle de bains, Ste­fan l’aide à sor­tir de la bai­gnoire. Le dor­toir de 28 lits pour les ran­don­neurs et les vacan­ciers se trouve au der­nier étage du bâti­ment. Pour y accé­der, elle a seule­ment deman­dé une main cou­rante. Un vieux fau­teuil rou­lant d’occasion lui a ren­du ser­vice pen­dant de nom­breuses années, jusqu’à ce qu’elle doive le rem­pla­cer. « Je l’avais ache­té à l’époque pour pou­voir aller à un concert avec une amie », raconte-t-elle. Depuis, le fau­teuil rou­lant est res­té un fidèle com­pa­gnon. Main­te­nant, elle en a un nou­veau. « Début 2022, j’ai deman­dé à la FSCMA un nou­veau fau­teuil rou­lant manuel », explique Bir­git Kün­dig, avant d’ajouter : « En rai­son de l’emplacement du loge­ment et de mon aide à la ferme, mon conseiller de la FSCMA m’a recom­man­dé un fau­teuil rou­lant électrique. » 

Je souhaite continuer à aider à la ferme - La FSCMA – votre conseillère et prestataire indépendante pour les moyens auxiliaires en Suisse
Les deux simples bâtons en bois der­rière Bir­git Kün­dig lui suf­fisent pour marcher.

Enfin de nou­veau dehors avec les chiens
Elle a été sur­prise qu’elle doive désor­mais pas­ser à un fau­teuil rou­lant élec­trique. « Mon conseiller m’a expli­qué que le ter­rain exi­geant n’est pas adap­té à un simple fau­teuil rou­lant », pré­cise Bir­git Kün­dig. C’est ain­si qu’elle est, depuis 2022, l’heureuse pro­prié­taire d’un JST Moun­tain Drive. Sa joie est immense. Enfin, elle peut à nou­veau faire des pro­me­nades avec les chiens et s’entraîner avec eux. Désor­mais, il y a aus­si de nou­veau des poules à la ferme, dont elle s’occupe de manière auto­nome. « J’ai retrou­vé un peu de liber­té », se réjouit-elle. Et elle veut aus­si pro­fi­ter de cette liber­té. « Je sou­haite que ma mala­die ne s’aggrave pas et que je puisse conti­nuer à aider à la ferme », dit-elle. Car, outre ses filles adultes et sa famille, ce sont les ani­maux qui la motivent. Même si elle tra­vaille de moins en moins avec les ani­maux et s’occupe davan­tage de la comp­ta­bi­li­té, de l’administration et de l’organisation.

Au fait : les per­sonnes inté­res­sées peuvent aus­si pas­ser des vacances à la ferme.
www.oberfringeli.ch

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Image de gauche : avec le JST Moun­tain Drive, elle se déplace en toute sécu­ri­té sur le ter­rain à 800 m d’altitude – même en dehors des che­mins goudronnés.
Image de droite : le fau­teuil rou­lant élec­trique est conçu de manière à être par­fai­te­ment adap­té à la vie et au tra­vail dans une ferme.

Sclé­rose en plaques secon­dai­re­ment progressive
La sclé­rose en plaques secon­dai­re­ment pro­gres­sive (SEPS) com­mence par des pous­sées, puis évo­lue vers une forme pro­gres­sive. Les pous­sées deviennent plus rares, mais les symp­tômes aug­mentent conti­nuel­le­ment. Tou­te­fois, même dans cette SEP secon­dai­re­ment pro­gres­sive, il existe sou­vent des phases durant les­quelles la mala­die est tem­po­rai­re­ment stable. Au cours de l’évolution pro­gres­sive, des pous­sées sup­plé­men­taires peuvent par­fois sur­ve­nir. Dans le cas d’une SEPS, le type d’évolution peut être carac­té­ri­sé plus pré­ci­sé­ment par les termes « actif » et « pro­gres­sif ». Les méde­cins entendent par « acti­vi­té » la sur­ve­nue de pous­sées et/ou une acti­vi­té à l’IRM (comme ci-des­­sus pour la SEP récur­­rente-rémit­­tente). « Pro­gres­sion » signi­fie une aug­men­ta­tion des limi­ta­tions phy­siques, indé­pen­dante des pous­sées et objec­ti­ve­ment mesu­rable, sur une période défi­nie. (Source : netdoktor.ch)